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Bienvenue à toi, aventureux surfeur, qui vient s'échouer en quête de sens gustatif. Ici tu trouveras des récits d'agapes, des notes de dégustations bacchiques et des adresses prometteuses compilées avec amour.

jeudi 9 juillet 2015

Quelques images de Mons


Capitale culturelle de la Wallonie et Capitale Européenne de la Culture en 2015, Mons est une ville vivante dont trois chefs-d'oeuvre sont inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO : le Beffroi, les Minières Néolithiques de Spiennes et le Doudou.

Nous commençons la visite par la Grand Place...


...au sein de laquelle se trouve l'Hôtel de Ville...


...superbe édifice de style gothique édifié entre 1458 et 1477. Il ne comprend qu’un seul étage et se distingue par un campanile baroque ajouté en 1717-1718. A l’intérieur, ses salles et salons valent le détour : la « Salle des Mariages » avec son plafond à l’Italienne (1682) ; la « Salle des Commissions » avec sa cheminée en marbre de Rance ; la « Salle des Sacquiaux » avec son âtre imposant du XVIe. Le « Salon des Portraits » et les « Grands Salons » sont également exceptionnels et remeublés d’époque. Dans l’autre aile, le Cabinet d’Apparat est l’une des parties les plus anciennes de l’édifice (XVe) mais sa décoration actuelle remonte à la fin du XIXe siècle.
Malheureusement, pas d'images de l'intérieur car la visite des salons se fait uniquement sur réservation écrite au préalable et sous la houlette d'un guide officiel, ce que nous ignorions avant notre arrivée en ville.

Petite curiosité, à découvrir sur la façade, une statue de petit singe au sommet du crane lustré.


D'où vient-il ? Mystère... Toujours est-il qu'il fait office de porte-bonheur pour les habitants et les touristes qui lui caressent la tête, uniquement de la main gauche !

A l'arrière de l'Hôtel de Ville, un passage couvert débouche sur le Jardin du Mayeur.


Aménagé entre 1930 et 1936, c'est un petit havre de paix arboré au sein duquel le Ropieur, sculpture de Gober de 1937, prend un malin plaisir à éclabousser les passants.


Nous voilà arrivés au Beffroi. Classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, il fut construit entre 1661 et 1672 par l'architecte et sculpteur Louis Ledoux et l'ingénieur-arpenteur Vincent Anthony. Haut de 87 mètres, c'est le seul beffroi baroque de Belgique.



Construit dans le parc des comtes du Hainaut, sur le site de l'ancien château, celui que l'on surnomme « el Catiau » domine la cité.


Il voisine la Collégiale Saint-Waudru, patronne de Mons...


...à laquelle on accède par un porche sous la chapelle romane Sainte-Calixte, construite en 1051 et plus ancien monument religieux de la ville.


La construction de la collégiale a débuté en 1450 pour s'achever en 1691, laissant l'ouvrage inachevé. En effet, il manque le clocher de 190 mètres initialement prévu.

La collégiale renferme la dépouille de Sainte Waudru dans deux reliquaires distincts, un pour la tête dit «Chef de sainte Waudru» et une chasse pour les ossements.


La châsse de style néogothique datant de 1887 est exposée au-dessus du maître-autel. Elle est en laiton doré et ornée de pierres précieuses et semi-précieuses, d’émaux et de cabochons.


Elle se présente sous la forme d’une église avec transept, pinacles et crétage. Le Christ et la Vierge à l’Enfant occupent les pignons, tandis que les groupes de sainte Waudru et de ses filles d’une part et de saint Vincent et de ses fils, de l’autre, accompagnés chacun de six apôtres, figurent le long des deux flancs.

Tout les ans, elle est promenée dans la ville en procession dans le Car d'Or...


...un char de procession en bois sculpté, peint et doré. Réalisé entre 1779 et 1782 en style Louis XVI, il est le seul char processionnel de cette époque à être encore utilisé. Lors de la Ducasse du dimanche de la Trinité (également appelé Doudou), il est tiré par six chevaux de trait, et transporte, outre les reliques, un curé et douze enfants de chœur.

A suivre...



François

mercredi 8 juillet 2015

Top Chef Tour du Nord : Jean-Philippe Watteyne, iCook à Mons


La première étape de notre Top Chef Tour du Nord 2015 nous conduit en Belgique, à Mons, dans la province du Hainaut.
Nous rendons visite à Jean-Philippe Watteyne, arrivé troisième de la saison 4. De Jean-Philippe, candidat discret, nous avions retenu le sourire constant et le bon esprit.


Son restaurant, prénommé iCook, est situé en périphérie du centre-ville de Mons, dans une maison moderne et présente un intérieur design à l'ambiance intimiste.

Nous partons sur le menu Inspiration en 5 plats surprise.


Amuse-bouche apéritif : Crevettes, bisque de crustacés, condiment anisé


Amuse-bouches : Velouté d'asperge/crumble soufflé/espuma de lard, Entrecôte séchée/mayonnaise/chips de radis noir, Tomate/croustillant basilic/gelée à la Lindemans


Roussette, crevettes grises, œufs de saumon sauvage, légumes en pickles, fleurs de bourrache, consommé langoustine/verveine

Une entrée pas aussi anodine qu'elle pourrait en avoir l'air. Un intéressant contraste entre la finesse du poisson et des crevettes et l'acidité des légumes et le salé des œufs de saumon. Détail qui tue, l'excellent consommé langoustine/verveine, fin et très aromatique.


Mozzarella Di Buffala, espuma d'eau de tomate, sariette, chips d'aubergine, purée de basilic & citron, sauce ponzu tomate yuzu

Une savoureuse juxtaposition de mozzarella fraîche et d'une croquette de mozzarella fumée. Le basilic puissant rehausse le plat face aux saveurs fraîches de la tomate.


Duo d'onglet et ris de veau poêlés aux 5 épices de Chine, abricots rôtis, jus serré aux pignons de pin torréfiés & basilic frais, salade de pommes de terre primeur

Le plat de la soirée : un onglet moelleux, une sauce qui bastonne pour relever les abricots et une salade de pommes de terre de Noirmoutier fondantes avec, détail qui fait toute la différence, une pointe d'échalote follement proustienne.


Fraise, fromage blanc, pavot

Très surprenant mais idéal pour faire la transition entre salé et sucré, des fraises fraîches et en coulis non sucré, tout en acidité, un croustillant à la fraise magnifique et, recouvert de graines de pavot, un fromage blanc légèrement gélifié et non sucré qui rafraîchit agréablement le palais.


Sphère Mojito

Sous la coque de meringue, une chantilly au rhum (!!) et une délicieuse crème citron. Le sorbet et le macaron mojito sont tous deux une tuerie. Un grand bravo à la pâtissière.


Post-dessert : Crème brûlée, ganache chocolat blanc/citron vert


La carte des vins est courte et plutôt bien constituée. Mais Jean-Philippe a également quelques bouteilles champenoises rares tel ce Grand Cru V.P. Extra-Brut d'Egly-Ouriet. Après 72 mois en cave, dégorgé en juillet 2012 (base 2005 ?), ce champagne est très effervescent mais avec des bulles très fines. Des pinots puissants mais racés. La bouche est ample, acidité maîtrisée et petite amertume. En début d'évolution (notes d'écorce d'agrume confit), c'est un beau champagne de table.

On commence en douceur avec cette première étape. La cuisine de Jean-Philippe est à son image, aimable et conviviale, toute en finesse, subtilité et en détails qui touchent juste. Merci pour ce moment de douceur dans ce monde de brutes.

A suivre...


François

La Brasserie Historique de l'Abbaye du Cateau


Vous souvenez-vous, fidèles lecteurs, de notre Top Chef Tour du Sud 2014 et de nos excellentes expériences gastronomiques chez Ronan Kernen, Pierre Augé et Cyrille Zen ?
Cette année, changement de cap, direction le Nord et un périple qui nous mène de Mons en Belgique à Amsterdam et dans les Monts de Flandre à Boeschepe, à la rencontre de trois des candidats de la saison 4.
Mais, pour commencer en douceur, un arrêt au Cateau-Cambrésis qui héberge, outre un magnifique Musée Matisse, La Brasserie Historique de l'Abbaye du Cateau, une brasserie sise dans l'ancienne abbaye Saint-André. Déjà active en 1775, la brasserie perdura jusqu’à la fermeture du lieu, en 1926. En 2004, elle renaît dans ses anciens locaux rénovés, combinant les activités de malterie et de brasserie pour produire la Vivat, déclinée en Blonde, Bio, Triple et Vieille Réserve.


Dans les mêmes locaux est également installé un restaurant. Après une visite fort instructive, nous nous restaurons sur place avant de nous rendre au Musée Matisse.

Au menu...


Potjewlech

...qui, à en croire ma Comtesse, est le meilleur qu'elle ait mangé depuis qu'elle pérégrine régulièrement dans la région lilloise...


Rognon de veau flambé au genièvre


et avec ça, petite dégustation comparative de Vivat filtrée et non filtrée.
Les vacances commencent bien...

A suivre...


François

samedi 6 juin 2015

La Galerie du GV a bien changé...



Après une belle dégustation, retour au George V (alias GV) que nous avons trop longtemps délaissé. Et puis Christian Le Squer a remplacé Eric Briffard. Mais aujourd'hui, on fait light. La météo est parfaite et le patio, magnifiquement décoré des habituelles Vandas bleues, nous attire irrésistiblement. Las, l'arrivée tardive et l'affluence nous renvoient à l'intérieur. Qu'importe, La Galerie nous accueille comme un écrin de tranquillité.
Surprise! Le Club sandwich a disparu de la carte. Sous la houlette de Davis Bizet, la Galerie a pris résolument un virage gastronomique, un Cinq light en quelque sorte. Ma Comtesse se régale d'une côte de veau (sans os, faute!!) généreuse accompagnée d'une aubergine fumée fabuleuse Pour ma part, les langoustines mangue/combava et petit fenouil croustillant sont absolument divines.
Une visite pour faire la totale s'impose tant la carte est alléchante. Mais ce premier aperçu laisse à penser que le macaron du pneu ne serait pas usurpé.

François

vendredi 22 mai 2015

Paris Beer Week #2 : Crafty Ladies Tap Take Over


Pour cause d'emploi du temps chargé, programme light cette année pour la seconde Paris Beer Week.


Ce soir, des brasseuses prennent le contrôle des pompes à bière de The Frog & Princess. L'objectif de la soirée est donc de voir si les bières brassées par des femmes sont différentes de celles brassées par des hommes.



Poulet croustillant aux herbes, coleslaw et frites fraîches

Ma Comtesse entame le dîner avec La 109, une bière ambrée de la Brasserie de la Loire brassée par Anne-Laure Pelloux Prayer Molle. Une bière onctueuse, avec une pointe sucrée et un arôme de fruits confits.



Pulled Pork Sandwich, Mac & Cheese, frites fraîches

J'accompagne mon délicieux sandwich avec une Gentleman's Wit, une blanche de la Camden Town Brewery, brassée par Louise Westmoreland. Une bière rafraîchissante, avec une amertume présente et des arômes épicés.

Avec la chaleur ambiante, les verres se vident rapidement. Il est temps de goûter une autre bière, l'IPA de la Brewster Brewery, brassée par Sara Barton. Une ambrée de caractère, aux arômes tropicaux et une longue amertume en finale.

Avec le dessert, une tourte aux pommes et caramel, nous goûtons la Saison Gloutonne-Free de la Brasserie Le Paradis, brassée par Marjorie Jacobi. Une blonde au quinoa, donc sans gluten, fruitée et houblonnée.

En conclusion, il serait très difficile voire carrément impossible de différencier à l'aveugle une bière brassée par une femme d'une brassée par un homme. Seule certitude, les bières brassées par les femmes (tout au moins celles que nous avons goûtées) sont toutes aussi bonnes que celles brassées par des hommes.


François

samedi 16 mai 2015

Chablis : Au Fil du Zinc


La belle dégustation des vins de Vincent Dauvissat nous a mis en appétit, aussi nous rendons nous en centre-ville, Au Fil du Zinc.


L'accueil est fort sympathique et nous prenons l'apéritif avec le Chablis 2011 de Laurent Tribut, un joli vin de soif, minéral et fleuri. La carte nous met dans l'embarras et le choix se porte en définitive sur le menu dégustation en 6 plats.


Amuse-bouche : sandwich épinard et anchois


Tourteau / radis / navet

Une entrée très fraîche avec un excellent tourteau, du navet mariné, de la feuille de brick croustillante et une vinaigrette miellée.

Pour l'accompagner, ainsi que l'entrée suivante, ma Comtesse réclame son caprice, le Chablis 1er Cru Montée de Tonnerre 2009 de François Raveneau. Le nez est peu expressif -carafage impératif- mais quel vin ! La bouche est racée, élégante, avec une belle minéralité et une finale sur la coquille d’huître.


Foie Gras poêlé / mangue / épinard

Un accord certes classique mais bien exécuté avec la petite surprise de la poudre de mangue verte qui vient titiller l'ensemble.


Cabillaud / sabayon chablis / chou nouveau

Un poisson à la cuisson juste avec un accompagnement très léger (une savoureuse purée d'oignon) qui rassasie sans alourdir.

Last but not least, le Chablis Grand Cru Les Clos 2007 de Droin. Un vin très élégant, très long, à l'image de ce qu'on peut attendre d'un Grand Cru. Il est parfait pour accompagner en douceur le cabillaud.


Épaule d'agneau confite / coulis d'ail des ours

Comme son nom l'indique, l'agneau est confit à souhait. Les carottes assaisonnées au beurre salé et l'accord avec l'ail fonctionne parfaitement.






Un peu de rouge pour la viande, un Chitry Vau du Puits 2012 d'Olivier Morin.








Caramel / praliné / orange
Fraises / biscuit pistache / crème anglaise

A droite, LE dessert de saison : fraises (fraîches), fraises (en compote), fraises (en granité), avec un biscuit pistache et une crème anglaise au citron. Beaucoup de légèreté là encore.

A gauche, une version unifeuille du millefeuille praliné, avec une compote d'orange pour apporter le soupçon d'acidité bienvenu.


Chocolat/ crème / framboise

Un chocolat arachnéen, une crème brûlée pas brûlée et un coulis de framboises. Un très beau point d'orgue à ce merveilleux déjeuner.

Le Fil du Zinc s'impose comme le point de passage obligé de tout gastronome/oenophile de Chablis, non seulement pour la qualité de sa cuisine mais également pour les tarifs des vins fort raisonnables (et c'est un euphémisme).



François

Visite chez Vincent Dauvissat


Quand se présente l'occasion d'aller déguster les Chablis de Vincent Dauvissat au domaine, on ne la refuse pas, quitte à se lever aux aurores.
Direction Chablis donc. La route est sans encombre et nous voilà rapidement arrivés et accueillis par Étiennette. Nous descendons à la cave et nous attaquons la dégustation du millésime 2013.

Petit Chablis 2013
Une bouche minérale, vive et équilibrée. Long. Bien

Chablis 2013
Le nez est fermé. La bouche est pleine, plus crayeuse, avec une nervosité maîtrisée. Moyennement long. Bien

Chablis 1er Cru Séchet 2013
La bouche est riche, avec une belle matière. Aromatique florale et fruits secs. Long. Bien+/Très Bien

Chablis 1er Cru Vaillons 2013
Une bouche riche avec une acidité forte en finale (poire). Bien+/Très Bien

Chablis 1er Cru Montée de Tonnerre 2013
Un vin racé, droit, avec une belle vivacité et une finale longue et maltée. Très Bien

Chablis 1er Cru La Forest 2013
Un vin plus austère, peu expressif, réservé, mais avec de la matière. Beurré en finale.

Chablis Grand Cru Les Preuses 2013
Un premier nez réduit (réduit minéral). La bouche est équilibrée, élégante, avec une acidité maîtrisée. Très Bien

Chablis Grand Cru Les Clos 2013
Un nez poudre de riz, peu expressif. Austère mais élégant. Très Bien

Puis Étiennette nous soumet à un petit exercice de dégustation à l'aveugle.

Le premier vin a un nez expressif, légèrement grillé. Un petit coté bonbon anglais. Long. Très Bien
Pas de surprise, nous sommes dans les années 90, sur un millésime solaire. Chablis 1er Cru La Forest 1997.

Le second a une bouche élégante et une belle finale miellée et orange confite/liqueur d'orange. Excellent+
L'exercice est plus difficile. Sommes-nous encore dans les années 90 ou est-il plus ancien ? Avec l'indice "années 80", le millésime s'impose. Chablis Grand Cru Les Preuses 1983

Pas de doute, les vins ne faillissent pas à leur réputation d'excellence et le domaine tient bien son rang sur le podium de l'appellation. Un grand merci à Étiennette pour son accueil.



François