Bienvenue

Bienvenue à toi, aventureux surfeur, qui vient s'échouer en quête de sens gustatif. Ici tu trouveras des récits d'agapes, des notes de dégustations bacchiques et des adresses prometteuses compilées avec amour.

samedi 2 mars 2019

Jouvence en famille


Notre visite annuelle chez Jouvence se fait cette année en famille : Ma Comtesse, mes filles et moi. A priori, le lieu parfait pour passer un très bon moment.


Salade de coques et brocolis

Une assiette de verdure relevée par la salinité des coques. Bel équilibre.


Salade de croquettes de bœuf

Beaucoup de générosité dans cette entrée gourmande.


Salade de tourteau

Du radicchio Castelfranco, du daikon, du citron confit et une mayonnaise au citron vert. Une entrée tout en douceur, titillée par le citron et la fine amertume de la salade.


Cabillaud

Volaille, macaronis à la crème


Boeuf Black Angus, légumes racines

Le mot d'ordre : simple et efficace. C'est une réussite.


Tube chocolat et agrumes


Tarte Campari aux agrumes


Les madeleines chaudes

Tout est exquis, mes filles sont ravies. Une fois encore, Romain Thibault nous a régalés.


Bonne cuisine, bonne humeur, Jouvence, c'est le bonheur.


François

vendredi 25 janvier 2019

Cocktail Week - Suite et Fin


Troisième et dernière sortie pour cette édition 2019 de la Cocktail Week.

Nous sommes dans le quartier des Enfants Rouges, au nord-est du 3ème arrondissement. Première étape de notre périple, The Cambridge Public House.
Avec un nom pareil, et un sobriquet de "pub", vous imagineriez un lieu très anglais, fauteuils de cuir, barres de cuivre et boiseries. Et vous auriez raison. De même qu'avec l'ambiance, conviviale et cosy.
La création de la Cocktail Week est le Tales of Us :


Bourbon Woodford Reserve, Manzanilla au laurier et Orange Sanguine. Un très bel équilibre, l'orange restant discrète face au beau mariage entre notes boisées du Bourbon et oxydatives du Jerez. Très plaisant et relaxant. Une belle mise en palais.

L'étape suivante est dans le même quartier : La Mezcaleria à l'Hôtel 1K. Ambiance fête des morts et concoctions maison. Pour la Cocktail Week, Ben a imaginé le Palobreez :


Mezcal Koch, Soda au pamplemousse, Cranberry, Sel de piment et tortilla. Une boissons festive où le pamplemousse vient adoucir le feu du sel de piment posé sur le verre. Muy Caliente !

Le temps passe et, malgré les tortilla chips, la faim se fait sentir. Heureusement, il est possible de grignoter quelques spécialités "locales" tels les tacos au boeuf :


Pour les accompagner, Ben conseille le Matatlan en édition limitée.


Mezcal espadin Koch, Bourbon Bulleit, vermouth doux, Angostura bitters et graines de basilic. Matatlan, comme un mariage de Manhattan et Mazatlan, un Manhattan au gout prononcé de basilic, surprenant mais bien construit et parfaitement en accord avec les tacos.


Deux belles adresses à découvrir si vous ne les connaissez pas, chacune bien dans son propre style. A vous de choisir et à l'année prochaine pour la prochaine édition.


François

mardi 22 janvier 2019

Cocktail Week 2019 - Combat / daRock


Cocktail Week 2019, épisode 2.

Nous nous aventurons dans les hauteurs de Belleville pour rendre une visite aux gérantes de Combat. Combat, en l'honneur du quartier de Paris qui l'abrite et également des luttes féministes car la particularité de ce bar est qu'il a été initié par trois femmes.


Cependant, l'ambiance des lieux est plutôt à l'apaisement : lumière tamisée, grande baie vitrée. La carte est courte mais plutôt créative. Pour la Cocktail Week, la création maison est le Michelana (à gauche) :


Nikka Coffey Gin, Ananas, Citron vert, Sirop d'agave, Mezcal, Bitters thaï et Bière. C'est une version plus light et plus civilisée du Michelada mexicain (un genre de Bloody Mary à la bière)

Autre création maison, le 1901 (à droite): Saké, liqueur umeshu, whisky, verjus de raisin, teinture de raifort, bitters pissenlit. Là encore, de la finesse et un bel équilibre entre amers et alcools.

Après cet excellent apéritif, la question se pose : qu'est-ce qu'on fait ? Dans le secteur, à trois statons de métro de là, se trouve un de nos repaires où sévissent deux de nos bons amis : daRock.


Mirko nous accueille -comme toujours- chaleureusement et avec un Spritz daRock, le spritz façon traditionnelle (sans Apérol).


Baccalà mantecano façon vénitienne

La morue est effilochée et moelleuse, à peine salée. Tartinée sur la tranche de pain, elle est très gourmande. Les pickles d'oignon ravivent le palais avec leur note aigre-douce.


Coquelet rôti et pommes de terre

Ce coquelet est tout simplement divin. Un moelleux extraordinaire et des pommes de terre fondantes en font un plat là encore très gourmand et généreux en quantité et saveur. Bravissimo !


Penne anchois et brocolis

Titillé par l'intitulé de cet accord à la fois inédit et intriguant, je me suis laissé tenter. Grand bien m'en a pris. C'est un plat plein de finesse. Les brocolis apportent une note fraiche de verdure et les anchois se font discrets, comme une petite note salée qui vient équilibrer le plat.



Comme toujours, nous sommes traités comme des rois et Mirko et Fabrizio nous régalent une fois de plus. Bon accueil, bons plats, bons vins, le tout à des prix raisonnables... que demander de plus ? Une carte de fidélité peut-être... :)

François

dimanche 20 janvier 2019

Cocktail Week 2019 - Le Brunch


La Paris Cocktail Week est de retour. Après l'expérience réussie de l'édition précédente, nous étions impatients de la renouveler.

Intéressante nouveauté : le Brunch. Le principe : 3 plats, 3 cocktails.




Nous nous présentons donc à La Reine Mer. Est-ce une poissonnerie ? Un restaurant ? Les deux mon Général. On y trouve des nourritures marines, à emporter fraîches ou préparées ou à consommer sur place aux comptoirs. La relative exiguïté des lieux permet une sympathique proximité avec Thomas Girard (le barman) et François Louvel (le cuisinier).







Qui dit brunch dit... Bloody Mary. Mais dans une poissonnerie, il prend des accents marins pour devenir un Red Snapper : le gin remplace la vodka et la touche d'iode est apportée par un jus de cuisson de coques. C'est un bel équilibre gourmand. Juste ce qu'il faut pour bien commencer la journée...


... et pour accompagner la salade de coques, roquette et endive rouge. Une grande bouffée de fraicheur marine. L'accord avec le cocktail est évidemment parfait.




Second service. Après l'apéritif iodé, un short drink façon Dry Martini (Vodka et Noilly-Prat), twisté au saké. Une attaque dry suivie de la rondeur du saké. C'est joliment doux et aromatique. Ceux qui n'ont pas eu la curiosité de suivre la préparation voient arriver un plat mystérieux



Sous une mousseline de pommes de terre citronnée teintée au charbon végétal, un pavé de lieu jaune accompagné de sauce yahourt (la virgule blanche), d'une compression de vinaigre de Jerez (le point orange) et d'une purée de citron confit (le point jaune pâle). La cuisson nacrée laisse sa fermeté à la chair du poisson. Les trois condiments permettent un jeu sur les acidités qui fonctionne bien avec le lieu et également avec le cocktail. Un plat aussi beau que bon.


On reste dans le short drink pour le dessert avec un assemblage de Cognac, Vermouth blanc, Fino et Cédrat. Là encore, beaucoup d'aromatique et de la vivacité. Le dessert est à base de yahourt et caramel. Une mousse ultra légère, du café, sauce caramel et verjus. Léger et gourmand. L'accord café, caramel et caractère oxydatif du fino est excellent.

Première surprise, alors que nous allions regagner nos pénates, le chef François nous happe avec un poulpe freestyle préparé minute. Impossible de décliner...




L'assiette est superbe. Le poulpe grillé est accompagné d'un beurre blanc aux agrumes, Noilly-Prat et vinaigre. C'est un jeu d'acidité(s), tempéré par l'onctuosité de la sauce. Le poulpe est bien moelleux et caramélisé. Très belle improvisation.

Seconde surprise, deux verres arrivent pour accompagner le poulpe. Gin, Vermouth et Amontillado. Un côté élégant bien marqué d'oxydation, café et noix. Surprenant mais qui s'accorde bien avec la sauce et la mâche du céphalopode.


C'est dans un état de douce quiétude rassasiée que nous quittons enfin la Reine Mer. L'endroit est fort sympathique et les nourritures fort réconfortantes. Merci à François et Thomas pour leurs créations et bravo à Thierry et à l'équipe organisatrice de la Cocktail Week pour cette excellente idée. Nous espérons bien qu'elle sera renouvelée l'année prochaine.



François

mardi 1 janvier 2019

On commence l'année au Camélia


C'est une petite tradition qui s'installe peu à peu, prendre notre premier déjeuner de l'année au Camélia, à Bougival.
Pourquoi ?
D'abord pour L'accueil d'Élisabeth Conte, toujours parfait et attentionné.
Et puis surtout pour la cuisine de Thierry Conte qui revisite constamment les classiques de la cuisine française, celle que l'on aime.


Velouté de Racines et Truffe
Gratin de Tourteau, Estragon

Deux amuse-bouches faussement simples et d'une grande justesse de gouts. Le gratin est divinement moelleux.


Pressé de Foie Gras de Canard
Pommes Reinettes et Truffe Noire

L'année dernière, c'était un pressé foie gras/anguille. Cette année, la pomme remplace l'anguille pour plus de gourmandise mais avec une sucrosité bien maitrisée pour ne pas masquer la truffe. C'est moelleux en diable et addictif.


Nage de Saint-Pierre et Poireaux
Caviar

Un poisson parfaitement cuit et un beurre blanc et des poireaux parfait. Une alternative à retenir pour changer du bar au caviar façon Pic de notre réveillon.


Poularde de Bresse aux Morilles
Céleri et Légumes d'Hiver

Là encore des produits d'exception parfaitement travaillés. On ne s'en lasse pas.


Macaron Citron-Caramel
Glace Marrons Glacés

Bon, je ne suis pas spécialement fan de marrons, mais là, je dois bien admettre que cette glace est très bonne. Un dessert léger et bien équilibré entre sucre et acide.


Mi-Cuit Chocolat, Cœur Coulant Passion

Ma Comtesse étant privée de macaron pour cause d'allergie, elle ne regrettera rien avec ce dessert personnalisé. Chocolat et passion, ça fonctionne.






Avec ce repas, c'est toujours un crève-cœur de devoir choisir un vin pour l'accompagner du début à la fin. Sur les conseils d’Élisabeth, nous partons finalement sur le Châteauneuf-du-Pape blanc Les Saffres 2017 du Clos des Cailloux. 40% Grenache blanc, 30% Roussanne et 30% Clairette pour un vin certes jeune mais avec une belle rondeur, presque tannique, aux beaux arômes floraux. Excellent choix.



Une fois encore, rien à regretter de cette visite au Camélia. L'année 2019 commence très bien.



François

lundi 17 septembre 2018

Le Violon d'Ingres de Christian Constant


Et une année de plus !
C'est mon tour et ma Comtesse me fait la surprise de m’amener dans le vaisseau-amiral de Christian Constant, Le Violon d'Ingres.



Daurade, citronnelle et pickles


Pressé de turbot, foie gras et anguille fumée, caviar d'aubergine et raifort




Une assiette moelleux sur moelleux, gentiment relevée par le raifort.
Bel accord avec le vin choisi par ma Comtesse, le Vire-Cléssé Quintaine 2013 du Domaine de la Bongran, sec mais avec une petite impression de sucre résiduel.


Fine gelée d'araignées de mer, crémeux de tourteaux à l'infusion d'herbes




Un des plats signature de Christian Constant. Une assiette bien iodée au caviar Avruga, en finesse mais très gourmande.
Pour l'accompagner, le Sancerre Le Chêne Marchand 2016 de Lucien Crochet. Un vin élégant, à la fois buis et exotique.


Pigeon fermier des Landes rôti à l'échalote grise, oignon de Roscoff à la carbonara




Une superbe cuisson rosée. La viande est très moelleuse et l'oignon farci carbonara est une tuerie.
A beau plat, beau vin. Le Lirac La Lorentine 2016 du Domaine de Marcoux a une belle structure, des tannins présents mais murs. Superbe équilibre.


Belle tarte Tatin, crème crue fermière

Classique mais bien caramélisée.



Soufflé chaud au Grand Marnier

Souffléo-mono-maniaque, je ne peux passer à côté. Surtout avec une bougie dessus :)


En toute logique, qui dit Christian Constant dit Gers et qui dit Gers dit Armagnac. La maison dispose donc d'un choix fort intéressant et je ne peux résister à cette Pansue de Bas Armagnac 1997 de Lhéraud. Une eau-de-vie superbement équilibrée avec une très belle harmonie sans chaleur. Belle longueur.


Et comme c'est mon anniversaire, caprice supplémentaire : Cognac Grande Champagne 1975 de Lhéraud. Un nez fin d'épices douces. Une bouche complexe, riche : vanille, orange confite, bonbon. Beaucoup d'élégance.


En résumé, une très bonne soirée dans une très bonne adresse où l'accueil et l'assiette sont au diapason.


François