Bienvenue

Bienvenue à toi, aventureux surfeur, qui vient s'échouer en quête de sens gustatif. Ici tu trouveras des récits d'agapes, des notes de dégustations bacchiques et des adresses prometteuses compilées avec amour.

samedi 8 juillet 2017

Grand Tour du Jura (30/32) : Le Phare (Besançon)


Nous quittons le Haut-Doubs direction Nord et Besançon.La grande chaleur est de retour, ce qui nous dissuade de faire la grimpette pour admirer le Saut du Doubs. La prochaine fois, nous prendrons le bateau...

Pour le déjeuner, pas grande idée... En route vers un fast-food bien connu dont je tairais le nom (non, l'autre), nous apercevons ce qui pourrait être une alternative intéressante : Le Phare.

Le nom laisse présager quelques spécialités marines, qui après la fondue de la veille, seraient les bienvenues. Et en effet, il s'agit bien d'un restaurant de poissons et fruits de mer.
Samedi oblige, la salle est comble mais il reste une table pour deux.


Salade Océane

St-Jacques, saumon grillé, fumé, crevettes.


Parillade de poissons grillés

« Assortiment poissons et crustacés ».

Bonne cuisson des poissons, le tout est plutôt pas mal.

Seul bémol mais non des moindres, nous sommes placés à la pire table de toute la grande salle. Pendant que l'un cuit dans la chaleur du puits de lumière, l'autre est frigorifié par l'arrivée de la climatisation juste au-dessus. Est-elle destinée aux clients qui arrivent tard et retardent la pause du personnel afin de les inciter à partir au plus vite ? Quoiqu'il en soit, l'effet est réussi, pas de desserts.



François

vendredi 7 juillet 2017

Grand Tour du Jura (29/32) : L'Age de Pierre (Malbuisson)


"Deux semaines dans le Jura et pas une seule fondue ??"
Oui, fidèles lecteurs, nous comprenons votre légitime interrogation. Aussi, pour ne pas repartir Fanny, nous allons faire le grand écart dans la même journée entre gastronomie et rusticité. Pour ce faire, une seule adresse : L'Age de Pierre.

Ce micro-restaurant de Malbuisson profite de la météo estivale pour étaler quelques tables sur le parking de la Poste voisine, d'autant que la petite salle est remplie par une joyeuse troupe qui fête un anniversaire. Nous sommes donc installés en "terrasse".

La carte est d'une simplicité limpide :



Fondue du Montagnard

Vous avez demandée la fondue, fondue ce sera, mais pas n'importe laquelle. La Fondue du Montagnard est aux morilles et champignons forestiers. On est gourmand ou on ne l'est pas.


Assiette du Haut-Doubs

Pas de fondue sans accompagnement. Du jambon fumé et cuit, de la Morteau et...


...des pommes de terre vapeur.

Bon, ce n'est pas forcément le meilleur régime pour une soirée à 35°C. Aussi, pour faire descendre la température, nous rejoignons les cimes.


Plus précisément l'Aiguille Blanche de la Brasserie des Cimes.

Un peu de place pour le dessert ? Nous quittons le Haut-Doubs demain, alors soyons fous !


Omelette jurassienne
(une portion pour deux...)


Bon appétit bien sûr !


François

Grand Tour du Jura (28/32) : Le Bon Accueil (Malbuisson)


Après avoir grelotté dans les caves à Comté, retour à Malbuisson sous un ciel radieux et une température digne d'un mois de juillet. Pour déjeuner, nous espérons éviter la déconvenue de la veille, c'est-à-dire, trouver tous les commerces fermés.
Heureusement, Malbuisson est bien plus vivante que Métabief et nous avons l'embarras du choix.
Bonne nouvelle, c'est le jour de réouverture du Bon Accueil.

Le Bon Accueil, c'est la grande table du Haut-Doubs et nous profitons de la faible affluence (pas encore vacances scolaires oblige) pour en apprécier le calme, la quiétude et la cuisine bien sûr.


Melon, sorbet Macvin rouge

Une mise en bouche de saison et agréablement rafraîchissante.


Pigeon rôti, foie gras de canard, artichaut

Classicisme, technicité, gourmandise, tout ce que j'aime. Surtout quand le plat est maîtrisé comme la cuisson de ce pigeon. Un peu riche pour la saison mais irrésistible.


Truite de notre vivier au bleu (Arc-en-Ciel de la Jougnena)



La Jougnena est un cours d'eau qui prend sa source au sud-ouest des aiguilles de Baulmes et serpente entre France et Suisse jusqu'à rejoindre l'Orbe près de Vallorbe. Difficile de faire plus local... et plus frais aussi car 20 minutes plus tôt, la truite nageait encore dans son vivier. C'est une petite merveille. Une chair fine et goûteuse sans aucune note terreuse, seulement sublimée par beurre et citron.

Difficile de trouver un vin qui puisse concilier pigeon et truite... Ma Comtesse ne se démonte pas et préfère privilégier le plaisir immédiat à l'accord parfait. Surtout quand le mot Syrah est prononcé... Aussi, le choix est vite fait pour le Crozes-Hermitage Laya 2012 du Domaine Cuilleron. Bon, pour la truite, c'est un peu dans l'esprit Chateauneuf/brandade mais avec le pigeon, c'est exquis. Le nez et la bouche ne laissent aucun doute, c'est bien une syrah sanguine, aux tannins fins, qui développe des arômes de fruits noirs à l'aération. Très Bien


Sorbet céleri vivace, écorces de citron confit

Encore beaucoup de fraîcheur dans ce pré-dessert joliment acidulé.


Cerises poêlées, cannellonis au macvin

Du croustillant, du moelleux, du crémeux, savoureux !


Le tout chocolat noir, sorbet pur Pérou


Est-il besoin de préciser que Le Bon Accueil est récompensé d'un macaron pneumatique ? Sans aucun doute, il est très justement mérité. Sachant qu'il propose également des chambres, l'idée d'un weekend gastronomique est fort tentante... Après ce déjeuner (presque) léger, une petite sieste digestive sur les bords du Lac Saint-Point s'impose.


François

Grand Tour du Jura (27/32) : Le Fort Saint-Antoine (Saint-Antoine)


Aujourd'hui nous prenons la direction des hauteurs de la foret qui sépare Malbuisson et Saint-Antoine pour nous rendre au Fort Saint-Antoine.

Suite à la guerre de 1870, la France se dote d'un réseau de défense fortifié dénommé système Séré de Rivières du nom de son concepteur, le général Raymond Adolphe Séré de Rivières. Édifié à partir de 1874, il se compose de forts polygonaux enterrés (qualifiés de « forts Séré de Rivières »), formant une ceinture fortifiée autour de certaines villes ou un rideau défensif entre deux places-fortes. On trouve également des forts isolés.
Le Fort Saint-Antoine (appelé alors Fort Lucotte) fait partie du système défensif de Pontarlier avec ceux de Joux, du Larmont Supérieur et du Larmont Inférieur.


Après la Première Guerre Mondiale, les forts du système Séré de Rivières sont déclassifiés pour être remplacés par les édifices de la Ligne Maginot. Le Fort Saint-Antoine est alors cédé à la commune de Saint-Antoine.

En 1966, Marcel Petite, affineur de Comté, découvre ce fort abandonné. Il y trouve des galeries en pierre de taille qui, sous l'épaisse couche de terre qui les recouvre, offrent des conditions idéales pour pratiquer l'affinage lent qui est sa technique de prédilection. Bientôt, ce sont 60 000 meules qui attendent patiemment le moment idéal de leur maturation.


Les meules, chacune pesant 30 à 45 kilos, reposent sur des étagères en épicéa. Dans les galeries, une température constante de 12° permet un affinage lent qui des 4 mois minimum pour l'obtention de l'AOP peut aller jusqu'à 24 voire 36 mois. La grande majorité des Comté sont commercialisés au bout de 12 à 18 mois.


La première étape de l'affinage consiste en un salage qui va permettre d'abord de former la croûte puis de favoriser l'évaporation de l'eau dans la meule. De nos jours, cette opération est effectué majoritairement de manière automatisée. Un robot passe dans la galerie, saisit une meule, la brosse sur le dessus et sur la tranche avec de la saumure, la retourne et la replace dans sa case.


Afin de pouvoir répondre à la demande toujours plus importante, l'entreprise Marcel Petite a construit une extension conçue sur le même principe que le reste du fort, c'est à dire enterrée. Depuis la capacité de stockage totale est passée à 100 000 meules.

Chaque meule de Comté est unique et ce sont les maître de cave qui vont déterminer le moment optimal auquel la meule pourra être commercialisée. Pour ce faire, il a à sa disposition un outil pour trois usages différent :
1- Marteler la surface de la meule pour, à l'oreille, déceler les éventuelles fractures/fissures dans la texture du fromage. Une telle fissure indique moins un défaut qu'un signe d'évolution et que la meule approche de son point de maturité maximum.
2- Pratiquer un carottage afin de goûter l'évolution gustative du fromage.
3- Marquer sur la tranche des indications en code connu des seuls maîtres de cave sur l'état courant de la meule.


A l'issue de cette visite, une dégustation est évidemment de rigueur...


François

jeudi 6 juillet 2017

Grand Tour du Jura (26/32) : L'Auberge du Larmont (Pontarlier)


Nous sommes à Pontarlier, capitale de l'absinthe. Nous nous devons donc de rendre une petite visite à une des distilleries historiques de la ville, celle de la famille Guy, dont les produits emblématiques sont l'absinthe, l'anis et la liqueur de bourgeons de sapin.
A une demie-heure près, nous aurions pu avoir une visite individuelle, mais deux cars de retraités, passablement dissipés, nous précèdent. Nous prenons donc patience afin de profiter au mieux des explications quant à la distillation et la préparation des boissons locales.


Arrive le rituel de la fontaine à absinthe.


De l'eau glacée, la cuillère à sucre rituelle et le grand verre qui contient la fameuse liqueur. Le but est de faire couler lentement l'eau sur le morceau de sucre afin de faire un sirop qui se mélangera à l'absinthe. Pourquoi un sirop ? Car le sucre ne se dissout pas dans l'alcool.


Nous suivons attentivement la manœuvre afin de voir apparaître la fameuse fée verte, c'est-à-dire le moment où la liqueur d'un beau vert vif surnage au-dessus de la partie diluée.



Arrive enfin le moment tant attendu par les retraités assoiffés, la dégustation. Là encore, nous prenons notre mal en patience afin de pouvoir accéder au buffet...
Si l'absinthe n'est pas vraiment notre tasse de thé, nous apprécions beaucoup la liqueur de sapin et le Sapont, mélange d'anis et sapin. Et surtout, impossible de passer à côté de la liqueur de sapin en bombe. Imaginez une bombe de chantilly mais remplie d'une mousse un peu plus liquide et parfumée à cette fabuleuse liqueur. Destinée à relever une coupe glacée, c'est une tuerie.

Un peu de shopping dans le centre-ville, puis nous partons en direction du Larmont, la station de ski de Pontarlier. Au sommet (1200m), se trouvent deux établissements au sein d'un même bâtiment : Les Papillons, restaurant gastronomique, et l'Auberge du Larmont, à la carte plus rustique.
C'est là que nous avons rendez-vous avec Olif, Grand Spécialiste du Jura, et son épouse. De la terrasse, nous disposons d'une vue à 360° sur la vallée de Pontarlier d'un côté et les sommets de la région de l'autre.


Au menu, des spécialités locales :

Rœsti du Haut Doubs

Le Rœsti est une galette de pomme de terre râpée aux lardons, ici accompagnée de jambon cuit fumé, œuf et comté.


Rœsti Franc Comtois

Rœsti, saucisse de Morteau, morbier et oignons.
C'est roboratif mais gourmand et irrésistible ! Encore un peu de place pour un dessert ? Certes !


Crème brulée au Pontarlier Anis et framboises

De la pure gourmandise.


Entre amoureux du vin, il nous faut boire bon. Aussi, nous partageons une bouteille de Trousseau Les Corvées 2015 du Domaine de la Touraize.

Une terrasse ensoleillée, une belle vue, du bon à boire et à manger et des amis pour partager. Tous les ingrédients pour passer une bon moment. Merci beaucoup pour ce moment.



François

Grand Tour du Jura (25/32) : Le Mont d'Or


Aujourd'hui, grand beau temps. Nous partons à l'assaut du Mont d'Or.
Bon, pas en mode randonneur, pataugas et sac à dos, plutôt en mode touristes fatigués...
C'est donc en voiture que nous empruntons la route depuis le bas des pistes de Longevilles-Mont-d'Or, habituellement fermée en hiver.
Passant à travers les alpages et les troupeaux en liberté, nous atteignons le "parking" à quelques mètres du sommet. Une micro randonnée et nous voilà arrivés à 1463m où nous découvrons un magnifique panorama à 360°. Sous nos pieds, la Suisse :


Et sa majesté, le Mont Blanc :


Au sud, le Val de Joux et l'extrémité du Lac de Joux :


Au Nord-Est, le Suchet, les Aiguilles de Baulmes et le Chasseron :




François

mercredi 5 juillet 2017

Grand Tour du Jura (24/32) : Le Tremplin (Métabief)


Notre périple fait halte à Malpas, sur les hauteurs du Lac Saint-Point. Dans la série "tout est fermé, on fait quoi ?", nous poursuivons notre quête d'un lieu où nous restaurer.
Après quelques déconvenues aux Hopitaux-Neufs et dans le centre de Métabief, nous nous dirigeons, en désespoir de cause vers les pistes de la station. Ô miracle ! Le Tremplin est ouvert. c'est d'ailleurs le seul restaurant ouvert...
Mais, il fait beau, il fait chaud, y'a pas foule, alors ne boudons pas le plaisir de notre occupation favorite.

La spécialité du lieu : les pizzas !


Orientale
Metsi

Metsi, jambon blanc, tomates fraîches, fromage et olives pour ma Comtesse. Merguez, poivrons, œuf, fromage et olives pour moi.


C'est bien bon mais on essaiera de faire mieux demain...



François