Bienvenue

Bienvenue à toi, aventureux surfeur, qui vient s'échouer en quête de sens gustatif. Ici tu trouveras des récits d'agapes, des notes de dégustations bacchiques et des adresses prometteuses compilées avec amour.

samedi 12 avril 2014

Le 12 avril au Cinq-Mars


Petite excursion du weekend au Musée d'Orsay.
En chemin, nous passons devant le Cinq-Mars. Réminiscence de la date anniversaire de ma Comtesse, nous y repassons, l'estomac ouvert par la promenade au musée.

Un décor brut et boisé qui donne une ambiance chaleureuse/cosy.
La carte est courte et plutôt gourmande, traditionnellement française. Ma Comtesse, toujours à l'affût, a repéré le Mont-Blanc dans les desserts. Donc, impasse sur les entrées. Dommage pour l'oeuf mayo... Partie remise !


Rognon de veau, sauce moutarde à l'ancienne, purée maison

Cuisson parfaite (rosée), une sauce bien dosée, que du bonheur.


Poêlée de calamars, salade de fenouil

La cuisson les rend légèrement crunchy et la petite persillade en rehausse le gout. Quant à la salade de fenouil, l'huile d'olive/citron adoucit la saveur anisée pour ne garder que le coté croquant qui répond au moelleux du calamar.


Le "véritable" Mont-Blanc

Sous le sommet de chantilly, de la crème de marron et c'est tout !


Mousse au chocolat à discrétion

Une mousse ferme, dense, puissante (chocolat à 72%). Bien content d'avoir fait l'impasse sur les entrées...

La carte des vins est également courte mais avec des références bien choisies comme ce Mercurey 2008 du Château de Chemirey.

Service accueillant, cuisine gourmande, addition modérée (pour le secteur), que demander de plus ?


François

mercredi 9 avril 2014

Bière, frites et fromage fondu


Deux déplacements dans la région lilloise me permettent de profiter des restaurants locaux et autres estaminets.
A la faveur d’une météo particulièrement clémente, les Lillois sont de sortie. Même en début de semaine, les bonnes adresses sont prises d’assaut. Réservation obligatoire si l'on veut avoir une table !

La Petite Cour (17 Rue du Curé Saint-Étienne) : avec ma collègue, nous nous installons dans la cour intérieure. La carte propose des plats régionaux mais aussi des plats « bistrot ».
En attendant les nôtres, nous sirotons les bières du moment (impossible de retenir le nom) avec une terrine de rillettes maison.

Arrivent les croquettes de crevettes et le welsh version light (sans œuf), accompagnés évidemment de frites ! Ma collègue se laisse tenter par la crêpe aux pommes et caramel. Quant à moi, je me contente de digérer le fromage.

Le lendemain, nous nous rendons dans une institution : Chez La Vieille.
Nous plongeons dans un décor de début du XXème siècle. La carte est 100% nordiste.

Je continue ma cure avec un poulet au maroilles / frites et un peu de salade pour déculpabiliser. Le tout arrosé d’une Saint-Landelin. Ma collègue, après hésitation entre le vol-au-vent et la soupe de poisson de Monsieur Pérard au Touquet, opte finalement pour le vol-au-vent. Il faudra revenir pour la soupe de poisson.

Conseillées par Monsieur Cady (vigneron de son état), nous finissons notre séjour par Les Compagnons de la Grappe.

Avec la langue de chat (pièce de bœuf) et l’osso bucco lillois (gratiné au maroilles), nous optons pour un verre de Saint-Joseph (je ne me rappelle plus du producteur, honte à moi !).

Comme il reste un peu de place pour un dessert (je n’ai pas fini mes frites), je me délecte d'une tarte au sucre accompagnée d’un Coteaux-du-Layon de Cady.


Gwenola

mercredi 5 mars 2014

Le Camélia à Bougival


Sortie impromptue pour l'anniversaire de ma Comtesse.
Créé par Jean Delaveyne, un des plus grands cuisiniers d'après-guerre, Le Camélia à Bougival est une institution. Repris par Thierry Conte en 2001, le lieu a été largement modernisé mais tout en conservant son prestige, récompensé d'un macaron par le Guide du Pneu.
Nous sommes installés à une table haute, juste devant l'entrée de la cuisine ouverte, et nous pouvons suivre le ballet du chef et de sa brigade.

Fête oblige, nous choisissons le Menu du Cuisinier, deux entrées, deux plats et dessert.

Découvrons la belle carte des vins. Peu de références mais bien choisies et à des prix fort raisonnables. Avec le menu, nous faisons un choix osé mais qui s'avérera assez pertinent : le Vouvray moelleux 1990 du Clos Naudin. Un vin à la sucrosité élevée mais atténuée par une température maintenue basse grâce au rafraîchisseur. Malgré son age, le chenin n'a pas encore pris le pas sur le sucre. Heureux possesseurs de cette bouteille, ne vous précipitez pas pour les ouvrir. Si elle est fort agréable aujourd'hui, elle vous procurera encore beaucoup de plaisir dans les 20 prochaines années.


Amuse-bouche : Flan d'Asperge, Epeautre, Huile d'Olive de Sicile

Un accord de structures : moelleux du flan, croquant de l'épeautre et fruité de l'huile d'olive sans aucune amertume. Une petite gourmandise.


Royale de Foie Gras, crème de cèpes

Comme on pouvait s'y attendre, c'est une entrée à la fois riche et moelleuse, puissante en goût. Pain obligatoire pour saucer...


Tartare de Homard, asperges vertes

Un tartare qui ressemble plus à une salade mais en apparence seulement. Sous les morceaux, il y a effectivement un tartare de homard, tomate et graines germées. La quenelle de crème fraîche/fromage frais s'accorde étonnamment bien et sert de lien avec les asperges et le homard.


Saint-Pierre, beurre citron gingembre

Un poisson parfaitement cuit, une écrasée de vitelotte, une mousse d'estragon et une salade de cerfeuil et estragon. Un plat très frais, aux saveurs acides bien maîtrisées. La pomme de terre qui enrichit le plat est-elle bien nécessaire ?


Filet de Veau, beurre de truffe, endivette au miel de citron

La cuisson du veau est entre bleue et rosée, ce qui lui donne un moelleux incroyable. La mâche et l'endivette, dont l'amertume est atténuée par le miel, allègent le plat en lui apportant de la fraîcheur.


Poire confite à la Bergamote, sorbet au thé et sa madeleine

Un hommage à la bergamote. Ceux qui ont goûté le thé Earl Grey connaissent bien cette saveur d'agrume dont la poire confite sert ici de savoureux faire-valoir.


Soufflé au Noyau de Poissy

Le monomaniaque du soufflé a encore frappé. Mon caprice consistant à remplacer la poire du menu par le soufflé m'a été aimablement accordé. Celui-ci, arrosé de la liqueur d'amande de noyau d'abricot, est accompagné d'une madeleine au citron. J'adore terminer sur une note sucrée et légère...

Mignardises : pâte de fruit ananas, tarte au chocolat amer

Indéniablement, Thierry Conte maîtrise les bases classiques qu'il modernise sagement afin de ne pas dérouter les habitués de longue date. Grace à son talent, Le Camélia reste la référence gastronomique de Bougival. Nous espérons pouvoir y retourner très bientôt pour déguster le brunch dominical...


François

samedi 15 février 2014

Saint-Jacques et Saké


Savez-vous, fidèles lecteurs, qu'au Japon, outre du saké, on produit des coquilles Saint-Jacques ?
Elles sont majoritairement originaires de la région d'Hokkaido, l'île septentrionale de l'archipel. 40% de cette production est exportée vers les Etats-Unis et la Chine.
En France, si nous sommes familiers des coquilles bretonnes et normandes, il n'en est pas de même des japonaises. C'est donc pour la promouvoir, ainsi que quelques producteurs de saké, que JETRO, l'organisation du commerce extérieur japonais, a organisé une séance de dégustation en compagnie de la Fédération des Coopératives de Pêche de Hokkaido.

Après un intéressant exposé par Monsieur Toshiro Kuroda, propriétaire du Workshop Issé, des similitudes et différences entre vin et saké et une présentation des méthodes de production des coquilles Saint-Jacques d'Hokkaido, il est temps de passer à la dégustation.


De g. à d. : Gautier Roussille, spécialiste du saké, François Servin, Domaine Servin à Chablis, Monsieur Kuroda

Elle nous est d'abord proposée nature, en carpaccio. Bien que surgelée pour les besoins du transport, la noix a gardé toute sa fraîcheur. Elle diffère des Françaises par sa fermeté qui lui donne un supplément de mâche, moins d'iode, donc plus de douceur, voire une saveur sucrée. C'est sous cette forme, nature donc, qu'elle s'apprécie le mieux.

Cependant, notre palais européen étant plutôt habitué à la déguster cuisinée, l'organisation a fait appel à Alexandre Bourdas, chef du Sa.Qua.Na à Honfleur, ainsi qu'à Shun Miyahara, chef du restaurant Toru Okuda à Paris, pour préparer quelques recettes en direct.

Saint-Jacques étuvées, persil, ail, pain frit et graines de céleri, crème de volaille et feuilles d'épinard (Alexandre Bourdas). Une bouchée très riche, voire un peu trop... heureusement les épinards apportent un peu de croquant à l'ensemble.


Saint-Jacques poêlées, risotto, corail, citronnelle, gras de boeuf grillé et piment (Alexandre Bourdas) et Chablis 1er Cru Mont de Milieu 2012 du Domaine Servin

Une bouchée gourmande, légèrement dominée par la citronnelle. Le Chablis est gouleyant, avec une matière ample et une acidité bien équilibrée. Mais du fait de sa jeunesse, il est aromatiquement fermé. L'accord est néanmoins parfait.


Saint-Jacques grillées et algue wakamé, vinaigrette japonaise en gelée (Toru Okuda)

La coquille est grillée au chalumeau, ce qui forme une croûte à l'extérieur et garde l'intérieur cru. L'algue, très moelleuse, a été réhydratée dans un dashi. La gelée au vinaigre de riz sert de condiment à l'ensemble pour former une bouchée très fraîche.


Saint-Jacques, curcuma (Potel et Chabot)

C'est brut de décoffrage mais la coquille est encore à son avantage.


Saint-Jacques pochée dans un bouillon d'algues (Potel et Chabot)

Là encore, la coquille est traitée très simplement. C'est l'accompagnement (algue, pâtes de riz et bouillon) qui la sublime.

Et avec ça, que boit-on ? A part le Chablis, du saké bien sûr.

Sans rentrer dans tous les détails techniques, il est bon de connaître quelques termes japonais afin de savoir à quoi on a affaire.
Selon le degré de polissage des grains de riz, on parle de Ginjo (60% de matière restante et moins) ou de Daiginjo (50% et moins). Le préfixe Junmai signifie qu'il s'agit d'un alcool 100% à base de riz, donc sans ajout d'alcool.

Nous commençons par quelques sakés produits sur l'île d'Hokkaido, hélas non (encore) importés en France :


Yukihimuro Ichiya Shizuku Daiginjo (Brasserie Takasago Shuzo, variété Yamada Nishiki, 15,2° d'alcool)
Un nez discret et fin. La bouche est douce, marqué par le caractère sucré de l'alcool. Très long.

Taisetsu Junmai Ginjo (Takasago Shuzo, variété Ginpu, 15,2°)
Le taisetsu est un igloo dans lequel le saké est élevé à température et hygrométrie constante. Le nez est plus présent que le précédent, plus précis et plus floral. Moins d'acidité mais la bouche parait plus sèche. Moins de longueur malgré une bouche plus aromatique. Amertume présente.

Junmai Ginpu Kunimare (Hokkaido Branding Co, variété Ginpu, 15°)
Nez complexe. La bouche est entre-deux, douceur et acidité, avec un caractère très terrien. Bel équilibre. Aromatique fleurie et terrienne.

Samurai Junmai Genshu (Kita No Homare Shuzo, variété Ginpu, 18,5°)
Genshu signifie que le saké n'a pas été coupé à l'eau pour diminuer le degré alcoolique. Le nez est élégant, légèrement fruité. La bouche est nerveuse, tendue, voire brute. Elle n'est pas à la hauteur de l'élégance du nez. Cependant, la puissance en bouche n'est pas liée au degré d'alcool.


Puis quelques sakés disponibles au Workshop Issé :

Seiryu Junmai Daiginjo (Tatenokawa Shuzo, variété Dewa Sansan, 14,5°)
Très anisé et long en bouche.

Kimoto Tokubetsu Junmai (Sohomare Shuzo, variété Yamada Nishiki, 15°)
Kimoto est une méthode traditionnelle de pied de cuve qui fait intervenir une fermentation lactique naturelle, donc sans ajout d'acide lactique. Le nez est moins aromatique que le précédent. La bouche est plus structurée mais plus en finesse. Belle longueur également.

Masumi Nanago Junmai Daiginjo (Miyasaka Shuzo, variété Miyama Nishiki, 16°)
Une petite gourmandise ! La bouche s'équilibre entre sucre et alcool. Arômes floraux.

Masakura Kimoto Junmai Ginjo (Daishichi Shuzo, variété Gohyaku Mangoku, 15,5°)
Bouche fraîche et enveloppante. Beaucoup de pureté et de minéralité.


Pour finir, quelques sakés de la maison Asahi Shuzo (qui n'a rien à voir avec la maison brassicole) :

Dassaï 50 Junmai Daiginjo (14,9°)
Un nez frais, melon, fruits verts.La bouche est fine et fraîche, légèrement anisée et bien équilibrée.

Dassaï 23 Junmai Daiginjo (16,5°)
Un nez légèrement anisé. La bouche est également anisée, à la fois tendre et tendue. Plus d'acidité que dans le 50.

Daissaï 50 Sparkling Nigori Junmai Daiginjo (14,9°)
Le Nigori est un saké non filtré, donc trouble. Très vif à l'attaque, il s'épanouit sur la finesse du Dassaï 50. Finale agrumes (mandarine) et amertume.

Kuheiji 50 2012 Junmai Daiginjo (Banjo Jozo, variété Yamada Nishiki, 16°)
Très légèrement perlant à l'attaque. La bouche est tendue sur la longueur mais sans agressivité. Clémentine et fruit exotique (ramboutan).


Pour en savoir plus sur les méthodes de production du saké, suivez les tribulations de Gautier Roussille au sein d'une brasserie japonaise ICI.


Si vous souhaitez trouver ces coquillages et sakés, dirigez vous vers ces adresses indispensables :

La Maison du Whisky
LMDW Fine Spirits
Workshop Issé, 11 rue Saint-Augustin, Paris 2ème
Kioko



François

Liebster Award



A la demande de Doc Adn, nous voilà donc embarqués dans l'aventure Liebster Award.


Il suffit de :
- Écrire 11 choses sur soi,
- Répondre aux 11 questions de la personne qui vous a nominée,
- Taguer 11 blogs qui comptent moins de 200 abonnés et leur poser 11 questions,
- Mettre le lien vers leurs blogs sur l’article,
- Les tenir au courant de leur nomination,
- Informer la personne qui vous a nominée que vous avez rempli votre tâche.

Ce blog étant collégial, les réponses le seront aussi...

11 choses sur nous :

- Je suis sensible aux odeurs (Gwenola)

- J'ai des eaux de toilette d'hiver et d'été (François)

- J'aime le vin mais je ne tiens pas l'alcool (G)

- J'aime le vin et je reste digne en toutes circonstances, même après plusieurs verres (F)

- Mon dessert préféré est le Saint-Honoré de la Pâtisserie des Rêves ou le Millefeuille au chocolat d'Alain Passard ou la tarte au chocolat et fève tonka de Camille Lesecq... (G)

- Je suis le roi du Tiramisu (F)

- Un jour, je boirai de la Romanée-Conti, un jour... (G)

- Un jour, je boirai du Montrachet du DRC (F)

- J'aime les mangas (G)

- J'aimerais bien avoir un Psychopsis jaune (F)

- 11 Saint-Valentin, 7 années de mariage et on s'aime toujours... (G&F)


Et maintenant le questionnaire de José Proust :

1- Si internet n'existait pas, tu ferais quoi actuellement, au lieu de répondre à cette question débile ?
Dodo (Gwenola)
Télé (François)

2- Tu as fais combien de fautes au code ?
Une (G)
Une, et quand j'ai dit "Super!", ce c%£#! d'examinateur a répondu "Non, super, c'est zéro faute" (F)

3- Est-ce que la vendange entière t'importe, quand tu goûtes un vin qui sent le cul de poney ?
Non, il sent le poney (G)
Non, je pense à rayer le vigneron de mes tablettes (F)

4- Le pire vin que tu as dû avaler, sans moufter, car le vigneron, son agent, sa femme, son meilleur client, était largement plus costaud que toi ?
Avec un verre dans le nez, je ne suis pas diplomate. Quand c'est pas bon, je le dis, y compris quand c'est un Grand Cru (G)
Mosse (F)

5- Tu as eu combien en anglais au bac ?
9 (G)
18 (F)

6- Quel est le gros blockbuster, avec les voix françaises de Tom Hanks et Robert de Niro, que tu as vu 5 fois en 3D, dont tu ne te vanteras jamais pour lever charmer une bombasse/un intello plus sexy que BHL en "Master de parcours visuel" qui ne jure que par les films de Theo Angelopoulos ?!
Stonehenge Apocalypse (G)
Mega Shark vs Giant Octopus (F)

7- Quel est le seul plat que tu peux manger même froid ?
Tout (G)
Pizza... (F)

8- T'es plutôt Godspeed You Black Emperor ou Dédé Verchuren ?
Dan Ar Braz (G)
Steely Dan (F)

9- Un livre, un vin, une chanson pour ta dernière journée avant de devenir sourd, aveugle, perdre l'odorat et le goût ?
Le dernier Communauté du Sud (Charlaine Harris), Gevrey-Chambertin 1er Cru La Petite Chapelle de Rossignol-Trapet pour son petit côté chamallow/fleur d'orange, le bruit de l'océan (G)
Marée Stellaire (David Brin), Haut-Brion blanc, "I Can't Go For That" (Mayer Hawthorne, Daryl Hall, Booker T. Jones) (F)

10- Viande ou poisson ?
Volaille de Bresse et Homard en quatre services de Yannick Alleno (G)
Les deux (F)

11- Et sinon, ça va bien ?!!
Enrhubée... (G)
Oui, merci (F)


Les pauvres que nous allons torturer avec nos questions :

1- Les p'tits vins. Gautier, tu peux répondre sur ta page FB.
2- Le blog d'Olif.
3- La Table des Chefs.
4- Le Foodblog de Chihiro.
5- Vins Libres.
6- Littinéraires Viniques.
7- Le Blog de Francis Boulard.
8- Emmanuel Delmas.
9- La Cave de Bobosse. Allez Bruno, je sais que tu es joueur...

Les questions dont nous attendons impatiemment les réponses :

1- Qu'as-tu fait/vu/bu à la Saint-Valentin ?
2- Avoir une page Facebook a-t-il boosté ton égo ?
3- Quelle est la différence entre un pigeon ?
4- Es-tu Palmer 2000 ou Cros Parentoux 2004 ?
5- Ton dernier orgasme gastronomique ?
6- Vin chaud à la montagne ou Daiquiri aux Bahamas ?
7- Marié(e) ou pacsé(e) ?
8- Marx, Piège, Constant ou Arabian ?
9- Allez, avoue... tu as regardé le dernier épisode de Giuseppe's Ristorante ?
10- Tu te retrouves seul le soir sans ta moitié. Que fais-tu que tu ne lui avoueras pas ?
11- Complète cette phrase : "Toutes les bonnes choses ont une..."


Gwenola & François

mardi 31 décembre 2013

Le Jardin des Plumes


Si vous faites partie de nos fidèles lecteurs, vous n'ignorez pas qui est Eric Guérin, le talentueux chef de La Mare aux Oiseaux.

Il y a un an, il ouvrait un autre établissement à Giverny, Le Jardin des Plumes, dont il a confié les rênes de la salle à Nadia Socheleau et de la cuisine à Joackim Salliot.

Nous prenons pour prétexte le réveillon de la Saint-Sylvestre pour découvrir les lieux. Evidemment, une soirée d'hiver n'est pas le moment idéal pour une visite extérieure mais l'éclairage laisse entrevoir une très belle maison de style anglo-normand. L'intérieur est à la fois très moderne et chaleureux.

A soirée spéciale, menu spécial et bouteille spéciale, servie à l'aveugle. Chinon blanc Cuvée Antoine 2010 de Béatrice et Pascal Lambert. Un sec tendre biodynamique bien équilibré et stable.



Sablés chorizo/parmesan/piquillos/chèvre, Frites de panais en croûte de sel


Oeuf mimosa, caviar, velouté de potiron


Ormeaux et quinoa grillés, jus iodé
Mousseline de chou-fleur



Foie gras pressé, figues et mousseline de coing


Thon germon, mayonnaise verte, quinoa grillé


Grosse langoustine à la plancha, panais et crumble sarrasin


Bar basse température, mousseline de céleri et bouillon pomme-céleri


Demi pigeon rôti, betterave-genièvre et jus de pigeon

Un pigeon de l'Ami Rémi Anezo bien entendu, servi avec sa déclinaison de betterave : rouge en croûte de sel, blanche en mousseline. Le condiment au genièvre est très bien pensé.


Banane et pain d'épices


Sphère chocolat

Moitié moelleux, moitié mousse au chocolat.


Chocolat, poire et cacahuètes

Un cigare croquant/croustillant fourré d'une mousse au chocolat légère et morceaux de poire.

Le Jardin des Plumes est le complément idéal à une visite à la Maison de Monet. Et un prétexte tout trouvé pour passer dans la région lorsque cette dernière sera fermée pendant l'hiver. Joackim maîtrise parfaitement les produits marins pour notre plus grand bonheur gustatif et L'accueil de Nadia donne le sourire aux plus récalcitrants.


François

samedi 7 décembre 2013

Lengué : l'izakaya où on boit


Un (une ?) izakaya, c'est quoi ? C'est un bistrot à tapas japonais. On y déguste des plats en petites portions tout en buvant un verre de bière ou de saké.

Au Lengué, la formule est légèrement différente car on peut y consulter une carte de vins français de tous horizons, majoritairement anciens, dont les prix sont inversement proportionnels à l'âge. Seule contrainte, si la bouteille a un défaut, elle n'est pas remplacée. Mais nous y reviendrons...

L'idéal, pour goûter plusieurs plats sans se ruiner, c'est de les partager à plusieurs, ainsi que la(les) bouteille(s).

Tsukemono (légumes salés)
Poulpe au wasabi


Aubergine au miso


Brochette d'okonomiyaki


Calamar grillé


Tataki de bœuf


Petits-poissons-qu'on-mange-en-entier-(même la tête)-(et dont j'ai oublié le nom)


Ailes de poulet grillées au sésame


Porc sauté


Dorayaki aux fraises


Pauillac Château Mouton Baron Philippe 1973

Dans la fameuse carte, nous avons trouvé cette bouteille, facturée 63€. Sur la pente descendante, mais cependant plaisante, c'était un cadeau.

Lengué est typiquement le genre d'endroit où boire un verre en grignotant de petites choses succulentes et passer un bon moment entre amis. Personnellement, nous y retournerons.

François