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Bienvenue à toi, aventureux surfeur, qui vient s'échouer en quête de sens gustatif. Ici tu trouveras des récits d'agapes, des notes de dégustations bacchiques et des adresses prometteuses compilées avec amour.

vendredi 29 novembre 2019

Lièvre à la Royale 2019


Une fois n'est pas coutume dit-on mais notre rendez-vous annuel en prend néanmoins la tournure.
Nous avons donc rendez-vous avec nos amis amateurs de gibier pour une nouvelle dégustation de Lièvre à la Royale.
Cette année nous sommes au Saint James Paris.


Amuse-bouches


Carpaccio de lotte, guacamole en feuille de brick, oursin, agrumes

Une petite mise en bouche tout en fraicheur et finesse.

Tartare de bar mariné au yuzu et noix de coco
Chou-fleur décliné et citron caviar de chez Damien Blasco

On continue dans le poisson cru avec une belle entrée pleine de vivacité.

Le lièvre à la royale dans toute sa tradition, foie gras et truffe



La pièce de résistance. Une présentation classique, rehaussée par la truffe râpée. La chair est ferme et gouteuse, la sauce bien corsée. La tradition est bien respectée. Pour prolonger le plaisir, ne passons pas à côté de la purée au siphon truffée. Aérienne, truffée ++, c'est une pure gourmandise.
Pour ce plat sanguin, le Vacqueyras 2015 du Sang des Cailloux est tout à fait approprié. Une belle structure en bouche et des fruits noirs qui tiennent joliment tête au lièvre.


Tarte citron destructurée

Un pré-dessert charmant, tous les marqueurs sont là. Miam !


Craquant au chocolat Alpaco 66% et thé Earl Grey
Streusel au cacao et fleur de sel, crème glacée infusée au thé

Double miam ! Une merveille d'équilibre entre notes chocolatées, sel et bergamote. Et malgré la richesse du lièvre, il se mange sans faim.



Avec ou sans lièvre à la Royale, le Saint James est un lieu où le bar et la table appellent à la détente et à l'appréciation des nourritures terrestres. Nous reviendrons...




François

samedi 14 septembre 2019

Du cochon chez L'Oeuf ou la Poule ?!


Notre parcours de vacances se termine à Arras, où nous retournons avec plaisir et empressement à L’Oeuf ou la Poule.



L’œuf parfait, « espuma » de Maroilles

Un œuf bio cuit à 63°C, du crumble de pain d’épices, une crème au Maroilles de la Finarde et une tuile de pancetta poivrée.


Oeuf cocotte aux champignons


Cuisse de poulet, pommes grenaille, purée de chou-fleur

Des os pour ma Comtesse. Pour ma part, je fais des infidélités à la basse-cour pour craquer sur le plat du jour :


Paleron de cochon

Quoi ? Du cochon ?? Eh oui, même chez L'Oeuf ou la Poule. Et en plus, il est très bon.


Tarte au citron déstructurée

L'oeuf est aussi présent dans les desserts. En version légère pour ma Comtesse...


Crème brulée aux framboises

...et en version gourmande pour moi.


Si vous n'avez pas encore compris, L'Oeuf ou la Poule est un incontournable d'Arras, j'en veux pour preuve que les tables sont prises d'assaut. Donc, réservation indispensable.


François



vendredi 13 septembre 2019

Bloempot by Florent Ladeyn (bis repetita)


Après notre dîner impromptu à Boeschepe, nous reprenons notre parcours initial pour aller déjeuner au Bloempot, la seconde adresse de Florent Ladeyn. Les circonstances...

Même philosophie, mêmes produits mais exécution différente (heureusement pour nous). Hier soir, petit menu, aujourd'hui grand menu. C'est parti !


Boulettes danoises

Pas de notes (ça commence bien...), mais c'est bon !


Tartare de canard, carpaccio de rosés, poudre de champignons

Un tartare assaisonné aux champignons fermentés, shiso, graines de tournesol torréfiées et câpres. Une belle acidité qui peps la douceur du tartare. Mon idée de la comfort food. No stress...


Poulpe en salade, poivron cru et cuit, caviar d'aubergine fermentée, pousses de radis rose

Les saveurs puissantes du poivron et de la sauce légèrement pimentée envoient du lourd. C'est très très bon.


Fleur de courgette en tempura

Dans sa plus simple expression... tempura à la bière, gel et fleur de sauge. C'est croustillant et moelleux à la fois, fin et subtil, c'est top.


Poulet, moules, chou-rave, fenouil

Un terre-mer plutôt inattendu mais intéressant. Le poulet est cuit en saumure à basse température pour un très beau moelleux, conforté par le pressé de chou-rave cuit au beurre. L'accord anisé entre moules et fenouil est parfait et l'ensemble fonctionne très bien.


Chou rouge rôti

Sous les rondelles de betteraves en pickles, se cachent du chou réhydraté au jus de canard, de la charcuterie de porc maison, des groseilles et de l'oxalis. Le mélange des saveurs salée, acide et sucrée-vinaigrée des pickles est top.


Brioche au Maroilles

Le cliché nordiste du menu, mais quel cliché. La brioche est moelleuse à souhait, gouteuse et totalement addictive. J'en ferais volontiers mon petit déjeuner quotidien.


Pomme / Faisselle de chèvre


La même, version pomme cuite pour ma Comtesse

Un bel exercice d'équilibre entre acidité et sucre.


Tartare de concombre

Troisième claque du menu. Concombre, groseille à maquereau et verveine. Fraicheur, croquant, le concombre sert de support au gout subtil de la verveine, avec une dose de sucre modérée qui garde à cette douceur toute sa légèreté. Une tuerie...


Yaourt et myrtille

Tarte au yaourt, myrtille et glace au yaourt à la myrtille. Miam !


Fraises, sucre de genévrier

Même final qu'au Vert Mont avec une légère variante mais tout aussi bon.


Poussant au maximum le concept des produits locaux, le Bloempot a logiquement remplacé le café par la chicorée.


Avec Bloempot, Florent Ladeyn se permet d'étendre la palette de ses créations tout en respectant ses grands principes : des produits locaux et du fait maison. Pour notre plus grand bonheur gustatif, il le fait très bien.



François

jeudi 12 septembre 2019

Des vacances mouvementées... De Lille à Boeschepe


Comme si une faillite de compagnie aérienne n'était pas suffisante...

Nous admirions le spectacle des otaries de Nausicaa quand je reçus un appel téléphonique du Rouge Barre, le restaurant de Steven Ramon, ex-Top Chef. Réservation annulée pour cause de problème technique en cuisine...

Après force soupirs de frustration/accablement, je cherche rapidement une alternative et trouve un dernier créneau de réservation à l'Auberge du Vert Mont, le vaisseau-amiral de Florent Ladeyn, ex-Top Chef aussi.

Nous voici donc partis à la nuit tombante, non vers le centre-ville de Lille mais en direction du Mont Noir.
Nous arrivons juste à l'ouverture ce qui nous permet de nous installer en face du superbe foyer ouvert.


En effet, les lieux ont un peu changé depuis notre dernière visite. Le bar est donc remplacé par un plateau doté d'un foyer central au-dessus duquel des magrets de canard perdent lentement leur graisse (rassurez-vous, elle n'est pas perdue). Derrière ce plateau, deux ouvertures permettent à la cuisine d'avoir un œil sur la salle.


Le pain maison est prêt...


...et Solingen en main, nous aussi.


Cracker au sarrasin, mayonnaise à la livèche, fleurs comestibles


Maquereau fumé, purée de betterave, agastache


Tomate marinée, huile d'olive, fleur de tagette, fromage de chèvre

Une belle entrée estivale, équilibrée en acidités maitrisées, avec la tagette à la saveur d'orange en contrepoint.





Pour accompagner notre entrée, nous commençons avec la Spruiting Vat, une saison maturée en foudre de vin blanc italien, fruit de la collaboration entre la Brasserie de la Senne et De Garde Brewing. Une bière de caractère mais fraîche et légèrement sure qui apporte du peps et répond à l'acidité du chèvre.


Canard laqué à la rhubarbe, rhubarbe crue, purée de rhubarbe et jus de canard

Enfin, notre patience est récompensée. Après avoir attendu en admirant les magrets égoutter au coin du feu, nous pouvons les
déguster. La cuisson est entre saignante et à point mais la chair est bien moelleuse. Là encore, Florent démontre qu'il aime l'acidité avec la rhubarbe (surtout crue), mais le jus de canard vient bien la tempérer. Un plat à la saveur médiévale. Quant à la graisse, elle est tombée et à servi à cuire les pommes de terre, servies avec ail et oseille. Un accompagnement top.
Malheureusement, la Rinsotte 2016 du Domaine Bois Masset (Syrah, Braucol et Duras) a bien trop d'acidité volatile pour être véritablement appréciée.


Frites, crème de Maroilles, cendre d'oignon

Frites, fromage fondu, le triptyque du Nord est complet avec la Bière de Boeschepe à la mousse crémeuse, la bulle fine et l'amertume légère (J'adore!!). Quant à l'accord frites/Maroilles, c'est d'une évidence confondante. C'est fin, ça se mange sans faim.


Framboises, yaourt de brebis, estragon




Acide, sucre et une grande douceur dans ce (pré-)dessert. De quoi se refaire la bouche après la richesse du triptyque. De plus, l'acidité marquée de la Cuvée Freddy de la Brasserie Alvinne à la myrtille réveille le palais. Une bière, vieillie en fût de chêne, au beau nez fermentaire et de fruits noirs.


Pour les desserts suivants, un verre de kéfir au cassis à base d'eau et jus de pomme. Frais et léger, pour bien digérer...


Gaufre, myrtille, oxalis et sorbet reine des prés

Là encore, de l'acide, du sucre, du croquant et de la douceur. Très bel équilibre de structure et de saveurs.


Fraises, vergeoise à la verveine

Peut-on faire plus simple? Des fraises locales et du sucre à la subtile saveur de verveine. On en mangerait deux ou trois fois plus. Très beau final.

En résumé :
- Florent aime l'acidité,
- Le pari de n'utiliser que des produits locaux et maisons est fort bien relevé,
- C'est bon!
- Et on se régale.

Visite impromptue mais le plan B n'est pas un succédané, bien au contraire. Comme quoi, quand on tombe, l'important est de bien rebondir.





François

Les (troisièmes) meilleurs frites de France


Tous les ans, le site les-friteries.com établit un classement des meilleurs friteries de France (et également de Belgique). Sur notre parcours vers Lille se trouve la friterie qui occupait la 3ème marche du podium en 2018 : le Central Frites à Bully-les-Mines.

Vente à emporter uniquement mais un accueil très chaleureux de la part de Daniel Duval qui prend le temps d'expliquer la très longue carte aux touristes que nous sommes.

Nous repartons donc avec un...


Kebab frites

pour ma Comtesse et un...


Américain Mexicanos

, un mélange de viandes de bœuf et poulet bien relevé, pour moi.

Et les frites, me direz-vous ? Eh bien, elles sont bonnes !!

Le Central Frites, testé et approuvé !!



François

mercredi 11 septembre 2019

Côte d'Opale - Etape 3 - Étaples


Quand on aime, on ne compte pas, dit-on. Mais nous, quand nous aimons, nous y retournons !
C'est pourquoi nous voilà repartis pour les Pêcheurs d'Étaples.

Après les plateaux, place aux poissons.


Aile de Raie vapeur, moutarde de Dijon aux algues

Ma Comtesse, mise en appétit par une raie aperçue au Grand Café d'Hardelot-Plage, ne laisse pas passer celle-ci. Une aile (deux morceaux) d'un fort beau gabarit.
Pour ma part, je ne peux résister à la spécialité locale repérée la veille :


La Bouillabaisse Étaploise


Premier service

Langoustines, pommes de terre, moules et un peu d'une soupe de poissons très riche. C'est le moment de mettre les doigts dans la soupe. Le bavoir se fait très indispensable. Mais je me régale.


Second service

Rouget, lotte, cabillaud et daurade, plus le reste des moules et encore plus de soupe. Les poissons sont parfaitement cuits et la soupe se mange sans faim.
J'admire l'abnégation de ma Comtesse qui me regarde manger patiemment...


A nouveau, Les Pêcheurs d'Étaples nous régalent et nous nous interrogeons déjà : quand reviendrons-nous Étaples ?



François