Bienvenue

Bienvenue à toi, aventureux surfeur, qui vient s'échouer en quête de sens gustatif. Ici tu trouveras des récits d'agapes, des notes de dégustations bacchiques et des adresses prometteuses compilées avec amour.

mercredi 15 août 2012

La Grande Cascade


En lecteurs attentifs que vous êtes, vous aurez peut-être remarqué que nous avons été fort peu prolixes en mars et mai 2012. Comment ? Pas d’anniversaires ?? Eh non… Les hasards du calendrier nous ont empêchés de fêter dignement l’anniversaire de ma Comtesse et celui de nos épousailles.

Ne voulant pas rester sur une déconvenue, j’ai donc profité de notre présence parisienne au 15 aout pour la surprendre en la conviant à un déjeuner surprise.

Mais d’abord, trouver un restaurant ouvert au mois d’aout… Après quelques recherches sur le web et quelques coups de téléphones plus ou moins fructueux, la liste se restreint à trois possibilités : Laurent, la Table du Lancaster et la Grande Cascade. Je suis joueur, je parie sur le beau temps et je réserve à La Grande Cascade.

Et j’ai de la chance car, malgré les rumeurs orageuses alarmistes, il fait beau. Le cadre est splendide et il ne manque que les calèches pour remplacer les voitures (automobiles) pour être transporté fin 19ème.

Anniversaire (mais elle ne le sait pas encore) oblige, apéritif au champagne. Pour ma Comtesse, le Blanc de Noirs 1er Cru (pinots noirs de Bisseuil) de Gonnet-Médeville, un nez fruité et une bouche opulente mais équilibrée. Pour moi, le Blanc de Blancs Grand Cru de Pierre Legras (Chouilly), un nez plus floral que fruité et une belle tension, un vin élégant.

La carte fait envie mais, comme il fait chaud, l’appétit est plutôt mesuré. Partons donc sur le menu Découverte (3 plats, fromage, dessert).

Les amuse-bouche : Maki de homard et courgette, Chips de maïs, Soupe de melon glacée à l’anis. Ca commence très bien…

Queues de langoustines saisies au poivre sauvage, agnoletti de petits pois et pomme verte, bouillon mousseux à la verveine fraiche. On ne peut faire intitulé plus limpide et précis. Toute aussi précise est la dégustation. Toutes les saveurs annoncées sont là et bien dosées, surtout la verveine. La langoustine est très peu cuite, juste saisie (sic) et les agnoletti sont fabuleux. Un plat plein de fraicheur.

Filet de Saint-Pierre rôti aux éclats d’amande, primeurs de légumes et fumet des arêtes juste crémé. Une cuisson à l’unilatérale parfaite. Artichauts, oignons nouveaux, pois mange-tout et roquette. Un peu de truffe d’été dans le jus. Petit contraste intéressant, les pois sont très croquants, contrairement aux oignons plutôt moelleux. Encore un plat aérien.


Comme toujours, nous avons fait durer l’apéritif en consultant la carte des vins de long en large. Avec ces entrées, nous avons sélectionné l’Hermitage blanc 2008 de Nicolas Perrin. La bouche, encore marquée par l’élevage, a une belle structure beurrée. Opulent mais frais, le carafage est bienvenue. Une heure plus tard, le nez a évolué vers des notes très plaisantes de citron. Très Bien.

Il est également bienvenu avec mon plat, le Suprême de volaille du Marensin pochée puis rôtie, asperge verte au vin de voile, la cuisse mijotée dans un riz basmati, aux truffes de la Saint-Jean. NDLR : le Marensin (ou Marencin) est un petit territoire côtier des Landes de Gascogne, dans la moitié sud du département des Landes. Une assiette visiblement appétissante avec ses girolles et ses lamelles de truffe. Le suprême est moelleux comme il faut et la cuisse est incorporée dans un risotto. Je me régale…

Ma Comtesse a fait son caprice et commandé le Carré d’agneau fermier de Lozère rôti au thym-pistou, compression de légumes méditerranéens, pistou pimentos. La noix du carré est désossée puis les noisettes, cuites rosées bien sûr, sont « réossées » pour la déco. C’est joli mais ma Comtesse est un peu déçue de ne pouvoir sucer les os avec les doigts… Le coulis de poivron est magnifique ainsi que le pistou.



Avec l'agneau, l'Hermitage s'en sort avec les honneurs mais ma Comtesse a des envies de vin rouge. Faute de Comtesse -de Lalande- au verre, le choix se porte sur le Saint-Joseph 2009 de Bernard Gripa. Un nez franc de Syrah et une bouche de Saint-Jo sudiste, avec un beau potentiel. Bien+.


Saint-Marcellin affiné, brioche toastée aux écorces de citron et miel d'acacia. Pour rafraîchir cet excellent fromage que la chaleur incite à vouloir sortir de l'assiette, le sommelier nous propose un verre de Montlouis l'Apétillant du Domaine Lise et Bertrand Jousset. Si la bouche vive et les bulles fines le rendent plaisant en dégustation pure, il n'est malheureusement pas à son aise avec le Saint-Marcellin.

Fraîcheur exotique, émulsion de riz curry-banane. L'assiette arrive portant une boule jaune. Une fois brisée, cette coque de chocolat blanc abrite fromage frais, coulis et fruits exotiques. Le dessert porte bien son nom, fraîcheur et légèreté sont au rendez-vous.

A ses côtés, le sorbet banane est surmonté d'une émulsion de riz basmati au curry. Surprenant mélange de saveurs mais qui fonctionne parfaitement.



Qui dit dessert dit vin de dessert. Faute de Jurançon, nous nous "contentons" du Coteaux du Layon Vieilles Vignes 2010 du Domaine des Sablonnettes.

Petit bémol, il n’y a pas de beurre sur la table, faute impardonnable pour une bretonne… En revanche, c’est la première fois que nous voyons des sucrettes proposées avec le "vrai" sucre.

Respect des produits, saveurs justes, de plus Frédéric Robert connait ses classiques sur le bout des doigts. Qui s'en plaindrait ? Les tenants de plus d'originalité peut-être... Pas nous. La Grande Cascade a tout pour vous faire passer un très bon moment.

François

mercredi 8 août 2012

Food trucks

Si le « street food » a toujours existé, en France il valait mieux s’en méfier. Mais voilà qu’un vent nouveau souffle et de jeunes gens talentueux se sont mis à faire du bon. Nous en avons donc testé quelques uns pour voir ce qu’il en est.


Tout d’abord à Brest, lors des Tonnerres de Brest (alias le grand rassemblement de bateaux et voiliers) nous nous sommes arrêtés à la Friterie Belge Serken pour notre déjeuner.


Après un certain temps de queue nous voilà munis d’un américain / frites pour mon Astre et une viandelle / cornet de frites sauce Bourgyburger pour moi. Afin de faire glisser le tout nous nous partageons une bière belge.
La friterie est ouverte quasiment tous les jours dans la région de Brest et de Plougastel. Pour la localiser il faut aller sur leur site (http://www.serken.fr).

Puis, à Paris, pour changer du métro, boulot, dodo, place au métro, boulot, camions disco !


Nous profitons d’un soir d’août ensoleillé pour aller à la rencontre de vrais hamburgers maison. Un jeune californien a déposé ses valises à Paris pour faire des hamburgers avec du bœuf haché maison, des frites maison, des sauces maison…


J’ai craqué pour le hamburger du jour (pousses d’épinard, Ossau Iraty et mayonnaise au chorizo) et mon Astre pour un classique. Le bœuf est mœlleux et juteux, les assaisonnements sont justes … que du bonheur. Où se trouve-t-il ? Le programme de la semaine est sur le site du Camion qui Fume (http://www.lecamionquifume.com).

Après le salé, le sucré !
Quel est le rapport entre le consulting et des glaces aux parfums étranges ? Un homme qui a décidé de tout plaquer et vivre une autre vie. Abandon du consulting, retour sur les bancs de l’école pour passer un CAP de pâtissier, stages chez de grands glaciers, achat du camion et l’aventure peut enfin démarrer.


Pour l’instant 5 parfums sont en stock. Nous prenons chacun un cornet avec 2 boules, fraise et orange pour mon Astre et vanille et chocolat pour moi. Quelle est la nouveauté me direz-vous?


La fraise est additionnée de baies de sansho, l’orange a des parfums de Campari et balsamico qui nous font voyager en Italie, la vanille est au chanvre et le chocolat (en sorbet !) picote grâce au wasabi et au gingembre.
Nous lui souhaitons une longue route.

lundi 16 juillet 2012

Zéro, c'est énorme...


... quand il s'agit d’huîtres.

La preuve Au Pied d'Cheval à Cancale :

L'assiette est à peine assez grande...

Face à une numéro 2, y'a pas photo...

Un peu de Sauvignon pour faire passer...

François

mercredi 20 juin 2012

Une Nuit En Rose


Non, fidèles lecteurs, ne rêvez pas... Il ne s'agit ni d'un salon de lingerie en nocturne, ni d'une nuit de débauche passée dans la peau d'un lapin rose...

C'est une soirée spéciale blogueurs, organisée par le site vente-privee.com et placée sous le signe du vin, qui porte ce titre. Dans le cadre enchanteur de l'Hotel Particulier de Montmartre, le site de vente en ligne a mis à l'honneur certains des producteurs dont les vins sont vendus sur le site.

Mais parlons d'abord du lieu. Sur les hauteurs de Montmartre, une grille discrète s'ouvre sur une allée bordée d'arbres et de bosquets. Dans cet écrin de verdure, loin du bruit de la vie parisienne, se dresse un hôtel particulier de style Directoire, entouré d'un ravissant jardin. A l'intérieur, deux salons occupent le rez-de chaussée. Dans les étages, les suites, toutes différentes, offrent une décoration particulière et des agencements singuliers. C'est dans ces espaces que les vignerons sont installés.


Température élevée oblige, certaines bouteilles prennent le frais dans les baignoires...

Aussi la maison de champagne Philipponnat a préféré présenter des vins « légers » afin de ne pas alourdir les dégustateurs à moitié liquéfiés.

Le Royale Réserve Brut présente une belle fraicheur (bienvenue) et une bouche équilibré avec un dosage néanmoins présent (8g).

Une fois ce dernier éliminé, dans le Non Dosé, le vin prend de la puissance au nez et en bouche et de la tension.

Le Royale Réserve Rosé est une base de vins de 2007 (65% pinot noir, 30% chardonnay, 5% pinot meunier) dont 7% de vin rouge en 1er Cru de Mareuil. Il est dosé à 9g et dégorgé en 2011. il dégage lui aussi une belle fraicheur avec des arômes fins de fruits rouges.

Une jolie série pour se mettre en bouche et qui confirme l’excellente tenue des vins de la maison.

Je fais ensuite la connaissance de Gregory Hecht, soit la moitié des négociants de Hecht & Bannier. Basée à Bouzigues, la maison propose des vins du Roussillon, du Languedoc et de Provence.

Languedoc blanc 2011 : un étonnant assemblage de picpoul de l’Etang de Thau et de roussanne (20%), le premier apportant une fraicheur saline et le second de la rondeur, pour une bouche équilibrée et flatteuse de fleurs blanches. Belle longueur. Bien +

Côtes du Roussillon Villages 2009 : grenache de Maury (70%), syrah sur granit, mourvèdre de Tautavel et carignan, élevés pendant deux années.

Une belle robe sombre, un nez complexe et peu expressif. La bouche est riche et équilibrée, avec des tannins présents et plaisants. Longueur et complexité sur la cerise noire charnue et le café. Bien/Très Bien

Autre étage, autre chambre, autres vignerons.

Le Château du Moulin à Vent présente le dernier-né de sa gamme, le Pouilly-Fuissé 2011 : un nez expressif très floral qui devient ensuite plus crayeux, très maconnais. La bouche est lactée, droite, fraiche. Un joli bébé. Bien+

Trois rouges à suivre… je fais l’impasse pour terminer les blancs chez les voisins. Mais je reviendrai !


Je passe à l’Alsace avec la maison Hugel et une de ses spécialités, le Gentil 2011. Composé à plus de 50% des quatre cépages "nobles" de la région et complété par le sylvaner, il présente un nez fruité et végétal. La bouche est vive et fraiche, plutôt surprenante en ce sens qu'elle joue aux montagnes russes, passant d'un cépage à l'autre. Plaisant. Bien

Riesling Grand Cru Jubilée 2007 : issu du Schoenenbourg. Un nez légèrement carbonifère. La bouche est tendue et minérale, avec un équilibre acide/sucres résiduels. Belle longueur sur le fruit, presqu'exotique. Bien/Très Bien

Gewuztraminer Grand Cru Vendange Tardive 2005 : issu du Sporen. Un nez élégant, puissant et expressif de rose et litchi. La bouche est riche mais bien équilibrée. Belle longueur et belle aromatique. Très Bien

Etage suivant, avec Jean-Luc et Paul Aegerter.


Meursault 2010 : une bouche beurrée, riche et tendue (acidité saline). Belle longueur. Bien/Bien+

Savigny-les-Beaune 1er Cru Les Fourneaux 2009 : un nez terrien. La bouche est veloutée avec des tannins présents. Bien

La maison bordelaise Mähler-Besse présente deux vins de ses propriétés :

Saint-Emilion Cheval Noir 2008 : nez fumé, bouche veloutée et encore beurrée, tannins en finale. Bien

Margaux Ego de Palmer 2008 : un nez d’écurie/étable, une bouche élégante et gourmande avec des tannins présents. Belle longueur. Très Bien

Place aux vins de la maison de négoce Nicolas Perrin :

Vin de France Syrah Viognier 2011 : 8% de viognier dans cet assemblage. Un nez fin et fruité. La bouche est équilibrée, fraiche et tannique. L’ensemble est plaisant, gentil et gourmand. Bien

Crozes-Hermitage rouge 2010 : nez discret. La bouche est bien équilibrée avec une belle fraicheur et des tannins élégants. Encore fermé cependant. Bien+/Très Bien

Côte-Rôtie 2009 : principalement Côte Blonde. Superbe toucher de bouche soyeux et velouté, bien mûr. Un vin très flatteur. Très Bien

Retour en Beaujolais pour les rouges du Château du Moulin à Vent :

Château du Moulin à Vent 2010 : un nez discret et fruité. Avec ses 20 jours de macération, c’est un vin étonnant. Il a plus de concentration aromatique que de structure. Moyennement long sur la mûre et la cerise noire. Bien

Croix des Vérillats 2010 : un nez discret. La bouche est veloutée, avec plus de finesse que le précédent. L’équilibre est sur l’acidité. Il se livre moins que le précédent vin. Bien

Champ de Cour 2010 : quelque chose me dérange un peu au nez… mais quoi ? La bouche est tannique et légèrement rugueuse, encore marquée par l’élevage (15 % de fut neuf). Il présente plus de fruité que les précédents et également plus de longueur. Bien+

Trois vins étaient en dégustation dans le cadre d’un Masterclass « Grenache », animé par Sébastien Burel de l’Ecole du Vin des Caves Legrand, dont le Côtes du Roussillon Villages précédemment évoqué.


Priorat 2008 Humilitat : grenache et carignan. La bouche est puissante (alcool), avec des fruits très mûrs mais elle reste fraiche. Bien+

Vacqueyras Cuvée de Lopy 2008, Domaine Le Sang des Cailloux : 75% grenache, 25% syrah. Un nez de syrah un peu réduit. La bouche est minérale avec des tannins puissants. Belle longueur sur les arômes de grenache. Bien/Très Bien


La soirée se termine au bar de l’Hôtel avec la maison de cognac Godet. Celle-ci présente un alcool blanc dénommé Antarctica. A base d’une majorité de folle blanche (l’idéal serait qu’il le soit à 100% mais les quantités produites de folle blanche ne le permettent hélas pas), ce cognac a pour vocation à être dégusté sur glace ou en cocktail. Après dégustation, je le préfère certes légèrement rafraichi mais plutôt nature. Bien/Bien+

Contrairement aux apparences, vente-privee ne fait pas que de l’habillement mais se présente comme un des acteurs majeurs de la vente en ligne de vins. A l’évidence, il faut féliciter le remarquable travail de sélection des acheteurs car l’ensemble présenté ce soir-là était de bonne facture.

François

vendredi 15 juin 2012

1971 (suite)


Avant que les vacances des uns et des autres ne nous séparent, il était temps de continuer notre exploration (non exhaustive) des vins du millésime 1971, cher à ma Comtesse.
C’est donc dans un joyeux mélange que vous trouverez ci-après les commentaires des quelques bouteilles partagées ces derniers temps en compagnie d’amis fidèles.


A tout seigneur, tout honneur, c’est par le Corton-Charlemagne 1971 de Bonneau du Martray que nous commençons. La robe est un peu sombre, or « brun ». Le nez est expressif, café/carambar/caramel cuit, qui évoluera vers des notes minérales. Il a une bouche de vieux vin, fluide mais encore tendue et une très grande longueur. Il ne se laissera pas dominer par les filets de rougets au curry. Très Bien.


Une opposition de style pour accompagner l’épaule d’agneau aux légumes printaniers : le Moulis Château Chasse-Spleen 1971 et le Bonnes-Mares 1971 de Bouchard Aîné.
La bouche du premier est tendue, avec un équilibre acide/alcool qui lui donne un relief assez rustique. Bien/Très bien.
Le Bonnes-Mares présente un profil plus fin avec encore un joli fruité de cerise. Bien/Très Bien.


Si le dessert ne mérite pas qu'on s'y attarde très longtemps (fraises, chantilly et jelly au curaçao bleu...), le vin servi est en revanche beaucoup plus intéressant. Le Coteaux du Layon 1971 du Château de Fesles est une gourmandise qui s'apprécie pour elle-même. Une bouche minérale et une sucrosité qui prolonge très agréablement la fin de bouche. Très Bien.

François

lundi 14 mai 2012

Mon premier Lignac !


Eh oui, tout arrive !
Bon, d'accord, ce n'est pas Le Quinzième mais Le Chardenoux.
Le lieu : un bistrot parisien historique. La table : les classiques de bistrot au gout du jour. C'est parti pour le menu déjeuner !

Ravioles de Brocciu au pistou de basilic


Saumon fumé, crème légère à l'aneth et toast grillé


Onglet de bœuf, sauce béarnaise, frites fraiches


Petit pot de panna cotta au caramel


Chou chantilly aux fraises


Verdict : c'est bon. Et même si les portions ne sont pas énormes, on ne sort pas de table la faim au ventre.

Menu du déjeuner (entrée/plat/dessert) à 27€. On peut peut-être trouver un peu mieux comme rapport qualité/prix mais nous ne boudons pas notre plaisir car la qualité est au rendez-vous.


PS : Vous l'avez aperçu à coté du saumon, nous nous sommes régalés de ce Mâcon La Roche Vineuse Vieilles Vignes 2009 d'Olivier Merlin. Un très joli nez expressif, floral. Une grande fraicheur en bouche et un bel équilibre.

François

lundi 30 avril 2012

Marathon bourguignon (6/6)


Le lundi sur la Côte ressemble beaucoup au dimanche : tout est fermé. Et les rares restaurants ouverts sont complets. Une chance, il reste une table au Sushikaï à Beaune.

L'amuse-bouche : Cappuccino de chou-fleur.

Foie gras de canard poêlé, navet mariné, sauce miso saikyo

Le miso saikyo est un miso blanc légèrement sucré. L'accord salé/sucré avec le foie gras fonctionne très bien, tout en fondant et douceur.

Dorade mi-cuite, mi-fumée, cueillette de saison au vinaigre

Une entrée surprenante. La dorade prend des saveurs de haddock mais avec beaucoup de fraicheur.

Assortiment de suhi


Assortiment de sashimi


Ris de veau en yakitori, poireaux grillés

Petit bémol : malgré des saveurs sympathiques, le ris est un peu trop ferme.

Saumon et feuille de nori, sauce dengaku-miso et sésame, vinaigrette soja et ail

Le plus beau des premiers plats : le saumon est farci de nori, adouci par le miso légèrement sucré. Les navets sont succulents.

Pigeon de M. Michon grillé, sauce au poivre de Sichuan, cromesquis de foie gras de canard pané au panko


Magret de canard en émincés, sauce madère, soja et wasabi, fondue de poireaux grillés


Brie, sésame noir et shiso

Un accord étonnant. La douceur du brie atténue la puissance du shiso et le shiso sert d'exhausteur au fromage. Le sésame apporte une jolie petite note grillée.

Délice O'range

Fromage blanc, orange et granité. Très frais et léger.

Laurent Peugeot a légèrement revu le concept de son restaurant en y mettant une équipe de cuisine 100% japonaise. Il est assez similaire à ce qu'on peut trouver au Miyabi de Patrick Gauthier : des produits français traités à la japonaise. Le résultat est excellent.



Un gros bémol cependant. Le vin que nous avons choisi, après une suggestion appuyée, n'était pas à la hauteur de notre attente. Le Viré-Clessé 2008 du Domaine Michel et Fils a un nez intéressant (abricoté, fleur de pêcher), la bouche est équilibrée, encore un peu boisée avec une bonne longueur. Malheureusement, il dérive rapidement vers l'oxydation et des notes de vernis. Bof, bof..



François