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Bienvenue à toi, aventureux surfeur, qui vient s'échouer en quête de sens gustatif. Ici tu trouveras des récits d'agapes, des notes de dégustations bacchiques et des adresses prometteuses compilées avec amour.

vendredi 14 juin 2019

Beer Week - Etape 3... ou pas (Frenchie Bar à Vins)



Nous sommes en route pour la Junoberfest, comprenez l'Oktoberfest en juin, au Hoppy Corner, troisième et dernière étape de notre Beek Week 2019.
Au programme, bières allemandes et autrichiennes et saucisses !!

Las, une fois sur place, c'est la Bérézina... Pas de place, complet... Bref, on laisse tomber.

C'est alors que ma Comtesse, pleine de ressource, m’emmène dans la rue du Nil toute proche où le Frenchie Bar à Vins nous tend les bras. Ni une, ni deux, à nous les lieux.



Ambiance petites tables et convivialité, propice à la discussion avec les voisins de table.
La carte est plutôt courte mais alléchante, pensée pour que les assiettes soient partagées entre les convives. Celle des vins ne l'est pas moins. Nous y dénichons le Muscadet Le Fief du Breil de Jo Landron. Un beau vin, droit et digeste.


BURRATA
Caviar d'aubergines fumé, tomates confites, pignons et graines de courges

C'est frais, la douceur du fromage s'accorde parfaitement avec le fumé du caviar. Une belle entrée en matière.


AGNOLOTTI
Anguille fumée, ricotta & bouillon dashi

Là, on cause... les saveurs sont précises, délicates, le poisson fondant... c'est trop bon.


TAGLIOLINI
Agneau, olives et parmesan

On continue dans l'excellent. C'est gouteux, ensoleillé, raccord avec la saison.


POULPE
Mariné et grillé, sauce yaourt, haricots au curry

On touche au sublime. Un poulpe moelleux, bien relevé par les épices, adoucies par le yaourt. Un brochette pour deux, c'est peu...


Après ces agapes, pas envie de dessert. En revanche, le Colston Bassett Stilton de Neal’s Yard Dairy au Nottinghamshire, au lait de vache pasteurisé, est un délice, surtout accompagné d'un verre de Rivesaltes.



Pour résumer le Frenchie Bar à Vins, c'est bonne pioche ! Et tant pis pour la Beer Week.


François

mardi 11 juin 2019

Beer Week 2019 - Etape 2 - Le Saint Sébastien


L'étape 2 de notre Beer Week, nous conduit au Saint Sébastien qui accueille, pour une soirée mets et bière, la brasserie Deck & Donohue.


Nous prenons l'apéritif avec une Pils, une blonde claire, fraiche et légèrement amère, très rafraichissante.


Asperges, sésame, feuille de nori





Les asperges sont juste blanchies et grillées, encore croquantes, accompagnées d'une mayonnaise au sésame et nori.
Elles sont accordées avec la Mission Pale Ale à la robe orangée et au nez citron/passion. La bouche est élégante, avec une amertume fine bien maîtrisée.


Ricotta, petit lait, radis

Du frais, du croquant et une ricotta parfumée et savoureuse.
Ce ne sont pas une mais deux bières qui nous sont apportées. Les bières Trouble sont brassées à partir de quatre céréales (orge, froment, seigle, avoine) et de houblons d’Alsace.
la Trouble #6 est une blonde légère et bien équilibrée.
La Trouble #S, sur la même base, est vieillie en futs de Savagnin de Guillaume Overnoy. Le nez me rappelle furieusement le lambic de Cantillon. La bouche est superbe, d'une belle longueur. Le fut enrobe le houblon mais le radis renforce son amertume.


Ceviche de maquereau, huile de champignon, jus d'herbes






Un joli plat, bien travaillé.
La bière suivante est la Clem's Summer Wheat, une bière d'été à base de blé. Un nez de passion et une bouche fraîche et fruitée.


Selle d'agneau





Une viande gouteuse à la belle cuisson, c'est un superbe plat.
A défaut de Pauillac, nous dégustons la Saison Merlot Cabernet, vieillie 11 mois en fut de Saint-Emilion. Une robe orange et une bouche puissante, presque tannique, à l'amertume persistante.


Meringues française et italienne, cerises fraîches, chantilly au saké




C'est frais, léger, ça croque... miam !
Le Temps des Merises est un assemblage de Trouble #6 et de bière brune, vieillie 5 mois en barrique de Pinot Noir, puis 3 mois de plus avec des merises sauvages. Une bouche de lambic légèrement parfumée. Une jolie saveur de cerises aigres sans le côté aigre. C'est très plaisant.








Le point commun des bières de D&D, c'est une amertume présente (un peu trop pour Ma Comtesse) mais bien maîtrisée et l'équilibre des saveurs qui en font des bières plaisantes qui donnent envie d'y revenir.
Quant au Saint Sébastien, si les décibels montent assez rapidement avec l'affluence, sa cuisine originale mais très lisible est une parenthèse relaxante dans ce monde de brutes...



François

samedi 8 juin 2019

Beer Week 2019 - Etape 1 - La P'tite Mousse


Et c'est reparti !!! La Beer Week est de retour !!

Pour l'étape 1, nous nous rendons entre Pigalle et Blanche pour déguster des beerfloats à La P'tite Mousse.

Je vous entends, fidèles lecteur.trice.s, vous interroger : "Des beerfloats ??"

Un float, ou flotteur en français, est un mélange de soda, sirop (facultatif) et de glace. Les bulles de soda font flotter la boule de glace à la surface, d'où le nom. Il existe des variantes dont le Black Cow à base de root beer ou le Brown Cow à base de cola. Un beerfloat est donc un flotteur à base de bière.


Les recettes de La P'tite Mousse :

Sour et Poire.
Une bière blonde à 3,5°, une boule de sorbet poire et un peu de chantilly pour la gourmandise. C'est très rafraichissant, le sorbet légèrement sucré balançant l'aigreur de la bière. Ça se boit tout seul !

Stout et Vanille.
L'accord de la puissance et de la douceur. Et ça fonctionne plutôt bien. Contrairement au premier flotteur, celui-là s'envisage comme un dessert/digestif.


Expérience très concluante et qui en appelle de nouvelles. Ça tombe bien, l'été arrive. Alors soyez aventureux et créatifs !



François

lundi 6 mai 2019

Anniversaire au Saint James


Aujourd'hui, nous sommes le 6 mai et il y a de cela treize ans jour pour jour, Ma Comtesse et moi convolions en justes noces. Comment manquer pareille occasion ? Alors, pour fêter dignement cette évènement, je lui fais la surprise de l'emmener dîner au Saint James Paris.


Nous sommes dans un lieu hors du temps et de la fureur parisienne. Un hôtel néo-baroque du 19ème siècle, cosy et majestueux.


Les boiseries du restaurant inspirent la sérénité d'une soirée d'hiver au coin du feu. Les fenêtres s'ouvrent sur une terrasse dont les frondaisons promettent des brunchs estivaux apaisants.


Treize années de mariage = noces de muguet. Donc muguet oblige.

Adrien Brunet a fait ses classes aux côtés de Jean-Luc Rocha à Cordeillan-Bages puis au Saint James lorsque ce dernier a pris la suite de Virginie Basselot. Il prend les rênes des cuisines au départ de son chef pour la Maison Monblanc. Afin de découvrir sa cuisine, nous optons pour le Menu Dégustation.

Mais d'abord, pas de célébration sans champagne. Nous triquons donc avec le Champagne "Confidence" 2010, Blanc de Blancs Brut Nature de J.L. Vergnon. Un vin vif avec un beau fruit en finale.


Cromesquis de veau, sauce tartare
Gougère truffée


Mousse de petits pois, gambas, focaccia, sauce escabèche





Avec notre repas, nous faisons moitié-moitié. Ma Comtesse choisit l'accord au verre et moi le Montlouis Rémus Plus 2014 du domaine de la Taille aux Loups. Une bouche ample avec une belle trame acide et un très joli bouquet fleuri/fruité. De la belle ouvrage à laquelle Jacky Blot nous a toujours habitués.

Carpaccio de lotte mariné au kalamansi
Ketchup d'oursin et accra d'huitres de Plougastel






Une baguette au parmesan et des câpres frites pour le croquant et une marinade très juste pour un plat tout en fraicheur et douceur.
Le vin au verre proposé est le Sancerre 2017 du Domaine Vacheron. Un beau Sauvignon vif.


Foie gras mariné au vin chaud
Tartare de poire à la vanille et croustillant pain d'épices




Un foie gras mariné aux épices et poêlé au superbe moelleux. Cannelle, badiane, clou de girofle, gingembre et orange, pour une tuerie de vin chaud. C'est totalement hors-saison mais terriblement bon.
Pour ce plat, le Côte Roannaise du Domaine des Pothiers. Un Gamay à la matière concentrée mais gouleyant, joliment poivré au nez.


Croquant de champignons
Oeuf de caille et d'esturgeon et sa mouillette au lard de Colonnata




L’œuf et les champignons sont cachés sous un sabayon agrémenté de caviar Baeri. Le plat est à l'image de la brioche au lard, très riche et très bon !
Accord original avec le Sake "Dragon God" kakushi ginjo genshu de Ryujin Shuzo mais bien pensé. Un nez très floral et un toucher de bouche très fin à l'aromatique flatteuse (anisée). C'est élégant, gourmand et parfait pour alléger le palais entre chaque bouchée.


Homard bleu de Quimper à Tokyo
Rôti puis laqué au soja fumé, nouilles soba, légumes au mirin dans un bouillon Dashi






Toutes les cuissons, du homard, des nouilles et des légumes, sont d'une grande justesse. Le dashi est tès gouteux. On est plus dans l'umami que dans l'iode mais c'est gourmand et là est l'important.
Pour l'accord, le Saumur blanc "Arcane" 2014 du Chateau de Fosse-Sèche. Pas pris de notes, mea culpa...


Canon d'agneau aux épices
Tartelette aux asperges et blanc-manger au citron noir d'Iran

Ce plat est la claque en plein palais de ce menu. C'est un duo (ou une opposition) de saveurs opposées : douceur de l'agneau et des asperges / puissance de la croute au sésame aigre/acide, du condiment yuzu et du jus d'agneau corsé. L'équilibre est...fluctuant. Le blanc-manger au citron noir sert de lien aux deux extrêmes.
Qui dit agneau dit... Margaux. Eh oui, on a le droit de changer de temps en temps. Et donc, nous avons droit au Margaux Baron de Brane 2012 servi en magnum. Un nez margalais et une bouche pleine de Cabernet mûr, boisé et humus. Belle longueur.


Déclinaison de framboises

Fraiche, en crémeux, en sorbet... avec une réduction de mélisse. Frais et léger.


Fraises gariguettes parfumées au shiso
Jus de fraise et croustillant à la fleur de sel




Le sablé noisette légèrement salé porte les fraises fraiches et en sorbet ainsi que le crèmeux shiso très doux. Un dessert faible en sucre et délicat en bouche.
Le Champagne Taittinger Prestige Rosé a un nez de petits fruits rouges et une bouche fruitée, très gourmande.


Allergies oblige, Ma Comtesse est privée de sablé mais gagne ne bougie d'anniversaire.




Si vous en doutez encore, nous avons passé un très bon moment dans cet écrin qu'est le Saint James.




François

vendredi 26 avril 2019

L’Oeuf ou la Poule ? Les deux...


Petit weekend en Nord-Pas-de-Calais.
Ce soir, nous sommes à Arras et à la recherche de la réponse à la question la plus existentielle qui soit : l’œuf ou la poule ? Et où peut-on la trouver ? Chez L’Oeuf ou la Poule bien sûr.


Après une mousse apéritive au Baramousse, nous prenons possession de la dernière table libre.

Comme son nom l'indique, le lieu est dédié à la volaille et sa descendance non fécondée. L'une et l'autre pouvant être déclinées de centaines de façons, la carte change toutes les semaines.


L’œuf parfait, espuma de Maroilles

Quand la rusticité rencontre la sophistication. Ma Comtesse oublie son cholestérol et se régale...


L’œuf cocotte au chorizo

Quand l'élégance rencontre José. C'est gourmand et piquant comme il faut.


La fameuse Poule au pot

"L'incontournable de l'Oeuf ou la Poule". Incontournable en effet. Une chair moelleuse, des légumes cuits au bouillon de volaille, de la sauce poulette et du riz façon risotto à la sauce poulette. Vous vouliez de la volaille ? C'est d'une gourmandise folle.


Curry de poulet façon Madras

Là encore, une chair moelleuse et un curry crémeux et bien épicé (pas pimenté, épicé).





Courte carte des vins mais bien fournie, qui me permet un accord à oser avec les plats épicés : Le Coteaux de l'Aubance 2017 du Domaine de Montgilet. Un beau Chenin bien équilibré en sucre/acide. Comme je m'y attendais, ça fonctionne très bien avec le curry.


L’œuf à la neige à notre façon

Une version régionale, recouverte de poudre de spéculoos.


L’œuf Chocolat surprenant

Un dessert à découvrir en avant/après...


...une fois la coque (de la Petite Maison d'Arras) fondue par l'arrosage de chocolat chaud Valrhona. Une mousse chocolat, une boule de glace au caramel beurre salé et des cacahouètes caramélisées. Gourmand...



Lao Tseu l'a dit, il faut trouver la voie. L'avons-nous trouvée ? Pas sûr... Mais ce que nous avons trouvé, c'est la réponse à notre fameuse question existentielle : L’œuf ou la poule ? A Arras, les deux !


François