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Bienvenue à toi, aventureux surfeur, qui vient s'échouer en quête de sens gustatif. Ici tu trouveras des récits d'agapes, des notes de dégustations bacchiques et des adresses prometteuses compilées avec amour.
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mercredi 12 juillet 2023

Quintessence à Banyuls


Aujourd'hui, nous prenons la route du bord de mer entre Collioure et Banyuls qui nous conduit, à travers des paysages très vallonnés couverts de vignes en terrasses et vue sur la mer, jusqu'au hameau de Cosprons. Nous rendons visite à la Coume del Mas.

Depuis notre première dégustation des vins du domaine, nous sommes tombés amoureux des Collioure blanc Folio et rouge Schistes.

Quant aux Banyuls Grand Cru et Ambré, ce sont de parfaits vins de méditation, à siroter au coin du feu (ou pas) pendant quelques heures...
Sur les conseils avisés (les conseils des vignerons sont toujours avisés) de Philippe Gard, nous nous rendons à Banyuls, dans une rue piétonne quasiment déserte (mais où sont les touristes ??) et nous nous installons en terrasse (sur la rue) chez Quintessence, un autre restaurant de poche. Là encore, une cuisine très locale et de saison.
Burrata, tomates et pistou

Encore et toujours de la fraicheur.
L'encornet grillé, caviar d'aubergines, poivrons confits

Oui, fidèles lecteurs, je vous entends penser "encore un céphalopode...". Oui, je persiste et signe! Une découpe originale de la bête qui permet de la garder entière et un excellent accord pesto-aubergine fumée très gouteux.
Tataki de thon et risotto

Poulp'O'pates, pistou

Je vous sens, fidèles lecteurs, légèrement dubitatifs à la vue de ce bol... Soyez rassurés, c'est-u-ne-tue-rie!! Une bisque, des pâtes, du pistou et du poulpe!!! C'est roboratif, gouteux, savoureux... je suis en mode Philippe Catherine (J'adoooooooooooooooooooooooooooooooooore!!!!!!!!!!).

Un peu de melon à la catalane (melon et crème catalane...) pour faire passer et nous voilà prêts à partir à l'aventure dans Banyuls pour découvrir les statues de Maillol disséminées ça et là. A ce sujet, ne manquez pas de sortir du centre-ville pour rendre visite au Musée Maillol, sis dans la métairie où le sculpteur passa les dernières années de sa vie.

Une coupe glacée au bord de la plage pour nous rafraichir un peu et il est temps de rentrer.


Une fois à Banyuls, n'hésitez pas à vous éloigner du bord de mer et à monter les rues étroites de la vieille ville pour vous restaurer chez Quintessence. Un grand merci à Philippe Gard pour cette adresse incontournable.


François

vendredi 14 avril 2017

Jean-Michel Deiss au Relais Rive Gauche


Soirée doublement exceptionnelle : depuis quelque temps, nous avions envie de goûter la cuisine de Maxime Laurenson qui officie au Loiseau Rive Gauche, ex-Tante Marguerite. La venue de Jean-Michel Deiss pour une soirée œnologique d'exception fut l'étincelle qui nous décida à découvrir les lieux.

Derrière l'Assemblée nationale, dans une Rue de Bourgogne désertée pour cause de vacances scolaires, Loiseau Rive Gauche trône paisiblement. A l'intérieur, l'ambiance feutrée et le décor aux tons chauds invitent à l'apaisement.

Ce soir donc, un menu spécialement préparé en accord avec les vins présentés par le vigneron.
Est-il besoin de présenter Jean-Michel Deiss, le chantre du complantage et des terroirs alsaciens ? Depuis bien longtemps, la qualité de ses vins est reconnue par tous les amateurs.


Ballade en Auvergne :
Tartine de Saint-Nectaire,
Oeuf au lard, carvi, Saint-Nectaire


La dégustation commence par une ballade entre Alsace et Auvergne : une tartine de Saint-Nectaire allégée par de jeunes pousses et un œuf façon cocotte au carvi et au même Saint-Nectaire de compétition. Face à la richesse auvergnate, le fruit de l'Alsace blanc 2015. Le nez est minéral et la bouche, légèrement perlante, est un panier de fruit d'où émergent le Muscat et le Gewurztraminer. La vivacité du terroir siliceux ressort bien de ce complantage de 13 cépages. Bel accord avec le Saint-Nectaire. Bien+


Huître "Perle Blanche"
Poire, céleri, reine des prés


Une huître d'un beau calibre (n°1) à qui la préparation donne de la fermeté. Le jus poire et reine des prés oscille entre douceur et verdeur pour un gout final peu iodé surprenant. L'Alsace Engelgarten 2014 a un nez qui légèrement vers l'empyreumatique (pétrole). La bouche, en revanche, part un petit peu dans tous les sens. Une pointe de sucre (maturité) et une grosse amertume. Au contact du plat, le vin prend un gros coup de peps. Bien/Bien+



Fera du lac
Jeunes carottes parfumées à la berce

Un plat exceptionnel ! Un poisson à la cuisson millimétrée, à la chair fine et délicate, parfumée à l'huile de fane de carotte et accompagnée de carotte rôtie et de purée de carotte aux épices. Douceur, onctuosité et saveurs authentiques. Bravo !
L'Alsace Rotenberg 2012 a un nez de Riesling et de guimauve/fraise tagada/framboise. La bouche est riche, mûre. Un beau vin pour un beau plat et l'accord est magique. Les deux protagonistes prennent de l'ampleur et de la longueur au contact l'un de l'autre. Très Bien/Excellent


Caneton fumé au foin d'Auvergne

Un parfum de fumé plein de promesses envahit la salle quand arrive le caneton entier sur son lit de foin brûlé. L'impatience nous gagne...


Il revient accompagné d'asperges blanches, d'une saucisse de cuisse, d'une purée d'herbes, de cerise amarena et d'huile de verveine.


Pommes dauphine au jus de canard
Tartelettes d'abats

Là encore un très beau plat goûteux et gourmand. Le plat est composé sur l'équilibre entre fumé, douceur, fraîcheur et acidité. Un chahut en bouche fort séduisant. Les accompagnements, pommes dauphine au cœur coulant et tartelettes, remettent une couche de gourmandise.
Accord de circonstance avec l'Alsace Burlenberg 2014, la colline brûlée. Mélange de pinots, il a un nez sauvage, presque nature. En bouche, l'attaque est vive, l'acidité et les tannins sont bien présents. Y'a du vin ! Il réveille le palais entre deux bouchées de canard. Excellent


Citron
Glace livèche


Île flottante citron livèche


Chocolat tanaisie


Pâte de fruits pomme/verveine




Les desserts et post-desserts se passent de commentaires... Le pâtissier aime l'acidité.
Un peu de sucre va venir équilibrer tout cela avec l'Alsace Huebuhl 2010. Le nez est carbonifère, fin et exotique (coco, papaye). La bouche est légèrement perlante, équilibrée entre sucre et acidité, avec une finale de silex. Excellent




Réunissez deux talents et vous obtenez un dîner exceptionnel. Mais n'était-ce pas ce que je vous promettais au début de ce compte-rendu ? Maxime Laurenson a réussi avec brio l'exercice délicat d'accorder sa cuisine avec les grands vins de Jean-Michel Deiss. Grand bien nous a pris d'assister à cette rencontre. Rendez-vous à la prochaine soirée œnologique du Loiseau Rive Gauche...


François

mardi 14 juin 2016

Dégustation des champagnes de David Léclapart


A l'initiative d'un très bon ami (merci Monsieur G.), nous nous rendons à une dégustation des champagnes de David Léclapart.
David et son épouse sont des personnes charmantes et naturellement prolixes lorsqu'il s'agit de parler de leur travail, de leurs vins et du terroir de Trépail.

David a repris le domaine familial en 1998, 3ha à 80% de Chardonnay, comme la majorité du village. La caractéristique principale des vins de Trépail est leur acidité marquée (plus qu'à Bouzy par exemple). Le domaine en mené en biodynamie. Les vins sont tous millésimés (pas de vins de réserve), non dosés et font tous leur malo ce qui permet un apport moindre en sulfite.

Les champagnes de David ne se livrent pas dès l'ouverture. Il aura fallu près d'une demi-heure pour les nez s'ouvrent et que les vins s'expriment. Mais l'attente en valait la peine.

Nous commençons par une horizontale du millésime 2010 suivie par une verticale de la cuvée "L'Artiste".

L'Amateur 2010 (Blanc de Blancs, 100% cuve émaillée, assemblage de 6 parcelles) :
Un nez discret mais expressif, floral (fleurs blanches) et fruits du verger, plutôt vineux. Une attaque souple avec une bulle fine et une effervescence peu marquée. Une petite amertume. Peu aromatique mais persistant sur une note citronnée. Après aération, il dégage un beau nez de frangipane. Bien

L'Artiste 2010 (BdB, 50% cuve, 50% barrique, assemblage de 2 parcelles) :
Le nez est discret, voire fermé. Floral, agrumes et légèrement anisé. La bouche est plus vive et plus complexe en arômes avec une légère acidité. Une belle maturité de fruits jaunes/fruits du verger et une finale florale. Bien/Très Bien

L'Apôtre 2010 (BdB, 100% barrique, 1 parcelle de vieille vigne de 1946) :
Le nez est plus en structure (cédrat). Belle attaque harmonieuse, effervescence moyenne, bulle très fine. La bouche est complexe avec beaucoup de profondeur. Belle minéralité et très bel équilibre. Longueur moyenne sur des notes lactées et un bouquet de fraises des bois. Excellent

L'Astre 2010 (Blanc de Noirs, 100% barrique, assemblage de 3 ou 4 parcelles) :
Nez discret mais complexe (fruits rouges, cédrat). Très belle bouche aromatique et complexe (groseilles, framboises blanches). Très belle structure et belle tenue. Quelques notes d'évolution. Un beau vin qui fait penser au style Bollinger. Excellent


L'Artiste 2008 (millésime à forte acidité naturelle) :
Un nez floral de limette.Une bouche avec des notes d'évolution (boisé noble). Tire vers la structure du Pinot Meunier, avec une acidité présente propre au millésime. Des arômes de noix après aération. Très Bien

L'Artiste 2009 (millésime solaire, limite alcooleux) :
Un nez fin, anisé et agrumes. La bouche est ample/riche. Une grande maturité avec un retour d'acidité en finale. Mêmes notes anisées et cédrat qu'au nez. Bien/Très Bien

L'Artiste 2010 (millésime facile avec des orages avant les vendanges qui ont favorisé le développement de botrytis) :
Toujours en acidité et agrumes.

L'Artiste 2011 :
Un nez exotique (fruit de la passion, carambole, citron vert, gingembre). Une grosse acidité en bouche, due au millésime. Des notes passion et mangue en finale. Très Bien


Très belle découverte que ces champagnes haute couture, taillés pour la table. Des vins complexes et très plaisants, que demander de plus ?


François

lundi 10 novembre 2014

Visite-éclair sur la Côte (d'Or) 2/3


Après les blancs, les rouges. Après la Côte de Beaune, la Côte de Nuits. Direction Nuits-Saint-Georges donc, rendre visite à Pascale et Georges Chicotot.

Sous la forme de visite de courtoisie, nous avons droit à une piqûre de rappel du millésime 2012.

Mais d'abord un petit aperçu du millésime 2013 :

Bourgogne rouge
Un nez expressif de fruits. Une bouche pleine et de caractère avec des tanins présents. Bien

Ladoix
Un nez fermé, qui s'ouvre sur des notes poivrées. Une bouche expressive, grosse acidité et violette. Très Bien

Nuits-Saint-Georges Les Charmottes 2012
Un nez complexe et expressif, épices et animal. Une bouche pleine et aromatique, de beaux tanins et un bel équilibre acide (acidité saline). Très Bien +

Aloxe-Corton
Un nez épicé. Une bouche aromatique et des tanins bien présents. Bien +/Très Bien

Nuits-Saint-Georges 1C Les Saint-Georges
Un nez fumé, profond. Une bouche pleine, ample, équilibrée et élégante. De beaux tanins présents. Excellent

Nuits-Saint-Georges 1C Les Vaucrains
Un nez animal. Une bouche élégante avec des tanins présents. Très Bien +

Pour finir, une très belle bouteille, merci Pascale :


Nuits-Saint-Georges 1992
Un nez évolué floral et expressif. L bouche est élégante, épices et romarin. Excellent


Une fois de plus, nous avons passé un très bon moment en compagnie de Pascale, Georges étant accaparé par les nombreux visiteurs. Merci encore pour votre accueil.


François

Visite-éclair sur la Côte (d'Or) 1/3


Oui, fidèles lecteurs, lorsqu'un weekend de quatre jours se profile à l'horizon, il est temps d'organiser une visite-éclair en Bourgogne.

Première étape : Chassagne-Montrachet. Sept (trop longues) années plus tard, nous retournons rencontrer Thibaud Morey au Domaine Morey-Coffinet. L'accueil de Thibaud est, une fois de plus (et malgré l'affluence), fort sympathique puisqu'il nous permettra de goûter les vins de négoce du Domaine.


Et c'est parti pour un grand tour du millésime 2013, les rouges d'abord, puis les blancs.

Chassagne-Montrachet rouge
Un panier de fruits rouges au nez. La bouche est fine et équilibrée avec des tanins fins. Bien

Chassagne-Montrachet 1C "Morgeot"
Un nez d'épices (poivre) profond, qui évolue sur le cassis. La bouche est fine, les tanins présents et fruités. Bien +

Chassagne-Montrachet 1C "Clos Saint-Jean"
Un nez de pamplemousse rose et floral (violette/pivoine). Très bel équilibre en bouche, joliment aromatique (fruits rouges, cassis, nèfle). Long. Très Bien

Bourgogne blanc
Un nez empyreumatique. La bouche est digeste avec l'acidité en trame de fond. Un peu courte mais plaisante. Légèrement crémé en fin de bouche. Long. Bien/Bien +

Chassagne-Montrachet
Un nez de poire, jus de citron, camphre. Bel équilibre à l'attaque et en bouche. Arômes légers de fruits blancs et citron. Bien

Chassagne-Montrachet 1C "Les Caillerets"
Un nez ample. La bouche est ample, peu aromatique, avec une finale élégante. De la longueur sur la poire et le citron. Très Bien +

Chassagne-Montrachet 1C "La Romanée"
Un nez peu expressif. La bouche est vive, grillée (noisette/amande) et longue sur les agrumes. Bien +

Chassagne-Montrachet 1C "Morgeot Fairendes"
Un nez très expressif. La bouche est équilibrée, élégante et très longue. Acidité maîtrisée et rondeur plaisante. Excellent

Chassagne-Montrachet 1C "Dent de Chien"
Belle bouche expressive.Très élégante mais avec du caractère. Très Bien +/Excellent

Chassagne-Montrachet 1C "Blanchots Dessus"
Une bouche élégante. Grande finesse et longueur. Très Bien +/Excellent

Puligny-Montrachet 1C "Les Pucelles"
Un nez fin, fruits jaunes et blancs légers. Une bouche minérale en finesse. Poire et légèrement exotique (mangue). Finale longue et réglissée. Très Bien +

Batard-Montrachet
Un nez fin mais élégant. La bouche est pleine avec du caractère. Finale nettement réglissée. Excellent.

Nous passons au premier millésime de vins de négoce.

Saint-Romain blanc
Nez peu expressif. La bouche est friande, bien équilibrée, poire et réglisse. Bien +/Très Bien


Puligny-Montrachet
Une bouche tendue, bien Puligny. Fruits blancs évoluant sur les fruits jaunes. Bien +/Très Bien

Meursault
Un nez "gras". La bouche est riche/rond, expressive et longue. Très Bien

Corton-Charlemagne
Bien typé Charlemagne. Une bouche minérale (craie) et une finale noisette/amande. Long. Excellent


En résumé, de très beaux vins qui ont tous la signature du terroir (Thibaud se défend qu'il s'agit de la signature du vigneron). Merci à Thibaud pour cette belle dégustation et pour sa patience à gérer quatre groupes (avaient-ils tous pris rendez-vous ?) en même temps.


François

dimanche 27 avril 2014

Petite visite chez Alain Jeanniard


Ça faisait longtemps... et il n'était pas possible de passer sur la Côte (de Nuits) sans rendre visite à notre ami Alain Jeanniard à Morey-Saint-Denis.


Hautes-Côtes-de-Nuits blanc 2012
Au nez, un soupçon de bois, des fleurs blanches (chevrefeuille), raisin frais, pivoine. Une bouche vive qui s'arrondit. Arômes de poire. Bien

Hautes-Côtes-de-Nuits blanc 2011
Plus sur les fruits, plus flatteur. Des notes exotiques, litchi, ananas. Bien +

Bourgogne Passetoutgrain 2008
Un nez réducteur, fruité avec une pointe alcoolique. La bouche est flatteuse avec un beau fruit. Encore bien pour son age. Bien +

Bourgogne Pinot Noir 2011
Beau fruit au nez, fraise, framboise, rose. Belle onctuosité en bouche. Bien

Nuits-Saint-Georges Les Poisets 2010
Le petit dernier de la maison, issu d'une vigne de 90 ans. Grande finesse au nez, cassis, framboise, cannelle. Une bouche épicée (encens) avec des tanins de Nuits. Bien/Très Bien

Fixin En Combe Roy 2011
beau fruité un peu austère au nez (cannelle). Bouche onctueuse avec une belle intensité aromatique. Finale très longue tout en finesse. Tanins soyeux. Bien/Très Bien

Morey-Saint-Denis 2012, échantillon non soufré.
Beau fruit au nez avec le côté terrien du Fixin, bonbon anglais, cassis. Belle matière en bouche. Tanins veloutés. Bien/Très Bien

Chambolle-Musigny 1er Cru Les Combottes 2012 (échantillon)
Au nez, wahou !! Très beau fruits et cannelle. Plus de sucrosité que le Morey. Beaux tanins. Bien/Très Bien

Morey-Saint-Denis 1er Cru 2007
Un panier de fruits rouges et girofle. La bouche est flatteuse, avec des tanins encore marqués, un peu secs. Bien/Bien +

Morey-Saint-Denis Vieilles Vignes 2009
Nez de fruits rouges et pêche de vigne. Encore des tanins. Emmanuel Delmas le qualifie de "tellurique". Très Bien

Morey-Saint-Denis 1er Cru Les Chenevery 2003
Un nez austère de cassis, avec un peu de réduction. En bouche, les tanins sont encore marqués. Mûre et myrtille. Bien +

Côtes-de-Nuits-Villages 2013 sur fut neuf.
En malo. Beaux fruits et tanins souples.

Chambolle-Musigny 2013 sur fut.
Des fruits noirs de syrah... beau potentiel.

Côtes-de-Nuits-Villages blanc 2010
Un nez de poire/amande. Attaque souple. Une bouche pleine et fraîche (léger perlant). Long (brioché). Bien +
Malheureusement, ce beau vin est victime du trop grand succès de son petit frère, le Hautes-Côtes-de-Nuits blanc...


François

samedi 26 avril 2014

Visite au Domaine Chicotot


Après une petite balade dans les Hautes-Côtes pour digérer la dégustation marathon de la matinée, nous arrivons à Nuits-Saint-Georges pour rendre visite à Georges et Pascale Chicotot.

Bourgogne Chardonnay 2012
une bouche fraîche, droite et pure, dominée par l'acidité. Moyen +

Ladoix rouge 2012
Un nez de fruits, orange confite au caramel au beurre salé. Bouche en acidité, très droite. Finale minérale et groseille. Moyen +

Nuits-Saint-Georges Les Charmottes 2012
Un nez de cassis. La bouche est un panier de fruits rouges, avec une jolie acidité en finale. Bien

Nuits-Saint-Georges Les Plantes au Baron 2012
Le nez est plus discret. La bouche est pleine, épanouie en acidité. Finale mûre. Bien +

Nuits-Saint-Georges 1er Cru Les Rues de Chaux 2012
Un nez de silex et ortie blanche. Grosse acidité en bouche et de la mâche. Très Bien

Nuits-Saint-Georges 1er Cru Les Vaucrains 2012
Un nez de groseille et de bourgeon de cassis. Y'a du vin ! Acidité, tanins, gras... Belle mâche et velours. Belle finale très longue. Excellent

Nuits-Saint-Georges 1er Cru Les Saint-Georges 2012
Nez légèrement tomate. Grosse acidité en bouche mais matière élégante. Finale longue et fumée. Très Bien +

Là encore, Pascale et Georges nous font le plaisir d'une dégustation d'une bouteille mystère. Un nez de fruits noirs, immortelle, pétale de rose fanée. La bouche est magnifique : acidité maîtrisée, tanins (immortelle) encore présents et au très beau grain. Orange confite en finale qui évolue sur la rose. Exceptionnel
Un beau cadeau que ce Nuits-Saint-Georges 1er Cru Les Vaucrains 1967


Georges et Pascale Chicotot sont des hôtes parfaits, très sympathiques et bons vivants. Leurs vins sont à leur image, francs et gourmands. Une visite que nous renouvellerons avec plaisir.

François

Une verticale de 30 millésimes chez Rapet


Encore un weekend bourguignon avec de belles dégustations.
Nous commençons par nous rendre à la journée Portes Ouvertes du Domaine Rapet à Pernand-Vergelesses.

Quelques blancs pour se faire le palais avant la grande verticale du 1er Cru Île des Vergelesses :

Pernand-Vergelesses "Devant les Clous" 2012
Un nez élégant et expressif de fleurs blanches et de boisé fin. L'attaque est vive, la bouche est équilibrée entre acidité et rondeur. Encore légèrement boisé. Arômes de fruits jaunes. Acidité saline en finale. Bien +

Pernand-Vergelesses 1er Cru "Clos du Village" 2012
Un nez nettement boisé (boisé fin, toasté). Attaque vive, mais moins que celle du village, bien que l'acidité en bouche soit plus marquée. Une bouche plus minérale et plus boisée. Arômes de poire et acidité saline. Plus austère que le précédent. Bien

Pernand-Vergelesses 1er Cru "En Caradeux" 2012
Un nez discrèt, très légèrement boisé. L'attaque est ronde. La bouche est en rondeur (gras beurré) et minéralité, avec un boisé plus intégré. Finale sur le caillou et la craie. Bien

Corton-Charlemagne 2012
Un nez discret mais profond sur le caillou. La bouche est équilibrée et aromatique quoiqu'encore réservée. Trame serrée. Poire et acidité saline (moins prononcée que sur le village). Très Bien

Corton-Charlemagne 2008
Un nez citron jaune, encore boisé. La bouche est citrus, en acidité avec un peu de gras (beurré) pour l'atténuer. Plus court en bouche que le 2012. Bien/Très Bien

Corton-Charlemagne 1992
Une robe dorée. Un nez de fruits secs (noisette, amande) et animal (gibier à poil). Bel équilibre en bouche, acidité maîtrisée mais qui donne un coup de fouet en finale. Belle longueur (animal, nèfle, sureau). Excellent !!


Passons aux choses sérieuses : une verticale du 1er Cru rouge Île des Vergelesses, de 2012 à 1984. L'organisation est parfaite. Les vins sont présentés quatre par quatre, ce qui permet de faire une pause entre chaque série.
Petite précision : les notes peuvent paraître sévères en ce qui concerne les vins les plus récents. En effet, ils paraissent plus austères et plus difficiles à déguster que des vins parvenus à maturité.

2012
Un nez expressif de fruits rouges (griotte). Bouche un peu dure. Une matière souple avec une acidité présente mais des tanins un peu asséchants. Plutôt court en bouche. Moyen

2011
Le nez est plus discret. La bouche est plus austère, des tanins plus présents mais au grain plus fin. Arômes de groseille. Moyen +

2010
Un nez plus minéral que fruité. Une belle matière en bouche, aromatique. De gros tanins un peu astringents. Bien

2009
Un nez discret avec des premières notes animales. Moins de matière en bouche que le 2010 mais plus d'acidité. Un peu asséchant en finale. Moyen

2008
Un nez légèrement animal. La bouche est tout en acidité, avec une matière souple et plus d'aromatique (fruits rouges et noirs). Bien


2007
Nez animal/citrus. Une bouche mûre et pleine, avec des tanins presque fondus et une légère astringence. Moyen/Moyen +

2006
Un nez épicé. Très bel équilibre en bouche. De la maturité, équilibre acide/tanins et une aromatique de fruits noirs. Très Bien

2005
Un nez discret de fruits mûrs/fruits rouges acidulés. Une bouche beurrée, souple et ample, avec des tanins fondus et une belle mâche. Grosse maturité. Bien +/Très bien

2004
Un nez animal. Une bouche fine et aromatique de pinot. Cerise à l'eau-de-vie et tanins fondus. Bien +

2003
Un nez confituré, légèrement vernis (?). La bouche est mûre, peu acide, avec des tanins présents, un peu asséchants. Moyen +/Bien

2002
Le nez est muet. Attaque vive. Grosse acidité et tanins présents. Peut-être n'est-il pas encore prêt... Bien (?)

2001
Nez animal. Bouche équilibrée et complète. Acidité, tanins, pas d'astringence. Une bouche aromatique avec encore un peu de fruits. Très bien

2000
Un nez animal avec un chouia d'acidité volatile. Acidité volatile également en bouche. Moyen -

1999
Un nez boisé (?). Belle bouche, mûre et équilibrée, avec des tanins fondus. Aromatique de fruits rouges/noirs. Très Bien +

1998
Un nez animal. Un vin plus élégant que le 99. Beau fruit, équilibre, tanins encore présents. Excellent

1997 en magnum
Un beau nez expressif. Une belle bouche très mûre mais un peu cosmétique. L'alcool ressort un petit peu. Bien +

1996
Une bouche élégante, belle acidité de fruits. Belle longueur aromatique. Semblable au 98 mais plus court en bouche. Très bien/Très bien +

1995
Un nez puissant de fruits noirs. La bouche est dissociée, une grosse attaque tannique suivie d'un coup d'acidité. Moyen -

1994
Un nez fluet. Une attaque vive, une bouche acide et des tanins asséchants. Moyen -

1993
Un nez animal et épicé. La bouche est fraîche avec des tanins encore présents. Un vin plus rustique et long. Bien +

1992
Un nez de fruits. La bouche est élégante et harmonieuse, sans grosse matière. Des tanins de crayon, graphite et cèdre. Très Bien +

1991
Plus de matière en bouche que le 92. Un vin élégant, complet et équilibré. Encore un peu de tanins. Très Bien +

1990
Un joli nez vanillé mais la bouche est dissociée. Attaque souple, pas d'acidité et une finale tannique. Moyen -/Moyen

1989
Un nez fruité/confituré. Bouche pleine et équilibrée. Encore un peu de tanins. Très Bien

1988
Un nez discret. La bouche est fraîche et équilibrée avec des tanins présents. Aromatique de pinot noir (eau-de-vie). Très Bien/Très Bien +


1987
Un nez et une bouche mentholée. Une bouche évoluée qui part vers l'immortelle. Peu de matière. Moyen

1986
Un nez de bête à poil et violette/fruits noirs. Bouche mûre, élégante et longue. Très Bien

1985
Nez discret (asperge). Bouche fine de violette, élégante, plus "sucrée" et longue. Très Bien

1984
Un nez de vieux vin. Bouche sur l'alcool/eau-de-vie. Moyen -

Et pour finir, un millésime mystère... Des arômes de vieux vin. Une bouche aux arômes d'orange confite, (encore !) des tanins d'immortelle et une finale fumée/tabac. Bien +/Très Bien
Un très beau millésime 1964...



En résumé, une très belle dégustation avec son lot de vins pas encore prêts, à maturité ou passés, moyens ou très bons. Une conclusion cependant, presque banale : les grands millésimes tiennent très bien dans le temps.


François

dimanche 29 avril 2012

Marathon bourguignon (2/6)


Notre (petit) marathon de dégustations commence par une visite à notre ami Alain Jeanniard, vigneron à Morey-Saint-Denis.

Quelques fûts de 2011 avant les bouteilles.

Hautes-Côtes de Nuits blanc, fût de 2007.
Un nez levuré, pomme, floral, chamallow. La bouche est fraiche, fruitée, avec de la rondeur.

Hautes-Côtes de Nuits blanc, fût neuf de la Tonnellerie de Mercurey.
Beau nez boisé mais avec un beau fruit (poire). En bouche, le fût est plus marqué (vanillé, cèdre de Virginie) mais le vin est très beau, sans sècheresse.

Hautes-Côtes de Nuits blanc, fût neuf de la Tonnellerie François.
Au nez, pas de bois mais de la poire et de la cacahouète grillée. La bouche a plus d'acidité, plus de tension que la précédente. Aussi un peu asséchante.

Bourgogne Passe-Tout-Grain rosé, 50% Gamay.
Un nez qui renarde, un peu réduit. La bouche est gourmande, avec du gras, équilibrée.


Passons aux bouteilles.

Côtes de Nuits blanc 2010
Un nez expressif, légèrement boisé, floral (fleurs blanches) et pamplemousse rose. La bouche est en rondeur avec une acidité fine et de la longueur.
Bien

Bourgogne Passe-Tout-Grain 2009
Un nez expressif, jus/noyau de cerise noire, poivré. La bouche est profonde avec des tannins fins et une longueur moyenne.
Bien

Morey-Saint-Denis 2009
Un nez expressif de petits fruits rouges, cerise/kirsché. La bouche est pleine, équilibrée, avec des tannins présents et une longueur moyenne. Il fait plus Chambolle que Morey.
Bien+/Très Bien

Gevrey-Chambertin 2009
Un nez de fraise/framboise. Belle bouche tendue aux tannins serrés. De la longueur et un beau potentiel.
Bien+

Chambolle-Musigny 2009
Un nez de cassis réglissé, lacté, framboise. La bouche est tendue et veloutée. Légèrement asséchante cependant. Belle longueur.
Bien/Bien+

Morey-Saint-Denis Vieilles Vignes 2010
Un beau nez profond de cerise. La bouche est équilibrée, aromatique, très élégante. L'archétype de Morey.
Très Bien

Chambolle-Musigny 1er Cru Les Combottes 2010
Un nez minéral (graphite). La bouche est élégante, sapide.
Bien+

Morey-Saint-Denis 1er Cru Les Chenevery 2010
Un nez lait de coco. La bouche est très élégante, très longue.
Bien+/Très Bien

Depuis que je connais Alain et que je déguste ses vins, je suis toujours bluffé par la qualité d'ensemble de sa gamme et la précision des terroirs. Qu'il s'agisse de son Cote-de-Nuits Villages ou de son Morey Vieilles Vignes, il sait les réussir, avec amour et modestie. Merci Alain.

François

samedi 9 mai 2009

Dégustation fleuve chez Alain Jeanniard


Que faire un samedi matin à Morey-Saint-Denis ? Chercher un vigneron ouvert ? Faire un peu de tourisme ?
Nous optons pour la deuxième solution et partons à Beaune faire un tour au marché, sans oublier l’Athenaeum, la grande boutique sur la vigne et le vin, et quelques cavistes bien choisis.
Nous retournons ensuite à Morey pour rendre visite à notre ami Alain Jeanniard.
Nous le retrouvons au frais dans sa cave avec quelques clients. Pendant qu’il emballe la commande nous commençons la dégustation sans lui ...

Hautes Côtes de Nuits blanc 2007
Un nez fin et parfumé de fleurs blanches et de pêche blanche sur un fond miellé.
En bouche, il est bien équilibré entre l’acidité et de la rondeur avec de beaux arômes de fruits à maturité.

Rosé de passe-tout-grain 2007 élevé en fût
Un rosé de très bonne facture avec des arômes de groseille. Très légèrement tannique, il est frais et fruité. A boire sous la tonnelle cet été. Pour les amateurs de cocktail, Alain nous conseille de mettre un trait de sirop de pamplemousse pour en faire un cocktail frais.

Passe-tout-grain 2006
Un arôme flatteur de fraise avec de beaux tanins souples et de l’acidité qui le rafraîchit. C’est un beau vin.

Hautes Côtes de Nuits rouge 2007
Souple et flatteur avec des notes de fruits rouges (fraises, groseille et cassis). Bel équilibre acide / tanin avec une belle tenue.

Vosne-Romanée 2007
Au nez, il présente de beaux arômes de fruits (fraise et framboise). En bouche, il est un peu dur avec une note végétale en finale, mais il s’assouplira avec le temps.

Fixin « En Combe Roy » 2007
Très beau nez avec des fruits rouges et un fond vanillé. En bouche, il est puissant avec une structure tannique présente mais pas envahissante. J’aime beaucoup ce vin.

Morey-Saint-Denis Vieilles Vignes 2007
Un nez fruité dominé par la poire. En bouche, on reconnait Morey avec des tanins assez présents.

Gevrey-Chambertin Village 2007
Un nez de pinot noir de groseille et de fleur de sureau. En bouche, il est assez concentré avec des tanins et des arômes typés Gevrey. Il faut attendre que les tanins se fondent.

Nuits-Saint-Georges 2007 1er Cru « Aux Damodes »
Fraises au sucre vanillé, cerises et jus de poire. Non, ce n’est point un dessert, mais le nez gourmand de ce Nuits. En bouche, il a de beaux fruits rouges et des tanins souples. Un vin flatteur, mais qui a une bonne tenue grâce à ses tanins. Très Bien

Chambolle-Musigny 1er Cru « Les Combottes »
Framboise, groseille, poire et vanillé, il est encore marqué par le bois, mais il a une belle élégance qui le rend très prometteur. Très Bien

Pommard 1er Cru « Les Sausilles » 2006
Un Pommard qui a la finesse et l’élégance de la Côte de Nuits. Flatteur avec ses notes de framboise, de groseille et de fleurs (rose), il présente un bel équilibre tanins / alcool / acide.

Bourgogne Grand Ordinaire 2002 (100% Pinot Noir)
Un nez évolué, un peu giboyeux avec encore de beaux fruits. En bouche, il a un beau fruit, une longueur respectable avec une finale un peu fumée. C’est une belle surprise.

Après les bouteilles, nous passons en revue quelques 2008 qui sont toujours en fût :
Bourgogne rouge
Un peu de réduction sur ce fut, néanmoins, le vin présente un beau fruit avec une pointe végétale du type asperge.

Chambolle-Musigny 1er Cru « Les Combottes »
Un Chambolle flatteur et élégant avec des arômes de groseille et un fond gibier

Gevrey-Chambertin village
Un Gevrey « couillu » avec une belle note framboise et des tanins assez marqués.

Fixin « En Combe Roy »
Floral, velouté, coco, beurré … un beau vin malgré une acidité marquée mais la malo n’est point encore faite.

Hautes-Côtes-de-Nuits rouge
Réduit, étable ! Avec un peu d’agitation, il devient friand et élégant avec un beau fruit, des notes de rose. J’ai un coup de cœur pour ce vin.

Et enfin, nous terminons par le Hautes-Côtes-de-Nuits blanc
Un nez de poire et de fleur de pêche.
En bouche, il développe des notes d’agrumes, de fleurs blanches et de beurre frais. Il a un bel équilibre acide / alcool.


Gwenola

vendredi 8 mai 2009

Petit tour à Santenay


Après une nuit reposante et un copieux petit déjeuner chez Lameloise, nous nous rendons à 4km de là, dans le village de Santenay où Anne-Marie Vincent nous attend.

Nous profitons que les filles d’Anne-Marie soient hypnotisées (sous bonne surveillance) par la cérémonie du 8 Mai pour aller faire un petit tour dans le chai.

Anne-Marie nous préviens que les malo sont en cours et que certaines fermentations ne sont pas encore terminées. Les commentaires qui suivent sont donc à prendre avec beaucoup de précautions.


Auxey-Duresses blanc « Les Hautes » 2008
Un nez de pomme et de raisin frais. En bouche il a une belle acidité avec des notes de fleurs blanches (acacia) et il pétille !


Santenay blanc 1er cru « Beaurepaire » 2008 sur fût neuf.
Le nez est plus végétal que le précédent. En bouche, le fût lui apporte de l’ampleur avec de la finesse.

Puligny-Montrachet « Corvées des vignes » 2008
Nez de pomme verte. En bouche, il est fin, minéral avec des arômes de fleurs blanches. Un Puligny bien dans son terroir.

Santenay rouge 1er cru « Beaurepaire » 2008
Un nez de pinot noir sur la groseille et la fleur de sureau. En bouche, il est poivré avec du gras et une finale beurrée.

Santenay rouge 1er cru « Passetemps » 2008
Un peu de réduction sur ce fût, mais en agitant bien le verre, de beaux arômes de fruits apparaissent avec une belle matière.

Santenay rouge 1er cru « Gravières » 2008
Fermentation et élevage dans le même fût. Très riche avec une matière serrée. A revoir en bouteille.
La même parcelle en vinification « classique » : un vin à la fois riche avec de la fraîcheur.

Nous remontons du chai et nous nous installons dans le caveau de dégustation pour une mini-horizontale 2007 :

Auxey-Duresses blanc 2007
De beaux arômes de fruits blancs et de fleurs blanches. Longue bouche avec de la fraîcheur et du gras. Bien +

Meursault « Les Murgers » 2007
Vif, droit, minéral avec de beaux arômes de fleurs blanches sur la longueur et une acidité saline en fin de bouche. Bien +

Santenay rouge 1er cru « Beaurepaire » 2007
Ce n’est plus du vin, c’est un panier de fruits rouges légèrement acidulé avec de la longueur et des notes beurrées. Anne-Marie nous précise que c’est un vin à boire jeune pour profiter du fruité. Bien+

Santenay rouge 1er cru « Passetemps » 2007
Beaux fruits rouges, complexe, charnu, mais pas trop, de la longueur, bel équilibre …. Très Bien.

Jean-Marc nous a rejoints pendant que nous étions au caveau. Nous discutons des fûts, fabriqués par un p’tit jeune qui fait du sur-mesure, qui fait dans la finesse et l’élégance. Rendez-vous est pris pour aller le rencontrer l’hiver prochain lorsque les 2009 seront en élevage.



Gwenola

dimanche 7 décembre 2008

Les accords du week-end.

Vendredi soir, nous avons rendez-vous avec des amis au restaurant de Stéphane Martin (Paris XVème).
Nous débutons par une coupe de Champagne rosé de chez Devaux. Au nez, paniers de petits fruits. En bouche, il est assez vif avec une belle longueur, aromatique et très agréable pour se mettre en bouche.
En entrée, nous choisissons de concert le Carpaccio de Saint-Jacques à la truffe avec un Chablis 1er Cru « Montée de Tonnerre » 2005 du domaine Régnard.
Le carpaccio est assez relevé, mais le Chablis a une belle structure qui soutien le plat sans problème. J’adore ce terroir, mais c’est la première fois que je déguste un vin de ce domaine. C’est une belle découverte.
Les choses « sérieuses » arrivent avec le Lièvre à la Royale que nous accompagnons d’un Pomerol Château Guillot 1982 et d’un Hermitage 1991 de Chave.
Deux vins, deux styles mais qui sont suffisamment puissants et structurés pour accompagner le lièvre. Le Pomerol est fondu, soyeux avec des arômes poudrés, d’épices et de tabac. L’Hermitage a plus de corps mais avec des tanins soyeux qui n’écrasent pas le Pomerol. Il a des arômes de figue sèche et de bois de réglisse avec une finale épicée. L’accord met et vins est sublime que ce soit avec le bordelais ou le rhodanien.
Pour les douceurs, la table se coupe en deux, Moelleux au chocolat pour les uns et Moelleux au potiron pour les autres avec le Pacherenc du Vic-Bilh « L’Unique » 1995 du Château d’Aydie. C’est un vin récolté le jour de Nöel 1995 et élevé deux ans en barrique. Bien que le Pacherenc ait des notes cacaotées et réglissées assez étonnantes, il s’accommode beaucoup mieux avec le potiron.
Une standing ovation spéciale au chef pour sa cuisine d’un très bon rapport qualité / prix et pour nous avoir permis d’apporter quelques bouteilles.

Samedi soir, nous nous retrouvons tout un petit groupe au Sydr, l’un des restaurants d’Alain Dutournier. A première vue, nous nous croyons dans un hall de gare avec des écrans géants qui passent les matchs de rugby et de foot en direct, le tout avec un fond musical « boite de nuit ». Mais on y mange très bien et la carte des vins est très bien étudiée.
Avec des tapas (saumon mariné, tartine de jambon fumé, bouchées aux crevettes…), nous choisissons un Jurançon sec « Cuvée Marie » 2005 de Charles Hours. Nos amis étant des pro-chardonnay, ils sont agréablement surpris par les arômes d’ananas et fruits de la passion de ce jurançon. Aromatique et avec une belle acidité, il est parfait pour cet apéritif/entrée.
Arrive ensuite le Tartare au couteau (à peine assaisonné) avec une Grange des Pères 1995. Très bel accord avec ce vin qui a perdu le côté tapenade de sa jeunesse pour révéler des notes de fruits secs (figue, datte …), d’épices douces (cannelle et muscade) et de poivre noir. Les tanins sont fondus mais structurés. Très beau vin !

Dimanche, nous restons (presque) dans notre cocon avec nos amis bourguignons de passage dans la Capitale.
Mais avant de passer à table, il est nécessaire de remplir le frigo et nous allons tous les quatre à notre marché. Nous avons déjà en tête les vins qui vont être servis et nous faisons donc le marché en conséquence.

A 14 heures, nous passons enfin à table :
Carpaccio de Saint-Jacques à la truffe d’été (conservée dans de l’huile d’olive) avec un Champagne Jean Milan, cuvée Symphorine, 1998. Ce Blanc de blancs a été oublié 5 à 6 ans en cave. Le sucre du dosage est totalement intégré. Il est frais, structuré avec de belles notes d’agrumes.
Nous poursuivons avec des Tournedos de biche juste saisis, sauce Grand Veneur aux airelles, tombée de chou vert et pommes de terre sautées.
Bien que l’accord avec un Bourgogne puisse sembler plus logique, nous préférons sortir de la cave un Pauillac Château Pichon-Lalande 1964 (année de naissance d’un de nos hôtes). Aaaah la Comtesse, quel merveilleux château que voilà. Toujours élégante et fine avec encore du fruit… un vrai régal.

Dimanche soir, je prépare un diner « presque » light avec en plat unique des dorades royales au saté et mon Astre carafe un Morey-Saint-Denis 1er Cru « les Chenevery » 2001 du Domaine Alain Jeanniard.
Accord assez osé surtout en présence du vigneron qui n’a pas l’habitude de ce type d’accord et en plus avec son vin !
Moi qui préfère généralement le village au 1er cru, après quelques années de bouteille, le 1er cru devient une petite pépite. Le bois de l’élevage ayant été totalement digéré, il révèle de beaux arômes de fruits avec beaucoup de finesse. Même si l’on reconnait bien Morey, il prend des airs de Chambolle. Entre l’élégance de ce vin et le saté qui apporte une note viandée au poisson, l’accord se révèle parfait.

Maintenant c’est régime sec… jusqu’à la prochaine fois !!!!!

Gwenola

samedi 26 juillet 2008

Des nouvelles du millésime 2007 chez Alain Jeanniard

Week-end bourguignon – Etape 4


En fin d’après-midi nous retrouvons Alain chez lui à Morey-Saint-Denis. Après une petite promenade dans les vignes, nous entrons dans le chai pour aller prendre des nouvelles des vins du millésime 2007 qui sont toujours en fûts.

Nous débutons cette dégustation par le seul blanc d’Alain, son Hautes-Côtes-de-Nuits : au nez, je le situe du côté de Meursault avec ses notes d’agrumes, de fruits blancs et de fleur de vigne.
En bouche, il est assez peu aromatique, mais il est droit, minéral, avec une belle structure, un bon équilibre et de la longueur. Bien.

Nous poursuivons avec les rouges :
Bourgogne : un nez gourmand de fraise des bois. En bouche, il est fin et élégant, les tanins sont déjà souples mais bien structurés, les vignes seraient-elles sur des terres proches de Chambolle ?

Hautes-Côtes-de-Nuits : un nez complexe avec du fruité, du floral et de la minéralité. En bouche, il a un peu de gaz, mais après quelques tours dans le verre, il développe des notes de fraises des bois et beaucoup de finesse.

Avant de passer aux Villages, Alain nous fait goûter son Rosé de Passe-tout-grain qui est toujours en fût : une petite gourmandise avec des notes d’agrumes et de fruits rouges. En bouche, il est à la fois frais et aérien. Un rosé de « compète’ ».

Fixin « Combe Roy » : un nez de Fixin ! Ca se passe toujours comme cela chez Alain, ses villages et 1ers Crus sont toujours bien typés par leur terroir. Je disais donc un nez de fixin qui n’est pas très causant mais dont on devine la fraise et des notes florales de type fleur d’oranger. En bouche, il est gourmand avec des tanins déjà souples et une acidité qui laisse une bouche fraîche.

Vosne-Romanée : un Vosne tendre et gourmand avec une belle structure. Je trouve qu’il manque un peu de matière pour un Vosne mais laissons-le évoluer.

Morey-Saint-Denis : un nez sur le thé noir et les fruits rouges dont la cerise. En bouche, « il y a du vin !» à savoir de la matière, de la longueur, des tanins présents mais agréables.

Morey-Saint-Denis Vieilles Vignes : même typicité aromatique que le précédent avec du velouté. Les vieilles vignes sont un peu fermées, mais dès qu’il décidera à lâcher les chevaux, ce sera très beau.

Pour finir, le quatuor de Premiers Crus qu’Alain nous a servi à l’aveugle :
Chambolle-Musigny 1er Cru Les Combottes : un divin assemblage de groseille et de fleur de sureau. Un toucher de bouche de velours avec des tanins à la fois souples et structurants. Il développe des notes de fruits rouges pour finir sur du thé noir. « Soupir ».

Pommard 1er Cru Les Saussilles : un nez frais et fruité. En bouche il s’équilibre avec l’acidité d’un côté et du beurré de l’autre. Beau vin avec beaucoup de pureté.

Nuits-Saint-Georges 1er Cru Les Damodes : servi à l’aveugle, il me fait penser à un Morey avec des notes de thé et de fruits rouges et noirs. Par contre en bouche il est plus velouté qu’un Morey. Les tanins sont souples. C’est un beau vin, très agréable.

Morey-Saint-Denis Les Chenevery : un beau fruité qui tourne un peu vers l’exotisme avec un fond de lait de coco. En bouche, les tanins sont un peu astringents, mais il développe de beaux arômes de myrtille et de groseille sur la longueur pour terminer sur de la banane au beurre. Là, je suis complètement perdue car je ne reconnais pas le Morey, mais François l’avait trouvé.

Nous abandonnons Alain qui ne se sent pas très bien (mais rassurez-vous, après une bonne nuit de repos il allait beaucoup mieux) pour aller prendre possession de notre chambre à l’Hôtel de la Côte Rôtie.

Gwenola

Visite chez Anne-Marie et Jean-Marc Vincent à Santenay

Week-end bourguignon – Etape 1

Mon astre et Anne-Marie se sont croisés au CFPPA à Beaune, il y a déjà quelques années. Cela faisait donc un petit moment que j’entendais parler d’Anne-Marie « tu verras elle est super sympa et ils font du très bon vin ». Mais jusqu’à aujourd’hui, nous n’avions pas réussi à nous voir. Le rendez-vous est pris et à l’heure dite nous nous garons devant la mairie de Santenay.
Anne-Marie nous accueille et nous emmène visiter son chai du XIIIème siècle un peu plus loin dans le village.
Pendant cette petite marche à pied, qui est la bienvenue après quelques heures de route, Anne-Marie nous fait un petit historique du domaine. Le grand-père Vincent ayant poussé ses fils vers les études, c’est loin du domaine familial que Jean-Marc passe son enfance. Mais en 1997, à la mort de son grand-père, il décide de reprendre le domaine. Avec sa jeune épouse, ils reprennent leurs études pour pourvoir concrétiser leur rêve. Maintenant, outre leurs vignes, ils ont également une activité de négoce pour étoffer leur gamme.

Sur le chemin du retour, nous retrouvons Jean-Marc qui revient des vignes. Nous nous mettons au frais pour déguster quelques vins.
Même si cela n’apparait pas sur les étiquettes, Les vins du domaine sont tous bios.

Les blancs :
Bourgogne Blanc 2006 (vignes proche du village de Chassagne).
Un nez typé Chassagne qui est encore un peu boisé. En bouche, il est bien structuré, assez long avec des notes d’abricot, de pêche, d’ylang-ylang. Très bonne impression pour cette entrée de gamme qui vaut bien un village.

Axey-Duresses Les Hautets 2006
Un nez d’agrumes (pamplemousse et fleur d’acacia. Vif, droit, minéral avec une note de framboise blanche sur la longueur et une finale sur la pêche de vigne. Il a beaucoup de caractère. Très beau vin.

Puligny-Montrachet 2006
Bien typé Puligny (tous les vins sont bien marqués par leur terroir) au nez avec une note style aubépine / angélique que j’ai du mal à identifier clairement. En bouche il a un bel équilibre antre l’acidité et l’amertume, puis vient la minéralité sur la longueur pour laisser une impression d’acidité saline. Bien.

Le vignoble de Santenay avec quelques climats produits par le domaine

Les rouges :
Santenay rouge 1er Cru Les Gravières 2006
Premier nez de violette. A l’ouverture s’épanouissent des notes de myrtille et de griotte.
En bouche, il est bien structuré et enveloppe la bouche avec son gras. Les tanins sont souples et bien équilibrés avec une pointe d’amertume. Bien

Santenay rouge 1er Cru Passetemps 2006
Un nez un peu confituré de fraise, de mûre et de violette.
En bouche, pas de doute, c’est mon type de vin, assez long, bien structuré, avec de l’acidité qui apporte de la fraîcheur et du gras qui enveloppe tendrement le palais. Il est plus « dur » que le précédent mais il sera parfait après quelques années en cave.

Auxey-Duresses 1er Cru Les Bretterins 2004
Très beau nez tout en finesse avec des notes de framboise et de fraise fraîchement cueillies. Mêmes impressions de finesse et d’élégance en bouche. Ce vin est à la fois profond et aérien. Très long avec une finale sur une fraise nappée de beurre. Excellent.

Houlala, déjà treize heures ! Il est temps de laisser nos hôtes en famille et de trouver un endroit pour nous restaurer.

Merci à Anne-Marie et Jean-Marc pour leur accueil et pour avoir ouvert spécialement pour moi l’Auxey-Duresses 2004. Promis, nous n’attendrons pas huit ans pour revenir.

Gwenola

vendredi 25 juillet 2008

Idée de lecture

Pour m’occuper l’esprit et m’évader dans les transports parisiens, je lis principalement des romans.
J’ai découvert il y a quelques temps la série « Le Sang de la Vigne » chez Fayard. De bons polars qui se passent dans les vignes et au cœur des chais.
17 romans déjà parus et un projet d'adaptation pour la télévision. Ils portent des noms évocateurs pour l’amatrice de vin que je suis, comme « Mission à Haut-Brion », « Noces d'Or à Yquem » ….


Les romans
Inspirés de faits réels, ces romans mettent en scène le célèbre œnologue Benjamin Cooker (toute ressemblance avec des personnages existants …) et son assistant Virgile Lanssien qui vivent et travaillent principalement sur Bordeaux. Outre son travail d’œnologue, notre bordelais fait trembler les Châteaux et les domaines viticoles avec la publication de son guide.
Benjamin Cooker ayant un peu l’âme d’un inspecteur de police, se retrouve souvent mêlé à des énigmes et aide la police à les résoudre …

Les auteurs sont Jean-Pierre Alaux et Noël Balen.
Jean-Pierre Alaux est écrivain, journaliste de radio et télévision, et conseiller éditorial de la revue “Vins & Cigares”.
Noël Balen, romancier et essayiste, partage son activité entre littérature, critique musicale et animation de conférences sur les musiques noires américaines. Il est membre de l’Académie du Jazz et dirige une collection de disques, Cristal Records/Harmonia Mundi. Il collabore également à “Vins & Cigares".



Mon avis
Les aventures de nos deux œnologues sont bien écrites et les références au vin sont très bien documentées.
A déguster sans modération pour les amateurs de vins et/ou de polars.
Je viens de terminer « Cauchemar dans les Côtes de Nuits ». Comme son titre l’indique, Benjamin et Virgile ont quitté Bordeaux et se retrouvent en Bourgogne où des messages en latin fleurissent à Vougeot et dans ses environs. Mais nos deux bordelais ne sont pas uniquement là pour donner un sens à ces messages mais également pour déguster les vins de la région pour étoffer leur guide. C’est ainsi que nous découvrons que les vins de notre ami Alain Jeanniard ont été appréciés.
Alors Alain, cela fait quoi de se retrouver dans un roman ?

Gwenola

mardi 24 juin 2008

Visite au Château Cornélie (Haut-Médoc)

Nous avons rendez-vous dans le village de Saint Sauveur au cœur du Haut-Médoc.
Patrick, nous attend dans sa voiture. La visite commence par un petit tour dans les vignes pour nous expliquer sa philosophie.
Tout d’abord le terroir est, en majorité, un ensemble argilo-calcaire mélangé à une grave fine du style Villafranchien.
Les cépages du domaine sont le Merlot et le Cabernet Sauvignon.
Chose peu courante dans le secteur, la vigne est enherbée. D’ailleurs Patrick passe pour une sorte
de dingue dans le secteur : limitation des traitements (protection raisonnée), suppression des entrecœurs, suppression des ailerons de grappes pour homogénéiser la récolte et limiter le goût de poivron des cabernets sauvignon.


Une feuille de Merlot

Après cette promenade instructive, nous partons pour Moulis (prononcer « Moulisse ») où se trouve son chai.
Nous débutons la dégustation par son premier millésime : le Château Cornélie 2005. 51% de Merlot, 48% de Cabernet Sauvignon, 7% de fûts neufs et un travail du sol qui débute à peine (jusque là les vignes n’avaient jamais vu une herbe folle !).
Un nez de fruits rouges et noirs dominé par la groseille et la mûre, puis viennent des notes épicées de vanille de Tahiti.
La bouche est dominée par les fruits noirs et se termine sur un fruité banane. Le vin est puissant et élégant avec une structure tannique (souple) et acide.

Château Cornélie 2006 (1/3 de fûts neufs)
Le nez est friand : fraise des bois, myrtille, vanillé (la gousse) et un peu beurré.
En bouche, on perçoit qu’il est plus abouti et plus complexe que le 2005 en gardant la même palette aromatique. Il est long et a une structure tannique souple mais présente. Il faut attendre encore un peu qu’il finisse d’absorber son bois pour qu’il devienne un très bon vin.

Amabilis Vinéa « le vin de l’amitié » 2006. 76% de Merlot, pas de fût neuf ni de remontage (pigeage seulement) .
Ce n’est plus du vin, mais une soupe de fruits rouges et noirs composée de mûres, de myrtilles et de baies de cassis.
Même en bouche, il est très friand, mais on sent un vin bien fait, qui va certainement très bien vieillir. Je craque totalement pour ce vin !

Et le 2007 ? Patrick nous fait goûter 2 fûts totalement différents.
Le premier fût est neuf et contient majoritairement du Merlot.
Au nez, c’est de la confiture de mûre ! L’attaque en bouche est superbe, il a de l’acidité, mais pas trop, un beau fruité, des tanins déjà souples et une finale un peu astringente due au fût qui s’estompera avec l’élevage. Il y a déjà beaucoup d’élégance dans ce vin..

Le deuxième fût est d’occasion et contient 50% de macération carbonique.
Un nez très friand de fruits rouges et noirs.
En bouche, il est plus acide que le premier et il a une structure tannique plus droite et longue. Je le préfère au premier.
Maintenant il n’y a plus qu’à attendre pour goûter l’assemblage final, mais c’est déjà très prometteur.
Un grand merci à Patrick pour son accueil, sa gentillesse et ce moment de partage.
Gwenola

jeudi 13 mars 2008

Accords étonnant avec des vins d'Auvergne


Frédéric Gounan, le vigneron auvergnat du Domaine de l’Arbre Blanc est de passage à Paris.

Pour le plat, je mets en route un saucisson lyonnais façon pot-au-feu car je sais que ses vins vont bien avec.

Pour l’apéro, il me restait un petit pot de caviar d’Aquitaine, qui n’avait pas été consommé à Noël, que j’ai accompagné de blinis et crème fouettée aux zestes de citron vert.

Fred me donne deux bouteilles à ouvrir. La première les Petites Orgues 2005, 100% pinot noir. Le premier nez est étonnamment anisé, puis vient un concentré de fraise des bois, cerise et mûre. En bouche, l’attaque tannique fond rapidement pour laisser la mûre s’exprimer. La finale est crémeuse.

Qu’est-ce que cela peut donner avec du caviar d’Aquitaine ? Les Orgues 2005 sont assez marquées par la minéralité, ce qui donne un accord qui peut étonner mais qui se révèle très agréable. Fred l’avait déjà testé avec du poisson ce qui lui a donné l’idée de l’ouvrir pour cet apéro.


Parcelle des Orgues pendant les vendanges 2005

La deuxième bouteille contient « Les Vinzelles » 2005, 100% Gamay. La robe est rubis « cœur de pigeon », le vin est très limpide. A l’aveugle, j’aurais dit un Coteau du Loir 100% pineau d’Aunis. Le nez est poivré, assez vif et minéral. En bouche, même typicité aromatique avec une belle matière que le Coteau du Loir n’a pas ! Il a très bien accompagné le saucisson.

Par contre, pour la tartine de reblochon qui a suivi, j’ai préféré les Petites Orgues grâce à son côté crémeux.

Gwenola

jeudi 31 janvier 2008

Les dégustateurs hystériques - Départ de Gautier

Les échapés de la gastro ou de l’intoxication de la veille se sont retrouvés au Vieux Chêne (Paris XIème) pour le diner de départ de notre ami Gautier qui déménage à Montpellier.
Le thème de la soirée : « votre coup de cœur » . Comme d'habitude, les vins étaient servis à l’aveugle.

Un grand merci au patron du Vieux Chêne qui pour l’occasion nous a préparé un superbe repas pour accompagner les flacons que l’on avait apportés.

Apéritif
Leccia E. Crocce Patrimonio Blanc 1998
Au nez, je suis sur un Chardonnay jeune avec des notes de pamplemousse et du beurré.
En bouche, il est légèrement perlant, une belle acidité puis viennent des arômes d’acacia et de boisé /vanillé. La finale est un peu décevante sur l’amertume et la pomme verte.
Je n’avais absolument pas reconnu le Vermentino. A regoûter dans quelques années lorsqu’il aura entièrement fini d’absorber son bois

Entrée :
Nage de saint-jacques et coques aux petits légumes (panais, poireau, champignons) et câpres

3 vins accompagnent cette superbe nage. Par ordre d’apparition :

Robert Niero Condrieu Les Ravines 2003
Un nez de pêche, d’abricot et de cire. Le nez est brouillon.
En bouche, l’amertume, l’astringeance et la cire emportent tout. La bouteille a un problème. Dommage !

Laroche Réserve de l'Obediencerie Chablis grand cru "Les Blanchots" 1992
Un premier nez d’ananas confit puis plus rien ?!?
En bouche, il y a un peu de rancio, du fruité exotique (mangue et ananas) et de nos vergers (abricot) avec de la gousse de vanille et du beurré qui arrondit le tout. Mais manque de structure et surtout il ne me parle pas.

Tabali reserve spécial Limari Valley Chardonnay 2004
Un nez un peu bizarre de beurre et de banane ?!?
En bouche, il se révèle complexe : toujours de la banane, mais aussi de l’héliotrope, de la gousse de vanille, du beurré, un boisé noble et une belle structure acide. J’ai bien aimé.

Pause champenoise
Bollinger Grande Année 1990
Un nez liégeux, de pomme et un peu rancio.
La bulle est fine, il y a des agrumes et de la pomme, une belle acidité. Mais il n’a pas de structure et il manque de complexité aromatique. Défaut de bouteille ?

Bollinger Grande Année rosé 1999
Robe rose orangé. Un nez de cerise et de kirsch. En bouche il est assez plat, décevant, c’est limite une eau gazeuse avec un peu de kirsch. Très décevante. Celui qui a amené la bouteille a fait de suite un courrier à Bollinger tellement il était mécontent ... et il y avait de quoi !

Plat :
Carré de veau rôti, jus à la truffe et purée de pomme de terre (largement) truffée.

Château Haut Bailly 1934
Bouteille malheureusement madérisée

Château Haut-Bailly 1918
La robe est brillante, rubis / grenat , un peu évoluée.
Le nez est complexe, tout plein de fruits (mûre, framboise, groseille), un peu de bois fumé avec une petite pointe de volatile qui lui apporte de la fraîcheur.
En bouche, le fruité domine, puis vient un boisé noble, des notes de thé fumé et un fleuri du type immortelle.
Le plus grand moment de vie de dégustatrice

Pais de Doumatz l'Arbre Blanc Les Grandes Orgues 2004 (VdP Puy de Dôme 100% pinot noir)
Un nez de groseille (légèrement confituré), de fleur de sureau, un peu viandé / animal.
Même typicité aromatique en bouche avec des tanins jeunes mais souples. La plupart des dégustateurs ont pensé à la syrah, moi ayant participée à la vendange je me suis bien marrée à les voir le nez plongé dans le verre se demandant ce que c’était. Les dégustateurs ont assez aimé ce vin.

Comte Armand - Pommard Clos des Epeneaux 1998
Cela commençait sous les meilleurs hospices avec un nez complexe sur les fruits noirs. Par contre en bouche une forte acidité et des tanins agressifs et asséchants. Personne n’a reconnu Pommard et celui qui a apporté la bouteille n’était pas content du tout.

Domaine de l'Hortus Grande cuvée 1998 (offert par le patron)
Le nez est un peu fluet. Mis à part un peu de truffe (influence de plat ?) je ne sens pas grand-chose. En bouche, il est fruité, assez agréable même s’il manque de complexité.

Mas de Daumas Gassac 1998
Robe rubis foncée. Un nez de tabac. La bouche est tannique, avec des tannins très serrés. Le bestiau est loin d’être à maturité. Bien.

Dessert :
Coulant au chocolat, sorbet ananas et sorbet banane

Mavrodaphne Aus Patras (vin grec)
Un nez de confiture de framboises, framboise écrasée, liqueur de framboise … une belle variation autour de la framboise, avec une pointe de menthe pour la fraîcheur!
En bouche il est plus moelleux que liquoreux avec des notes de cassis, framboise, un peu boisé, une belle richesse avec de l’élégance. Je le verrai bien avec une forêt noire, le coulant au chocolat étant un peu trop puissant pour lui.

Weingut Feiler-Artinger Ruster Ausbruch Essenz 1995 50% Chardonnay & 50% WeissBurgunder (pinot blanc) - Issu de la région de Rust - sur les bords du lac "Neusiedlersee"
Attention, poids lourd ! La robe est ambrée et très sirupeuse.
Un nez de muscat (rose et litchi), de confiture de vieux garçon.
En bouche il est très riche, englobe tout le palais et domine le chocolat. A prendre à dose homéopathique tellement il est puissant … mais qu’est-ce que c’est bon !

Et pour finir: Chartreuse 1605, un petit plaisir des fins de repas copieux. Toujours aussi bon même si certains semblent avoir du mal avec les 56%. Bonne digestion et dodo de bébé garantis.

Gwenola

lundi 5 novembre 2007

Domaine Alain Jeanniard (Morey-saint-Denis)

Ce week-end nous sommes allés rendre visite à notre ami Alain Jeanniard à Morey-saint-Denis.
Nous avons passé un bon moment dans la cave et passé d’un fut à l’autre pour goûter une partie de sa production 2006 et quelques 2007.

Hautes-côtes-de Nuits Blanc 2007 (la fermentation vient juste de se terminer et la malo n’a pas débutée)
Déjà très aromatique sur le pamplemousse, le citron et l’ananas … un petit bonbon anglais !

Hautes-côtes-de Nuits Blanc 2006 (prix d’excellence des hautes-côtes)
Un nez de pêche, de cédrat confit avec un peu d’exotisme. En bouche il est plus sur le pamplemousse et l’abricot avec un peu de gras et une légère sucrosité qui arrondissent le tout. Le boisé est un peu marqué en final, mais le temps arrangera cela.
Je suis toujours aussi fan de son blanc d’une belle complexité et d’un grand équilibre.

Rosé de Passe-tout-Grains 2007
Dans le verre, il a une robe de jus de cerise qui fait penser à une petite fraindise.
Au nez la friandise est bien là et elle s’appelle framboise, groseille et cerise.
En bouche, il a une acidité très marquée, c’est normal car il n’a pas fait sa malo, et une finale tout en fruit avec une belle structure beurré qui indique que l’on se régalera bien sous les tonnelles l’été prochain

Nous passons aux rouges et attaquons par un Nuits-Saint-Georges 1er cru « les Damodes »2007 (vendage du 8 septembre). Au nez des notes fermentaires, de coriandre fraîche et beaucoup de fruit dont la prunelle. Un Nuits très charmeur et très tendre.

Chambolle-Musigny 1er cru « les Combottes » 2007. Des fruits mûres cassis et fraises des bois avec des tannins plus présents que le Nuits mais toujours ce côté charmeur, élégant et fin de Chambolle.

Après cette mise en bouche avec les 2007, nous passons aux choses sérieuses avec les 2006, toujours dans les rouges
Bourgogne 2006. Une nez de groseille et de fleur de sureau que je trouve typique du pinot noir jeune, une trame tannique présente mais non alourdissante, des notes beurrés qui arrondissent le tout et un petit côté charmeur de Chambolle. Un Bourgogne qui vaut bien un Village.

Gevrey-Chambertin village 2006. Très complexe au nez : groseille, sucre cuit, fleur de sureau et d’oranger. En bouche il est typiquement Gevrey, très long, un boisé agréable déjà bien intégré, du gras et des tanins présents mais non asséchants qui me font dire qu’il devrait bien se garder. Un bien beau Gevrey avec de la délicatesse.

Chambolle-Musigny 1er cru « les Combottes » 2006. Le nez est un peu fermé, mais il a été soutiré il y a peu de temps, néanmoins je note qu’il a beaucoup de fruit (fraise des bois et framboise). Les tanins sont soyeux et le fruité est long en bouche. Un Chambolle tendre et gourmand typique de Chambolle.

Morey-Saint-Denis 1er cru « Chenevry » 2006. Un bel équilibre entre les notes fruitées, florales et sucre cuit. Il a une structure tannique qui lui donne un côté Gevrey mais avec beaucoup d’élégance. Il est bien en place, je préfère nettement ce millésime au 2004 et 2005 que j’ai goûté à plusieurs reprises.

Pommard 1er cru « Les Sausilles » 2006. Un beau nez très complexe. Du fruité, de la vanille légèrement fumée, de la réglisse, des champignons type Chanterelles et des notes de noyau de cerise un peu kirsh. Bref cela se « bouscule au portillon ». Un nez qui me fait presque penser à de la Syrah. Mais pas de panique en bouche il est typique d’un pinot que l’on situe plus sur la côte de nuits que celle de Beaune. Un pommard assez déroutant qui reste un beau vin tout en finesse.

Fixin village « En Combe Roy » 2006. Un nez à la fois fin et expressif assez porté sur le fruit (groseille), un peu de truffe et de Benjoin. En bouche on retrouve le côté « Cistercien » (sévère et retenu) et cailloux de Fixin.


Nous finissons en beauté avec un Beaune 1er cru cuvée Nicolas Rollin 2006 des Hospices de Beaunes qu’Alain à acheter lors de la vente aux enchères de l’année passée. Un nez élégant, poudré et légèrement épicé. Des tanins énorme en bouche mais pas brutaux qui apporte structure et longueur. Très beau.

En conclusion, je dirai que comme toujours dans les vins d’Alain, les terroirs sont nets, les vins gagnent donc en typicités et caractères, mais reste très élégants.
Le millésime 2006 donne des vins tendres, friands et élégants mais avec une belle structure tannique et/ou acide qui leur donnent un bon potentiel de vieillissement. Des vins à boire très prochainement à voir évoluer.

Gwenola