Les aléas de la vie me privant de ma Comtesse depuis trois semaines, je me dis qu'il est temps de la ramener au bercail pour mettre fin à ma solitude forcée. C'est donc avec détermination et impatience que je prends la route en direction du fin fond du Finistère. Mais pour m'éviter la conduite de nuit, je fais une étape dans les environs de Rennes. Évidemment, il faut que je me restaure. Une étude rapide mais rigoureuse me dirige vers Coquille, un établissement bicéphale, rennais et cessonnais. C'est dans celui de Cesson-Sévigné que je vais m'attabler.
De quoi est-il question ? Une carte courte, une carte des vins tout aussi courte mais bien sourcée et un maître-mot : gourmandise.
Parmi les propositions du soir, je dois faire un choix cornélien. Mais il n'est pas fait à contrecœur. Nous commençons par...
Même en version entrée, c'est une assiette généreuse. Tous les marqueurs de la César sont là : parmesan, anchois, croutons et salade croquants...accompagnés d'un beau morceau de homard. C'est gouteux, gourmand, et je regretterais presque la version plat si la carte n'indiquait pas "poulpe". L'appel de ce dernier est (toujours) le plus fort.
Le poulpe est (comme dit François-Régis Gaudry) "FF", ferme et fondant. Parfaitement grillé et moelleux à souhait. L'accompagnement n'est pas en reste. Des légumes de saison dans une sauce tomatée. Là encore, la gourmandise est au rendez-vous.
N'en doutez pas, fidèles lecteurs, il semble qu'une bonne étoile veille sur nous et nous permette de dénicher des pépites, à l'image de Coquille. Une adresse rassurante, chaleureuse et très gourmande. Fermez les yeux et laissez-vous guider.
François


