Bienvenue

Bienvenue à toi, aventureux surfeur, qui vient s'échouer en quête de sens gustatif. Ici tu trouveras des récits d'agapes, des notes de dégustations bacchiques et des adresses prometteuses compilées avec amour.

dimanche 5 juin 2016

Promenade périgourdine (5) : La Ferme du Lac


Après une bonne nuit de sommeil dans la quiétude de la campagne périgourdine et un petit déjeuner à la tarte Tatin, Princesse et Duchesse viennent me chercher pour m"emmener jusqu'à Marval et me faire découvrir une nouvelle adresse improbable, surprenante et évidemment gourmande.

L'aspect surprenant, c'est cette maison nichée au fond d'un petit vallon au milieu des bois et au bord d'un bel étang. L'improbable, c'est la présence d'un couple britannique charmant et très accueillant. La gourmandise, ce sont les spécialités locales, anglaises et indiennes qui sortent de la cuisine.

La Ferme du Lac est un bar-restaurant à l'ambiance de pub campagnard où se retrouvent les expatriés pour des soirées fish & chips et où les pêcheurs du coin viennent taquiner le goujon.
Mais aujourd'hui, le soleil brille, le public est rare et mes filles et moi allons agréablement profiter de nos dernières heures ensemble.

Alors bye-bye le Périgord et bonjour Londres/Bombay :
Samossas aux légumes, crevettes pannées sauce aigre-douce, soupe carotte-coriandre pour les entrées...


Butter chicken curry, Spicy prawns curry


Chinese chicken curry, Naans et papadums





Tout est fait maison, délicieux et arrosé de London Pride, une brune légère 100% british. Absolutely fabulous !



François

samedi 4 juin 2016

Promenade périgourdine (4) : La Ferme de Panivol


Après avoir pris des couleurs et un peu d'exercice à la rencontre des orchidées sauvages, nous reprenons la route vers le Nord, jusqu'à Bussière-Badil, via Périgueux, Brantôme et Nontron. Le hameau de Panivol abrite une ferme et une auberge dans un décor bucolique.
C'est une belle bâtisse magnifiquement restaurée avec une grande terrasse pour les beaux jours.

Rafraîchissement dans une des belles et spacieuses chambres d'hôtes et je retrouve mes filles pour le dîner, au coin du feu.

L'apéritif est offert par la maison : vin de cerise maison, pineau et petites quiches soufflées au saumon.



Foie gras maison

La production maison est excellente et est en vente sur place ainsi que confit, gésiers, etc...


Saint-Jacques gratinées

De belles noix, des moules et une fondue de poireaux à tomber (spéciale dédicace à mon ami Bruno...).

Au coin du feu, une cocotte en fonte patiente que nous ayons terminé nos entrées. Puis, elle nous est apportée sur la table :


Tagine de pintade

Une volaille goûteuse et des légumes à la fois croquants et fondants. N'en doutez pas, nous n'en avons pas laissé une miette.

Encore une fois, tout au plaisir de passer une soirée tous les trois réunis, nous en avons oublié de photographier la magnifique Tarte Tatin maison que nous avons eu en dessert. Fort généreuse, elle fut terminée au petit déjeuner du lendemain.


Un mot sur la carte des vins, elle se présente en trois parties : 25, 35 et 45€. Peut-on faire plus simple ?
Soirée de gala oblige, je choisis le Cru Bourgeois de Pauillac Chateau La Fleur Millon 2007. Un "petit" Pauillac mais bien typé, de structure souple aux tannins affirmés. De quoi gentiment tenir tête, ou plutôt converser, avec la pintade.

Je ne saurais trop vous recommander cette auberge pleine de charme pour son excellent accueil, son calme et sa table simple mais raffinée.



François

Promenade périgourdine (3) : Les orchidées de Queyssac


Repus de notre déjeuner mais encore vaillants, nous reprenons la route pour quelques kilomètres jusqu'au mignon petit village de Queyssac. Au pied du pigeonnier se trouve le départ de deux sentiers de randonnée : la Boucle des Hameaux et le Chemin des Orchidées. c'est ce dernier que nous empruntons sous un soleil un peu voilé mais chaleureux.

Afin de faciliter la tâche aux courageux randonneurs, le parcours est jalonné de bornes avec le nom et la photo de l'orchidée à observer. Car elles sont bien là, en bordure de route ou de sentier, les orchidées sauvages. Des variétés peu communes mais qui présentent, aux yeux des connaisseurs, des caractéristiques florales connues et vues sur les variétés horticoles.


Ophrys abeille


Orchis pyramidal


Orchis bouc


Plathanthère à deux feuilles

Et ce ne sont pas quelques spécimens isolés...



Le bouquet final :




François

Promenade périgourdine (2) : Le Manoir du Grand Vignoble


Après une bonne nuit de sommeil, nous partons vers le Sud et le Périgord Vert pour retrouver Duchesse (ma cadette). Puis nous filons jusqu'à Saint-Julien-de-Crempse, aux environs de Bergerac, pour nous restaurer au Manoir du Grand Vignoble.

C'est un havre de paix au sein de la campagne bergeracoise : hôtel, restaurant, spa, piscine, tennis et centre équestre, le tout perdu dans la campagne, loin du bruit et de la fureur.
Il y a là un côté Vieille France/tradition qui plaira aux nostalgiques et qu'on retrouve également dans l'assiette. Jugez plutôt.

Salade d'asperges vertes grillées, balsamique et copeaux de parmesan, Noix de Saint Jacques rôties beurre d'agrumes et Terrine de foie gras mi-cuit – chutney de figues au thé Earl Grey brioche maison.
Dans la précipitation, j'en oublie de prendre les entrées en photo. De belles entrées en matière.


Anchaud traditionnel sauce au Pécharmant et pommes Sarladaises



Onglet de boeuf grillé, sauce aux cèpes



Souris d'agneau en sauce caramélisée au miel, cake aux olives grillées et légumes printaniers

Les plats sont sans grande surprise mais bien exécutés.


Crème brûlée à la fève tonka



Tartelette au chocolat et noix de pécan, crème Anglaise



Vacherin aux fraises

Les desserts sont le point faible de ce repas mais nous oublions cela bien vite en prenant thé et café sur la terrasse au soleil.

Pour une retraite physique, sinon spirituelle, le Manoir apparaît comme une étape de choix. Avis aux amateurs.


François

vendredi 3 juin 2016

Promenade périgourdine (1) : La Princesse au Petit Pois


Après un voyage mouvementé, pour cause de fermeture d'autoroute pour cause d'inondations, et en prélude à une visite en Périgord à mes deux filles, je rejoins Princesse (l’aînée) à Limoges.

Pour se remettre de mes émotions, elle me conduit dans un lieu propice à la détente, un petit salon de thé nommé Fleurs des Thés. Après une tasse d'excellent thé de Bouddha (vert de Chine) et un addictif muffin au matcha et cassis, je suis totalement apaisé.

Un peu plus tard, nous revenons sur la même Place Fontaine des Barres pour dîner à La Princesse au Petit Pois.
Une petite salle, une petite carte mais des produits du marché et d'AMAP locaux très bien travaillés.


Beignets de légumes d'été, tzatziki de concombre

Une entrée dans l'esprit d'un mariage greco-indien qui fonctionne parfaitement. Aubergine, courgette, brocoli et pomme de terre en friture fine, allégés par la fraîcheur de la crème et du concombre. Une touche de soleil après des jours et des jours de grisaille.



Langoustine et bisque, gnocchis, brunoise de courgettes

Attention, grand plat. On pourrait arguer que le visuel n'est pas extraordinaire, mais les saveurs sont là. Il y a de la gourmandise dans ce mélange de textures qui vont crescendo, du plus souple au plus croquant (langoustine, gnocchi, courgette). Les sauces (bisque et pesto) se répondent pour un plaisir renouvelé à chaque bouchée.



Poisson du moment
Cabillaud de ligne, risotto vénéré, légumes croquants au beurre

Là encore, on frise la perfection avec un poisson parfaitement cuit, un riz crèmeux et des légumes bien croquants. Le condiment céleri réveille gentiment le palais.



Coquillages du moment et petites pommes grenailles à la marinière

Des petites moules goûteuses dans une marinière riche et gourmande. Belle portion.

Quelques gorgées de Quincy Tradition 2014 du Domaine Mardon pour accompagner notre repas, un sauvignon sur la jeunesse, fringant et acidulé. Bien/Bien+

Cette princesse est une belle découverte qui passe pour un havre de paix dans un quartier limougeaud fort animé et achalandé, ce qui explique qu'il soit rapidement complet. Pensez donc à réserver.


François

samedi 21 mai 2016

L'Ami Jean, c'est épatant, gourmand, bluffant, excellent...


Dans la chaleur exceptionnelle d'un beau jour de printemps, la rue Malar est calme, comme déjà anesthésiée. Et puis survient l'Ami Jean. En passant le seuil, vous entrez dans un mode bruissant, bruyant, vivant. A peine installés, vous êtes embarqués dans une croisière tempétueuse. A la barre du navire (quoi de plus naturel pour un Lorientais), le Capitaine Stéphane Jego qui, du haut de la dunette du passe, hèle, ordonne, réclame et invective son équipage. Ce dernier répond, virevolte, exécute tout en restant prévenant à l'égard des convives.
C'est un joyeux capharnaüm, savamment orchestré et exécuté avec maestria.

Le décor est planté. Passons aux nourritures.
Stéphane Jego est un puriste du terroir et du produit. La quasi-totalité des produits qu'il travaille sont sourcés et de grande qualité et leurs producteurs mis en lumière. Mais il ne suffit pas qu'un produit soit bon pour que le plat soit bon. Soyez immédiatement rassurés, fidèles lecteurs, ici tout est bon et même très bon. Rarement il nous a été donné de voir des cuissons aussi bien maîtrisées, des assaisonnements aussi justes et bien dosés et des assiettes aussi gourmandes. Voici celles que nous avons eu le plaisir de déguster :







L'apéritif est une assiette de jambon de truie «Arrossagaray», tranché fin et servi à température, accompagné d'un verre de Cerdon du Bugey 2015 d'Elie et Alain Renardat-Fache. Une jolie mise en jambes palais qui ne mérite nullement l'excellent beurre qui l'accompagne.




Les réjouissances commencent avec le Bouillon de saveur «croûton, ciboulette», un des plats signature du Chef. Un bouillon au parmesan, versé bien chaud sur une brunoise de croûtons croustillants et de ciboulette ciselée. J'imaginais une soupe riche et consistante... il n'en est rien. C'est goûteux, léger, et la première cuillère appelle rapidement les suivantes.



"Tête-à-tête pour la 2"
Caille, sable végétal et jeunes poireaux

Une unique assiette en pierre de lave, posée au centre de la table afin que nous partagions le plat. Une cuisson rosée parfaite, une tendreté et un moelleux addictifs rendent ces suprêmes de caille irrésistibles. Le sable, sous forme de poudre d'oignons grillés, apporte du croustillant et une touche fumée qui s'harmonise parfaitement aux jeunes poireaux grillés. C'est d'une lisibilité limpide et d'une "gourmanditude" exquise.





Pour nos entrées, je choisis un verre d'Irouleguy 2014 du Domaine Abotia. Un blanc sec encore marqué par son élevage mais plaisant.









Grillé de poulpe, bouillon d’oignon, saveur

Serai-je un jour assez téméraire pour oser tenter de cuisiner -et de réussir à égaler- un poulpe aussi moelleux que celui-ci ? Je préfère me complaire dans ma paresse gustative et savourer ce plat plus terrien que marin dans ses saveurs.



Vapeur de maquereau 63°, un classique

Un classique, mais quel classique ! Là encore, une cuisson millimétrée qui respecte le poisson au point qu'on croirait qu'il est encore cru, les filets juste levés, et qui en préserve le gout. Très beau plat.



Pigeon



A la grande joie de Ma Comtesse, la bête est servie entière, avec la carcasse, du foie gras de Corrèze poêlé et petits pois. Très belle cuisson. Il est accompagné d'un verre de Côtes du Rhône Villages St Maurice "Les Colonnades" 2011 de Philippe Viret, un bel assemblage au caractère sanguin, parfait pour la viande rosée.






Chevreau


Une belle portion pour une viande goûteuse et de saison. Parfaitement confite, elle est accompagnée d'un mélange spécial maison : herbes aromatiques, noisette... qui là encore apporte une touche fumée que, personnellement, j'apprécie beaucoup. Bel accord avec La Clape "L'Esprit Terroir" 2014 du Chateau Rouquette sur Mer.





Après ce repas gargantuesque, il nous reste peu de place pour un dessert, pensons-nous... C'était avant de goûter les dits desserts...



Riz'o lait, grand-mère Philo...Action

Il faut vraiment du courage pour attaquer à deux (voire seul car c'est là la dose syndicale) ce qui suffirait à quatre personnes. Mais...en fait non. Il faut juste prendre une cuillère de ce qu'il faut appeler de la crème (légère et vanillée) au riz pour replonger à corps défendant perdu. Si en plus, vous y ajoutez la mousse de caramel au beurre salé et/ou la nougatine, vous êtes définitivement perdus conquis. Et quand bien même vous ne parviendriez pas à finir la jatte, le doggy bag est votre ami (testé et approuvé au petit déjeuner du lendemain).



Fraisier revisité

Si le riz au lait vous laisse encore de marbre, cette petite chose vous fera irrémédiablement rendre les armes. Sorbet fraise, fraises fraîches, biscuit imbibé et crème vanillée... D'un coup d'un seul, l'appétit vous revient.


Vous l'avez certainement compris, nous sommes ressortis le ventre plein et le palais séduit. Chez l'Ami Jean, partage, gourmandise et convivialité ne sont pas de vains mots mais de maîtres-mots d'une adresse totalement indispensable et Stéphane Jego mettra tout en oeuvre et surtout son talent pour rendre votre visite inoubliable. Ma Comtesse (la Demoiselle de la 2) et moi-même y retournerons, forcément...



François

samedi 2 avril 2016

Petite visite à la Rhum Fest


Rhum Fest... Fête du Rhum... l'intitulé, chers lecteurs, vous laisse certainement songeurs... Je vous imagine, imaginant une sorte de beuverie où l'alcool coule à flot, cauchemar des hygiénistes de l'ANPAA...

Il est vrai que, de prime abord, en voyant la file d'amateurs qui ont déboursé les 35€ de droit d'entrée, on peut penser que l'ambiance ne va pas être à la modération. Et il est vrai que les crachoirs, sans être absents, ne sont pas légion. Mais, malgré la foule, c'est dans une ambiance bonne enfant que tous se pressent le long des stands dans les trois pavillons du Parc Floral.

Des producteurs de rhum du monde entier sont réunis pour faire découvrir leurs produits aux amateurs et aux professionnels : rhums blancs, rhums ambrés, rhums aux épices, rhums arrangés, cocktails... Tous se démènent avec le sourire pour répondre aux demandes empressées des dégustateurs.





Première rencontre au Old Fashioned Bar du Pavillon des Bambous (ou espace VIP) avec Michael Landart du Maria Loca. Au menu, quatre créations, réalisés sous nos yeux par le maître dont :



Smoky Old Fashioned et Spicy Old Fashioned






Hse Black Sheriff, sirop de fève tonka Monin, Bitter Angostura pour le premier avec un bâton de cannelle brûlé pour le gout fumé, Trois Rivières VSOP, sirop de Spicy Mango Monin et Bitter Angostura pour le second. Des recettes très simples pour un résultat très convaincant.





Il nous fait également découvrir sa création, le rhum aux épices Maca. Une base de rhums mauriciens, assemblés en France, et cinq épices parfaitement équilibrées : fève Tonka, café, girofle, cannelle et muscade. L'ensemble est très harmonieux. Bravo!

Après cette mise en bouche, nous plongeons dans l'atmosphère enfiévrée des Pavillons des Cyprès, des Cèdres et des Chênes.


Au Box HSE, des mélanges de plantes et d'épices macèrent dans cinq grandes bonbonnes. Des mélanges surprenants et très convaincants comme l'"Iles du Soleil Levant" : Rhum HSE Titouan Lamazou, fleurs de jasmin, confiture d'orange amère et miel de fleurs.


Nous découvrons la gamme des rhums Malteco, originaires du Guatemala, une gamme très homogène qui évolue en complexité avec l'âge. Nous avons retenu le 8 ans, très fruité/floral, le 15 ans, le plus équilibré en complexité/alcool et le Rum Selleccion 1987, un rhum vieux d'exception.


La Mauny est une marque martiniquaise bien connue mais elle propose d'autres produits que le "simple" rhum blanc agricole, notamment le "Ter Rouj'" et l'excellent rhum vieux "Signature".


Parmi les "aliens", ce rhum japonais Ryoma de 7 ans d'âge vieilli en fûts de chêne. un rhum assez doux, à la saveur étrange, entre rhum et saké.


Belle découverte que le rhum La Hechicera de Colombie, un assemblage de rhums âgés entre 12 et 21 ans, vieillis en fûts de chêne américains préalablement brûlés, selon la méthode de la Solera. Un rhum plutôt doux et très complexe.


Un compte-rendu fort peu exhaustif au vu des très nombreux producteurs présents. Mais les conditions difficiles ne nous facilitaient pas la tâche. Nous essaierons de faire mieux l'année prochaine.


François