Bienvenue

Bienvenue à toi, aventureux surfeur, qui vient s'échouer en quête de sens gustatif. Ici tu trouveras des récits d'agapes, des notes de dégustations bacchiques et des adresses prometteuses compilées avec amour.

vendredi 4 septembre 2026

Vérone, Acte II, Scène 2 : A Vérone...


Après une bonne nuit de sommeil réparateur, nous sommes au taquet pour prendre la première navette de 10h qui va nous conduire au Museo del Castelvecchio, en lisière du centre historique de Vérone. Au programme, balade, culture et cuisine locale.
Sur le chemin de l'office du tourisme, Piazza Bra, nous longeons les arènes et nous tombons face à face avec des statues monumentales pharaoniques.

Pas de panique ! Il ne s'agit que des décors d'Aida que nous allons voir ce soir ainsi que ceux de La Traviata (bouteille de champagne, façade du Moulin Rouge...). Les grutiers vont avoir une journée chargée...
Après nous être renseignés, nous suivons l'itinéraire des églises de Vérone jusqu'à la Chiesa di San Fermo, dédiée à deux martyrs chrétiens du début du 4ème siècle, Fermo et Rustico.

Des particularités, cette église n'en manque pas et nous passons d'une découverte à l'autre, décuplant notre émerveillement. Tout d'abord, l'édifice n'est pas constitué d'une église mais de deux églises. La partie inférieure, quasi enterrée, est le vestige (toujours en activité) d'une église romane, bâtie au 5ème siècle. On y trouve encore de magnifiques fresques religieuses.

Au 11ème et 12ème siècle, les moines bénédictins qui occupent les lieux construisent une seconde église, elle aussi romane, au dessus de la première afin d'accueillir plus de fidèles pour les célébrations.
Au 13ème siècle, les franciscains "délogent" les bénédictins et entreprennent une reconstruction de l'édifice supérieur à la mode gothique. Mais le plus surprenant se trouve à l'intérieur :

Un plafond en bois en forme de carène de bateau inversée.
L'intérieur est à l'opposé de l'austère église inférieure, plutôt baroque et richement décoré. De grandes chapelles sont disposées de part et d'autre du large couloir central.

De magnifiques crucifixions surmontent les portails extérieurs.


La visite s'achève, il est temps de nous restaurer. Nos pas nous mènent jusqu'à la Trattoria Trota da Luciano, où nous allons faire le plein de plats emblématiques de la botte...
Spaghetti alle vongole

Mon excuse, c'est le plat du jour.
Bigoli alle sardelle

Les bigoli sont des pâtes longues et épaisses à base de farine de sarrasin ou de blé complet et d’œuf de cane. Elles sont accompagnées d'une sauce aux sardines et oignons.
Vitello tonnato



Certes, nous aurions pu choisir des plats moins consensuels, plus locaux, mais comment résister ? Certes, Vérone n'est pas avare de restos à touristes mais nous avons pris soin de les éviter. Pour nous imiter, fidèles lecteurs, éloignez-vous du balcon de Juliette et dirigez-vous vers la périphérie du centre historique.

François

jeudi 3 septembre 2026

Vérone, Acte II, Scène 1 : 13 ans après...


Il y a 13 ans, ma Comtesse et moi effectuions notre première visite à Vérone pour fêter nos 10 années de vie commune. Du temps a passé et nous retournons sur nos traces pour, cette fois, fêter nos 20 années de mariage.
Le programme est presque le même, mais quel programme ! Jugez-en, fidèles lecteurs...

Tout d'abord, nous posons nos valises au Byblos Art Hotel à Corrubbio, dans la proche banlieue de Vérone. Rien n'a changé à part quelques œuvres d'art supplémentaires, un spa et une piscine tout neufs et un duo de barmen au top. Tout le personnel est aux petits soins et nous nous laissons faire avec délice.
Pour ce premier soir, après une journée de voyage éprouvante (merci la SNCF...), nous n'allons pas chercher bien loin. 13 années auparavant, nous avions trouvé une trattoria (Rosa) à proximité. Aujourd'hui c'est le Bistrot Domè, tenu par le duo Mattia Bianchi, ancien chef du restaurant étoilé Armistà du Byblos, et Luca Pinter, chef sommelier, et une équipe souriante et très accueillante.





Afin de fêter le début de la célébration de notre anniversaire, nous ouvrons une bouteille de Trento DOC Extra Brut 2021 de Pisoni, un effervescent 100% Pinot Blanc, extra-brut, parfait pour un apéro festif. Eh oui, en déplacement, nous faisons local.

La carte est fort sympathique mais nous nous laissons tenter par les plats du jour :
Tagliatelles à la truffe d'été

Ma Comtesse fait très fort d'entrée. Un délice bien beurré et très bien truffé. La fin de saison permet de profiter de truffes à maturité, très parfumées. Je me répète, ça commence fort...
Il mare sulla brace




Seppioline alla brace, salsa di pomodorini et piselli : Seiche grillée, sauce aux tomates cerises et petits pois. Mon amour gustatif pour les céphalopodes est comblé (et ce n'est pas fini...).

La surprise, c'est la suggestion du sommelier. Nous partions sur un blanc, il nous propose un rouge léger, le Alto Adige DOC Vernatsch-Schiava 2024 d'Alois Ladeger. 11°, peu tannique, il se montre à l'aise avec nos entrées. Voyons avec les plats...
La Ricciola

Trancio di ricciola oceanica, scarola e salsa beurre blanc al Soave : Steak de sériole de l'océan, scarole et sauce beurre blanc au Soave. Soyons clairs, fidèles lecteurs. Notre avis sur la sériole est très tranché : crue, c'est divin, cuite, c'est pas fou-fou... Et là, surprise !! Le poisson est moelleux, savoureux et le beurre blanc est une tuerie. Explication du chef : il s'agit de sériole de méditerranée, plus grasse que celle de l'atlantique.
Poulpe grillé

Céphalopodes, acte 2. Cuisson parfaite et un accompagnement sympathique de tomates cerises, œufs de truite et verdure. Je suis aux anges...
Cremoso allo yogurt e fragole fresche

Yaourt crémeux et fraises fraîches. D'après ma Comtesse, un cheesecake revisité.
Glaces pêche et vanille






Les glaces du bistrot sont fournies par le père du chef, impossible de passer à côté.

De même, impossible de terminer un repas dans la Valpolicella sans un verre de Recioto, le 2018 de Secondo Marco.

Et, raisin sur le gâteau, nous terminons avec du fragola bianca, un raisin de table au gout de fraise.

13 ans après, nous suivons nos traces du passé et certaines choses ont changé pour meilleur, à l'image du Bistrot Domè. Une cuisine (italienne) simple mais exécutée à la perfection, avec un souci du détail dans le sourcing et une carte des vins très intéressante. Si j'étais un inspecteur pneumatique, je dégainerais un macaron sans hésiter. Si vos pas vous mênent dans la Valpolicella, n'hésitez pas à faire le détour. Buon appetito, naturalmente !

François

dimanche 23 août 2026

Tête d'Ail


Enfin ! Ma Comtesse et moi sommes réunis et en route vers notre nid douillet. Mais la route est longue entre Brest et Paris et il nous faut faire une halte. Une bretelle manquée et nous voilà arrivés au centre-ville de Rennes. A la bonne heure, partons à l'aventure !
Faisant encore une fois confiance à notre bonne étoile (Michelin), nous arpentons les abords des Halles Centrales. Et très vite, le hasard nous guide jusqu'à Tête d'Ail.
Une carte courte, des produits locaux, des vins natures et biodynamique, une adresse bien dans l'air du temps. Au premier coup d’œil à la carte, nous sommes conquis.
Tartare de canard, foie gras, tofu, bouillon de canard

L'ensemble est surprenant, un peu éloigné de ce qu'imaginait ma Comtesse, mais intéressant au final. Le bouillon est bien corsé, un beau jeu de textures.
Salade de coquillages

Un mélange de fenouil croquant, moules et bulots, bien iodé.
Langue de boeuf, sauce chimichurri

La sauce est bien relevée mais malheureusement un peu trop grasse au gout de ma Comtesse.
Thon mi-cuit, légumes confits, socca

Le thon est bien moelleux, les légumes bien compotés et les capres, les olives et les tomates confites condimentent joyeusement la plat. Gourmand et plaisant.


Une fois de plus, fidèles lecteurs, c'est une bonne pioche. Une tête d'épingle rouge sur notre carte pour Tête d'Ail. Reste à rendre visite à Gousse, la maison-soeur...

François

vendredi 21 août 2026

Coquille


Les aléas de la vie me privant de ma Comtesse depuis trois semaines, je me dis qu'il est temps de la ramener au bercail pour mettre fin à ma solitude forcée. C'est donc avec détermination et impatience que je prends la route en direction du fin fond du Finistère. Mais pour m'éviter la conduite de nuit, je fais une étape dans les environs de Rennes. Évidemment, il faut que je me restaure. Une étude rapide mais rigoureuse me dirige vers Coquille, un établissement bicéphale, rennais et cessonnais. C'est dans celui de Cesson-Sévigné que je vais m'attabler.
De quoi est-il question ? Une carte courte, une carte des vins tout aussi courte mais bien sourcée et un maître-mot : gourmandise.

Parmi les propositions du soir, je dois faire un choix cornélien. Mais il n'est pas fait à contrecœur. Nous commençons par...
Salade César au homard

Même en version entrée, c'est une assiette généreuse. Tous les marqueurs de la César sont là : parmesan, anchois, croutons et salade croquants...accompagnés d'un beau morceau de homard. C'est gouteux, gourmand, et je regretterais presque la version plat si la carte n'indiquait pas "poulpe". L'appel de ce dernier est (toujours) le plus fort.
Poulpe grillé
sauce tomate, marinade basque et légumes grillés

Le poulpe est (comme dit François-Régis Gaudry) "FF", ferme et fondant. Parfaitement grillé et moelleux à souhait. L'accompagnement n'est pas en reste. Des légumes de saison dans une sauce tomatée. Là encore, la gourmandise est au rendez-vous.


N'en doutez pas, fidèles lecteurs, il semble qu'une bonne étoile veille sur nous et nous permette de dénicher des pépites, à l'image de Coquille. Une adresse rassurante, chaleureuse et très gourmande. Fermez les yeux et laissez-vous guider.

François

vendredi 10 juillet 2026

Origines by Adrien Descouls... à la rescousse !


Nous -je- ne pouvais descendre vers le sud sans faire un arrêt obligé au Broc, chez Origines by Adrien Descouls, un de nos repaires de cœur.
Nous devions y déjeuner puis passer la nuit dans un hôtel d'Issoire. Mais ma mission de livreur au Pré a changé mes plans. Ma réservation a donc été décalée au diner.
J'arrive donc à Issoire pour m'installer à l'hôtel. Las, une erreur de réservation me laisse sans chambre pour la nuit. Nous sommes le premier samedi des vacances scolaires, sur un axe majeur vers le sud, tous les hôtels sont pleins. En désespoir de cause, j'appelle Origines et, ô miracle, je récupère la dernière chambre disponible, la suite Saphir avec jacuzzi. Grand est mon soulagement et grande est ma déception de ne pas pouvoir en profiter avec ma Comtesse. Tout est donc bien qui finit bien, même si la soirée ne l'est pas...


Petite accalmie dans la canicule qui nous accable, des orages arrivent par le sud et viennent rafraichir un peu l'atmosphère.


Me voilà installé à table. La vue depuis la salle du restaurant est toujours aussi époustouflante.
Ce soir, nous avons droit au menu Racines qui débute avec Les Saveurs de nos Terres.
Beignet de pied et queue de cochon à la bière noire
Comme un radis beurre noisette
Tarte poireau vinaigrette



Des saveurs pleines de fraicheur et l'incontournable beignet de pied de cochon à la moutarde de Charroux, signature du chef.

Journée exceptionnelle, bouteilles exceptionnelles. Là encore, je déniche une pépite alsacienne, la cuvée "Frédéric Émile" 2015 du Domaine Trimbach. Un Riesling à maturité au nez empyreumatique (élastique) élégant. la bouche est ample, avec un léger sucre résiduel et très long ! Très bien/Excellent

Nous continuons avec la Mise en bouche :
Artichaut épineux, l'esprit d'une anchoïade,
essence des feuilles torréfiées

J'adore les artichauts. Et cette bouchée a un gout de trop peu ! Le cœur fondant, les feuilles croquantes et le sabayon crémeux qui vient lier le tout en font une entrée en matière très gourmande. Mais ce n'est qu'une mise en bouche...

L'Entrée :
Jardin de tomates anciennes à la racine de gentiane,
caillé de vache

Sous une rose d'eau de vie de gentiane, des tomates anciennes marinées à la gentiane, un caillé de vache et un assaisonnement au vinaigre de Pedro Ximenez de 25 ans. Waow ! Un superbe mélange sucré/salé/acide. Il fait ressortir l'amer du Riesling, l'accord constitue la bouchée parfaite.

Les Plats :
Truite fario à la vapeur, girolles, fenouil, carvi,
élixir des têtes et des arêtes

Un premier plat très gourmand. Cuisson nacrée parfaite du poisson, croquant du fenouil, gourmandise des girolles... Les notes anisées du fenouil et du carvi s'accordent superbement avec le Riesling.
Agneau laiton du Velay, bonbons de pomme de terre,
condiment à l'ail noir, jus réduit perlé


Une très belle déclinaison : La selle et le canon sont moelleux et gouteux, le carré est fermé et bien grillé, la saucisse (miam!) est à base d'épaule et d'abats. Le gras n'est pas en reste puisque les pommes de terre sont confites au gras d'agneau et le jus est... gras... mais très bon ! Le condiment à l'ail noir est le compagnon idéal de la selle. Je suis quiet...

Lors de notre dernière visite chez Origines, nous avions parlé des vins du Domaine de l'Arbre Blanc de Frédéric Gounan avec Vincent Garbarin, le chef-sommelier. En attendant d'organiser une verticale, j'ai apporté une bouteille de Vin de Pays du Puy de Dôme "Vinzelles" 2003, un 100% Gamay. Le premier nez est animal (gibier à poil). Une bouche de vin jeune ("5 ou 6 ans" selon Vincent), pas d'évolution sur la robe. Les tannins sont présents. Une bouche élégante et pleine et totalement en accord avec le veau. Excellent

Après mon copieux déjeuner, je fais l'impasse sur Les Fromages d'ici, affinés par le Maître Fromager Eric Houlbert.

Les Desserts :
Abricot rôti à la menthe citronnée, mousse glacée de propolis

Un premier dessert frais et plaisant.
Damier de mûres sauvages et tournesol grillé

Veuillez pardonner, fidèles lecteurs, mon empressement qui m'a fait (largement) entamer ce dessert fabuleux avant de le photographier. Un damier de trois bonbons : Gravier de tournesol en praliné torréfié, mûre en sorbet, vanille tonka et praliné de tournesol. Et un coulis de mûre et vinaigre de mûre. Chacun des bonbons est une explosion de saveurs rebondissantes entre sucre et acidité. Je le répétè, c'est un dessert fabuleux qui fait ressortir le côté minéral de Vinzelles. Mes compliments aux pâtissières !


Vous ne l'ignorez pas, fidèles lecteurs, nous sommes des inconditionnels d'Adrien Descouls et de sa cuisine ancrée dans son terroir. Repaire un jour, repaire toujours. Je regrette cependant que ma Comtesse fût absente car, de mon point de vue, ce repas montre qu'Adrien a encore franchi un cap dans la maîtrise des saveurs. A quand le second macaron pneumatique ?

François

Le Pré (Clermont-Ferrand)


Après quelques jours passés en compagnie de nos amis du Domaine Guillemot-Michel, je dois reprendre la route en direction du Broc. Cependant, je me vois investi d'une mission de coursier pour déposer des bouteilles chez Le Pré à Durtol, en banlieue de Clermont-Ferrand, la table doublement étoilée de Xavier Beaudiment, qu'à ma grande honte, je ne connais pas. Ni, une, ni deux, réservation est faite pour le déjeuner.

Comme je le disais, nous sommes dans une banlieue pavillonnaire de Clermont-Ferrand. Au détour d'un virage d'une route très fréquentée, se dresse un bâtiment moderne, un peu incongru car inattendu. Une fois la livraison faite, je m'attable dans un des petits salons pour déguster un menu dégustation intitulé "Été dans nos montagnes" dont les étapes portent des noms mystérieux et poétiques...
Ver...veine

Une entrée glacée bienvenue en cette période de canicule. Un sorbet concombre et verveine, accompagné d'une brunoise de concombre et de pétales de fleurs.
Caviar du pauvre

Lentilles du Puy et noix / Huitre Gillardeau. Très bon.
Pain d'enfance

Comme un pain perdu, crème au vieux Cantal et truffes. Extraordinairement régressif et gourmand.

Monsieur




Une déclinaison sur le pied de cochon : en haut, en beignet. En bas, soufflé avec une crème de cabillaud fumé. Gourmand (encore...).

Pour accompagner ce menu, une bouteille d'exception (d'autant que c'est la dernière de la cave...) : le Languedoc blanc 2014 du Domaine de Montcalmès. Un vin rare, 50% Marsanne, 50% Roussanne, à la robe or clair. Le 1er nez est discrètement camphré. Puis le nez se développe sur la poudre de riz. La bouche est extrêmement élégante, racée, droite. Un caractère de grand cru plus que de 1er cru. Une aromatique de camphre et de fruits jaunes. Excellent/Exceptionnel
Glane, les limaçons

Silure, escargots, persillade et sarriette. On reste dans le registre régressif et ultra-gourmand. Bel accord avec Montcalmès.
A fleur de lac

Courgette et capucine, feuilles et fleurs. La fleur de courgette est farcie de brochet, accompagnée d'une déclinaison en spaghettis et brunoise de courgette jaune et d'une bisque à la capucine ex-ce-ptio-nelle !! Les amertumes de la capucine et de la courgette s'accordent parfaitement. La plat fait ressortir le "sucre" de Montcalmès avec une finale très Roussanne.
Trinité de la forêt

Morilles, sabayon au vin jaune et noix. C'est très, très, très gourmand. Superbe accord de sous-bois avec le verre de vin jaune gentiment proposé par la charmante sommelière.
Silence des eaux douces, éclats des sous-bois

Cristivomer, petits pois, girolles, pêche rôtie, thym citron et citron caviar. Je devine, fidèles lecteurs, votre incertitude. Le cristivomer est un poisson américain de la famille de l'omble chevalier. Le plat est un mélange terre-mer improbable mais qui fonctionne bien, pas exubérant, tout en délicatesse. L'accord Montcalmès et pêche est superbe.
Sous le jus, la saison






Lapin, praliné noisette, salade d'herbes, pamplemousse et jus corsé. Belle cuisson de la viande qui est bien moelleuse.


Pour ce plat, les sommeliers se succèdent pour me faire découvrir des accords locaux.
D'abord un rouge, l'IGP Val de Loire Allier "La Chabanne" 2022 du Domaine des Bérioles, un "faux" Saint-Pourçain 100% Pinot Noir, fin, qui réalise un accord surprenant avec les herbes.






Puis un blanc, le Saint-Pourçain 2024 du Clos de Breuilly. 50% Chardonnay et 50% Tressallier très fruité.

Soudain, un bruit d'enfer, comme un char d'assaut ou un train de marchandises en approche...
Chants de lait et de cave

Rassurez-vous, fidèles lecteurs, il ne s'agit que du (massif) plateau de fromages d'Auvergne. Une très belle sélection que je me dois d'honorer.
Saint-Nectaire, Lavort fumé, Salers tradition, Crottin, Fourme de Vassivières


Concernant les desserts, je fais l'impasse sur "Ecarlate des champs", "Terre sombre, senteur des pins" et "Douceurs sans remords" pour me contenter de quelques fraises.


Je devine, fidèles lecteurs, votre déception de ne pas savoir à quoi ressemblent ces desserts. C'est pour mieux vous inciter à rejoindre le Puy-de-Dôme pour, vous aussi, découvrir la cuisine brute, locale et ultra-gourmande de Xavier Beaudiment. Les deux macarons pneumatiques ne sont pas usurpés et on sent l'envie d'atteindre le graal du troisième. Profitez-en...


François