Ce soir, c'est soirée de gala et la raison principale de notre voyage à Vérone. Pendant l'été, le festival d'opéra dans les arènes bat son plein et ce soir nous allons assister à une représentation d'Aïda de Giuseppe Verdi.
Aïda est le premier opéra à avoir été joué dans les arènes de Vérone en 1913. Cette année, c'est la (super)production de Franco Zeffirelli qui est présentée avec Maria José Siri qui, ô surprise, endosse le rôle-titre pour la 200ème fois.
Comme nous sommes bien organisés, nous profitons du dîner pré-opéra du Saor, le restaurant vénitien du Byblos Art Hotel.
Nous dînons tôt afin de prendre la navette qui nous conduira jusqu'aux arènes et nous transportera à l'hôtel à l'issue de la représentation. Tout est prévu, tout va bien.
Nous arrivons donc aux arènes qui se remplissent rapidement. Le décor est déjà en place sur la scène (le fond de l'arène).
Aïda, c'est Roméo et Juliette en Égypte, un amour impossible entre Radamès, le chef des armées égyptiennes, et Aïda, esclave d'Amnéris (fille de Pharaon) et fille du roi d’Éthiopie, ennemi des Égyptiens. Si j'ajoute qu'Amnéris est (aussi) amoureuse de Radamès, le triangle amoureux est en place. Clairement, ça finit mal mais le spectacle est magnifique.
Les lumières s'éteignent, la scène s'illumine, les tableaux s'enchainent...
Les deux amants meurent enlacés, emmurés vivants dans la crypte du temple de Ptah. Trois heures (sans l'entracte) se sont écoulées et nous n'avons pas vu le temps passer...
François












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