Bienvenue

Bienvenue à toi, aventureux surfeur, qui vient s'échouer en quête de sens gustatif. Ici tu trouveras des récits d'agapes, des notes de dégustations bacchiques et des adresses prometteuses compilées avec amour.

samedi 19 avril 2008

I Golosi

Qui dit vente aux enchères à Drouot dit déjeuner chez I Golosi.

Tout au moins, c’est moi qui le dit et j’ai vérifié à nouveau cet adage personnel ce samedi.

La carte de ce sympathique et authentique restaurant italien est, comme il se doit là-bas, coupée en trois parties : antipasti, primi et secondi. Autrement dit entrées, premier plat (les pâtes et le risotto), second plat. Voulant rester éveillé pour suivre la vente, je renonçais à la totale et optais pour une entrée de saison : flan d’asperges vertes, asperges rôties et morilles, suivie d’un secondo : saltimbocca de veau accompagné d’une sautée d’épinards.

Pour les accompagner, deux verres de vins très différents :

Schiopettino, DOC Frioul, de Marina Sgubin : une robe rubis sombre, un nez de fruits noirs, fumé, boisé à l’aération. Une attaque franche, une bouche fraîche, un équilibre acidité/tannins. Les tannins sont un peu secs mais bien atténués par la matière. Une finale sur le bois brûlé. Bien.

Terre dei Gotti, IGT Marches, 2005, Mancinelli : Une robe rubis, limpide, brillante. Le nez est expressif et complexe : fruits rouges/noirs/sureau, un peu éthéré. L’attaque est souple, la bouche épanouie sur l’acidité et la rondeur, presque sucrée. C’est un vin très flatteur, sec mais avec une matière moelleuse. Les tannins sont présents mais atténués par cette douceur. Belle longueur. Bien / Très Bien.

Un granité accompagné de biscuits pour se rafraîchir la bouche… et sus au marteau !!

Bref, de la vraie cuisine italienne, à des années-lumière des pizzas/pâtes habituelles, que je vous recommande bien sur.

François

dimanche 13 avril 2008

Un dimanche très luxe, calme et volupté

Ce dimanche, après notre traditionnel petit tour à notre marché, nous nous faisons « tout beau » pour aller à un brunch littéraire à la Chinoiserie.
La Chinoiserie n’est autre que l’espace salon de l’hôtel Hyatt Madeleine. Dans ce lieu tendance lounge cosy, Daniel Picouly (écrivain, animateur TV …) accueille un dimanche par mois un écrivain qui nous présente son dernier livre.

Midi tapant, nous arrivons dans le majestueux hall de l’hôtel Hyatt Madeleine et prenons place près de la cheminée.
Après avoir été servie d’une coupe de Laurent-Perrier, qui sera par ailleurs régulièrement remise à niveau, je commence par un petit croissant avec de la confiture d’abricot.
Mais où sont donc les buffets ? Pas de panique, les buffets chauds et froids se trouvent dans un petit salon contigu à la Chinoiserie.
Pour les envies salées, huître, salades, viandes froides, saumon fumé, œufs brouillés, risotto … sont à discrétion.
Les douceurs sont signées Ladurée avec le célèbre Ispahan (macaron à la rose et aux framboises), un gâteau au chocolat, sans oublier un bel assortiment de macarons et une magnifique corbeille de fruits exotiques.

Vers 13h30, bien calés dans nos fauteuils, Daniel Picouly nous présente le dernier né de Didier Van Cauwelaert « La nuit dernière au XVe siècle ».
Ce roman se passe aujourd’hui, Jean-Luc Talbot, est un contrôleur des impôts tout ce qu’il y a de plus rationnel. Lors d’un contrôle fiscal chez un châtelain qui possède un laboratoire en biotechnologie, il se trouve mêlé à une histoire de fantômes. A en croire ses « contrôlés » il aurait été, dans une vie antérieure, l’amant d’une jeune femme du XVe siècle.

On sent une grande complicité entre les deux hommes. Les questions de Daniel Picouly sont drôles, pertinentes, parfois décalées. C’est un grand plaisir d’écouter Didier Van Cauwelaert parler de phénomènes irrationnels avec une grande rationalité.
Après une petite heure de débat, place aux questions du public.
Viennent ensuite les dédicaces, qui s’éternisent car notre écrivain aime échanger avec ses lecteurs.

Après ce luxueux moment culturel et gastronomique, nous repartons dans les rues désertes de la capitale.

Gwenola

samedi 12 avril 2008

Diner en compagnie d’une Private cuvée de KRUG

A la rubrique « ventes aux enchères », mon cher et tendre, toujours prompt à me faire plaisir, a trouvé l’annonce suivante : « Vend vieille Krug ». Le prix étant raisonnable, nous voilà les heureux acquéreurs d’une bouteille de Brut Réserve non millésimé « Private Cuvée » de Krug.

Le niveau est bon, l’étiquette est lisible, la robe parait assez sombre et le bouchon est complètement attaqué. A ce stade, ce sera tout ou rien.

Nous gardons la bouteille loin de toute agitation pendant une semaine.

Ne tenant plus au plaisir de déguster la bouteille, je prépare un poulet mariné au citron et épices puis cuisiné au lait de coco.
L’ouverture de la bouteille se fait au rythme de petits mots doux : « je ne vais jamais l’avoir...», « c’est quoi ce binz ! » ou encore « Aaaargh, le bouchon est cassé !! ». Mais heureusement, grâce au bilame, mon Astre ne met pas un seul morceau de bouchon dans le breuvage.

La robe est vieil or, voire ambrée.
Fébrilement, je rapproche mon nez du bord du verre. Et là, c’est l’explosion de notes toffee et de noix. Un superbe nez avec de beaux arômes oxydatifs, que dis-je, c’est de la noblesse qui se trouve dans ce vin.
Et la bouche ? Plus du tout d’effervescence, mais toujours ces arômes de noix avec une pointe de toffee et une extraordinaire fraîcheur avec des arômes de citrus (pamplemousse et cédrat) encore présents. Je ne perçois pas de dosage, il faut dire qu’il a eu le temps de le consommer.
Que de longueur, que de complexité, que de fraîcheur et que d’émotions.

Autant vous dire, que nous nous sommes régalés et que l’accord avec le poulet était beau.

De quand peut bien dater cette bouteille ?
D’après mes expériences en vieux Champagnes, le début des années 70 est marqué par des notes de café, les années 50 voient apparaître un côté viandé, je dirais donc milieu des années 60.

Apparemment je ne me suis pas trop trompée, car cette cuvée est l’ancêtre de la "Grande Cuvée" de Krug dans les années 60 et début 70.
Sur Internet la description de ce vin est la suivante : « C’est un champagne vineux, riche et d’une texture dense, arrivé à maturité aromatique. Il incarne bien le style Krug par sa structure plus typée vin que champagne au sens où on l’entend habituellement. Sa tenue en bouche est remarquable et sa capacité de vieillissement exceptionnelle comme en atteste les vieux flacons que l’on retrouve parfois »
Je ne peux que confirmer !

Merci à Eric de m’avoir communiqué les informations sur cette cuvée.

Gwenola

vendredi 11 avril 2008

Soirée « vins blancs » au Goût des hôtes

Nous avions de nouveau rendez-vous à la « cantine » de notre ami Eric, qui a organisé avec Florian une soirée « rencontre entre passionnés » autour des vins blancs.
Cette fois-ci nous rejoignons un tout nouveau groupe qui s’est formé grâce au forum lapassionduvin.com.
Les vins, comme toujours dans ce genre de soirée, sont servis à l’aveugle.

Parcours de la soirée :


Nous débutons au Nord-est par un Champagne André Beaufort Grand Cru, demi-sec 1994 (dégorgé en 2007). Des arômes de citron, de limette, mais aussi de l’abricot et de l’acacia. Dommage qu’il soit si court.

Plein Est avec deux Rieslings Grand Cru, un Schlossberg 2003 de Paul Blanck et un Clos Windsbühl 1996 de Zind-Humbrecht. Ce soir, Blanck est un cran au-dessus de Zind-Humbrecht. Le premier est très floral et citrus avec une bouche en velours. Le second a des notes oxydatives, un peu anisé, légèrement pétrolé et une amertume assez marquée qui me gêne un peu.

Cap Sud-ouest et premier arrêt à Chablis pour le VV Gilbert Picq 1998 qui a malheureusement un problème de bouteille. Direction plein Ouest dans les Fiefs Vendéens, Haut des Clous 2001, Domaine St Nicolas qui est très « nature » et a décidé de repartir en fermentation ou en malo ?!?Ne nous laissons pas abattre et longeons la Loire pour faire une escale à Savennières avec le Savennières-Roche-aux-Moines, Domaine aux Moines 1994. Les vieux Savennières sont toujours plus intéressants que les jeunes et celui-ci nous offre un bouquet de morilles et de truffes avec une belle minéralité. Une vraie petite merveille, longue et complexe.

Retour en Bourgogne avec une belle série : Chassagne Montrachet Les Champs Gains 2004 de Fernand et Laurent Pillot, Vougeot Premier Cru 2004 du Domaine de la Vougeraie, Nuits Saint Georges Premier Cru Clos de l’Arlot 1998 du Domaine de l’Arlot, Puligny-Montrachet Premier Cru Champs Canet 1995 de Louis Carillon et Pouilly-Fuissé, Clos Reyssie 1996 du Domaine Valette.
Commençons par celui qui a été LA révélation de la soirée : le Nuits Saint Georges, puissant, aromatique avec quelques notes d’évolution, un équilibre parfait. Mis à part le Pouilly-Fuissé, qui était un cran en-dessous, les vins bourguignons étaient tous d’un assez haut niveau, chacun bien marqué par son terroir.

On reprend la route vers les côtes méditerranéennes : Vin de Pays d’Oc « Camille » 2002 du Mas d’Espanet, Vin de Pays des Cotes Catalanes 2004, Le Soula, Patrimonio, Clos Alivu 2007 d'E Poli, Faugères Cistus 2006 du Château de la Liquière . J’ai bien aimé le Patrimonio avec ses accents de garigue (note de romarin en fleur). Cistus et Camille ont de beaux nez mais en bouche ils se révèlent assez plats. Quant au Catalan, il avait une déclinaison d’acidités que je n’ai pas trouvée agréable.

Remontons légèrement vers le nord et arrêtons-nous près de la Cité des Papes à Chateauneuf-du-Pape, Château de Beaucastel 2002. Grosse déception, typé cognac dilué. J’espère qu’il s’agit d’un défaut de bouteille.
Toujours dans le Sud, Vin de Pays du Gard, Roc d’Anglade 2005 (100 % chenin) : deuxième fois que je goûte ce vin et toujours la même impression d’incompréhension.
En peu plus vers le Nord, Condrieu de Gangloff 1999. Je pense devenir très difficile en matière de viognier, ce vin est bien fait, bien équilibré, mais je trouve qu’il manque de typicité aromatique.
Retour dans la Loire moelleuse (ou demi-moelleuse) avec le Clos de la Coulée de Serrant moelleux 1995 et un Montlouis, Les Tuffeaux 2005 de François Chidaine. Alors que le reste de la table ne tarissait pas d’éloges sur le vin de Nicolas Joly, je reste dubitative, le nez dans mon verre. Je l’ai trouvé bien mais pas au point de m’emballer. Quant à Chidaine, c’est du Chidaine, un style toujours impeccable, que dire de plus ?

Nous passons aux douceurs avec Hespérides, Mas de Cynanque, Grenache blanc passerillé et le touriste du jour Tokaji VT, château Pajzos, cépage Harslevelu 2003.

Si le premier ne présente pas beaucoup d’intérêt pour moi, le second me parle beaucoup. Il est complexe avec ses notes de cédrat confit et de raisins secs et pas mal de fraîcheur.

Nous avons passé une excellente soirée, j'espère retrouver ce groupe très sympathique prochainement.

Notre ami belgradois, Borat Ziwoslaw,
nous a honoré de sa présence à cette soirée

Gwenola

samedi 5 avril 2008

Découverte des vins de Pierre Gaillard

Samedi matin, à la première heure (10h, il ne faut pas exagérer non plus), nous allons aux Caves de Marly pour faire un petit coucou à nos 3 cavistes préférés et découvrir par la même occasion les vins des Pierre Gaillard qui fait des Condrieu et des Côte Rôtie.
C'est en compagnie de l'ami Bobosse que nous faisons notre dégustation.

Nous débutons par deux blancs :
Saint Joseph blanc 2003 – 100% Roussanne : Le nez est floral, abricoté et mangue. L’attaque en bouche est boisée, florale et abricotée. Il manque de complexité et de longueur. Moyen
Condrieu 2003 : Nez un peu fermé avec des notes beurré et fruité pêche /abricot. La bouche est bien typée Condrieu, un peu alcooleuse, mais avec une belle trame acide. Il faut attendre qu’il finisse d’absorber son bois. BIEN +


Nous poursuivons avec une série de vins rouges :
Vin de Pays, Syrah – 2004 : Un nez de fruits rouges et un peu de sous-bois. Assez peu de matière en bouche, mais elle est fraîche avec du fruité. Moyen
Saint Joseph rouge « Cuminaille » 2003 : On gagne en complexité et en fruité. Belle typicité de Saint Joseph en bouche avec de la longueur et de la fraîcheur. Mais il manque un peu de matière. BIEN

Côte Rôtie 2006 (parcelles essentiellement sur les côtes Blonde et Brune avec 10% de viognier) : Très beau nez avec des fruits rouges et noirs, et une touche d’eucalyptus.
La bouche est un peu trop tannique à mon goût, mais il y a un beau fruité, une belle matière et une belle structure acide. BIEN +
Côte Rôtie « Rose Pourpre » 2006 : Très beau nez sur la mûre et le cassis. En bouche, il y a une belle structure acide / tannique avec le boisé encore présent, mais avec beaucoup d’élégance. TRES BIEN

Les vins de ce domaine sont intéressants. Ils demandent à vieillir un peu car ils sont encore assez marqués par le bois

Gwenola

vendredi 4 avril 2008

Un vendredi soir à Paris

18h, toujours au boulot, coup de téléphone :
- On fait quoi ce soir ?
- Tu as envie de quoi ?
- Euh, je ne sais pas … au fait, c’est quoi le bar à bulles dont on nous a parlé ?
- C’est sur LPV (lapassionduvin.com – ndla), reste en ligne, je cherche … J’ai trouvé, ça s'appelle Flûte Etoile.
- Rendez-vous là-bas dans une heure ?
- OK.

19h, au 19, rue de l’Etoile dans le XVIIème.
Nous entrons dans un petit bar cosy, assez « fashion ». Le propriétaire des lieux, Hervé Rousseau nous installe au premier étage sur une confortable banquette avec des coussins.
Pas moins d’une vingtaine de champagnes plus au moins connus sont servis au verre (tasting et flûte). On y trouve aussi des bouteilles classées par genre : BSA, rosé, millésimé…
Outre le champagne, une série de cocktails, des vins et quelques grignoteries modernes.
Nous décidons de prendre pour commencer deux champagnes (en version tasting) de Paul Goerg : le blanc de blancs 2002 et le rosé.
Le blanc de blancs millésimé est étonnamment riche, avec des notes briochées, toffee, et une final sur l’ugli (pamplemousse). Très beau champagne riche et frais en même temps avec une longueur incroyable.
Le rosé est une gourmandise de petits fruits rouges, rond et vif à la fois, une structure un peu tannique lui apporte beaucoup de longueur avec une finale sur la poire Williams. On reconnaît bien le pinot. Le dosage des vins est faible ce qui donne des vins fins et aériens.
Après cette mise en bouche, nous prenons deux cocktails au champagne avec des rouleaux de printemps « fusion ».
Mon cher et tendre se délecte d’un Green Kimono (concombre, melon et blanc de blancs) pendant que je sirote avec gourmandise un Antoinette (pamplemousse, fraise, triple sec et champagne rosé).
Pour ce bel apéritif délassant et de qualité, nous avons payé environ 45€. Hervé Rousseau et son barman sont jeunes, sympathiques et dynamiques. Une bonne adresse à mettre dans notre carnet.

Pour notre dîner, nous décidons de rester dans le quartier et allons au Zenzan, rue Brey, un vrai japonais.
Des japonais sont déjà installés dans ces lieux et les baguettes sont positionnées horizontalement face à la table. Deux critères qui indiquent que nous sommes entre de bonnes mains.
Ne sachant pas trop quoi choisir, nous optons pour le bento du jour à 30€ : sashimis de saumon, thon et dorade ; liche grillé (poisson blanc), tempuras de gambas et légumes ; légumes salés, soupe miso et riz au sésame noir. Côté boisson, nous partageons un verre de saké (belle carte de sakés avec leur description) et du thé sensha.
Dîner léger, savoureux, parfait après notre apéritif. Un restaurant japonais comme on aimerait en voir plus souvent.
Gwenola

Stupeur et Tremblements

Il ne s’agit pas du célèbre livre d’Amélie Nothomb, mais des dernières nouvelles du George V.
Philippe Legendre a quitté précipitamment les cuisines du Palace parisien.
Hier, Eric Beaumard nous a rassurés et confirmé que notre rendez-vous préféré des lieux, les soirées « Les Mots et Les Vins », étaient maintenues.


Qui remplacera Philippe Legendre ?
François Simon nous informe sur son Blog qu’Eric (Beaumard) et M. Norton (le Directeur de l’établissement) ont déjà bien avancé sur le dossier et que de nombreux candidats se sont manifestés. Des rumeurs circulent, un chef d'un autre grand hotel ?
Apparemment le suspens ne devrait pas trop durer.

Gwenola
Le 09/04/08:
Sur sont blog, François Simon nous informe que le George V communiquera le nom de son nouveau chef début de semaine prochaine .
A suivre ....
Gwenola

Le 11/04/08:
Toujours en provenance de François Simon, il semblerait que la relève soit assurée par Eric Briffart (Elysées du Vernet). Nous attendons la confirmation officielle...
François