Bienvenue

Bienvenue à toi, aventureux surfeur, qui vient s'échouer en quête de sens gustatif. Ici tu trouveras des récits d'agapes, des notes de dégustations bacchiques et des adresses prometteuses compilées avec amour.

lundi 30 avril 2012

Marathon bourguignon (5/6)


Courte visite au Domaine des Lambrays pour récupérer nos 2009.

Nous tombons sur le facétieux Thierry Brouin qui se demande si nous avons bien passé commande et si nous les méritons. Nous le suivons à la cave pour une mini-dégustation.

Nous débutons par un assemblage de fûts du Clos des Lambrays 2011 (50% de fûts neufs).
Un nez de fruits noirs mûrs. Une bouche en structure élégante, riche, aromatique. Des tannins présents et élégants.
Encore en devenir mais Très Bien

Clos des Lambrays 2010, mis en bouteille la semaine précédente.
Un nez expressif et fin, très élégant, vanillé. Une bouche de pinot fin et aromatique. Très long.
Excellent

Clos des lambrays 2009.
Le nez est fermé. Attaque veloutée, la bouche s'épanouit sur des tannins puissants. Bel équilibre.
Excellent, mais à attendre

Nous repartons avec nos 2009 mais sans avoir au préalable commandé les 2010. Clairement, ces trois millésimes sont excellents. 2011 et 2009 sont magnifiques mais 2010 défiera le temps.

François

Marathon bourguignon (4/6)


Il y a quelques années, à l'occasion d'une vente aux enchères, j'avais acquis trois bouteilles de Nuits-Saint-Georges blanc. Après les avoir goutées, ce qui m'apparaissait, à l'époque, pour une curiosité, est devenu une évidence : on peut faire de grands blancs à Nuits-Saint-Georges, comme ce 1er Cru Clos de l'Arlot 1999.

Depuis 1987, le Clos de l'Arlot, monopole du Domaine de l'Arlot, est la propriété d'Axa Millésimes. Le Domaine est également l'unique propriétaire du 1er Cru Clos des Forêts-Saint-Georges.

Aujourd'hui, nous avons rendez-vous avec Jacques Devauges, le Directeur Technique du Domaine, qui nous conduit directement dans la cave pour une découverte des vins du Domaine et une étude de terroir du Clos des Forêts-Saint-Georges.

Nous commençons par les fûts de 2011 :

Côte de Nuits Villages (Comblanchien), 20% de fût neuf, malo faite.
Un nez légèrement réduit. La bouche est équilibrée, avec une matière fine et épicée.

Nuits-Saint-Georges "Petit Arlot", jeunes vignes (1998-2000) du Clos de l'Arlot, déclassées en appellation village, la malo n'est pas faite.
Un nez expressif. La bouche est fraiche, agréable, avec une belle structure.

Vosne-Romanée, jeunes vignes replantées en 2003 sur le 1er Cru Les Suchots et déclassée en appellation village.
Une bouche toute en fruit, structurée mais élégante. On sent que la malo n'est pas tout à fait terminée. Très prometteur.

Nuits-Saint-Georges 1er Cru Clos de l'Arlot
Un nez profond de tabac. La bouche est harmonieuse. Tout est là et tout est déjà en place : tannins présents et fins, rondeur et structure.
Très Bien (bien qu'encore en élevage)

Vosne-Romanée 1er Cru Les Suchots, vieilles vignes de 45 ans.
Un nez d'immortelles, très Vosne. La bouche est fraiche, avec des tannins présents mais veloutés, épicée.
Très Bien (comme le précédent)

Nous attaquons ensuite les fûts qui vont composer le 2011 du Nuits-Saint-Georges 1er Cru Clos des Forêts-Saint-Georges (les malos ne sont pas encore faites) :

Les Petits Plets, jeunes vignes de la partie centrale du bas du Clos.
Le nez est "dur". La bouche est souple, sur l'acide malique et le grain de café.

Les Petits Plets, milieu de coteau, côté Nuits.
Un nez de cassis. La bouche est structurée et tendue, aromatiquement neutre.

Vieilles Vignes du bas du Clos, côté Nuits et côté Premeaux.
Un nez fermé. Une bouche en profondeur avec plus de structure et plus de tannins, belle fluidité.

Le haut du Clos, côté Premeaux, vigne plantée en 1982.
Un nez de muscade. La bouche est élégante, encore serrée.

Le haut du Clos, partie centrale.
Un nez de silex. La bouche est veloutée et robuste. Beau fruit et grain de café.

Le haut du Clos, côté Nuits.
Le nez poivronne. La bouche est équilibrée avec une finale cassis entre feuille et fruit. Le vin est très beau et sera encore mieux une fois la malo faite.

Vieilles Vignes du milieu du coteau, côté Premeaux, plantées en 1953 et 1956.
Un nez de toffee. Belle structure en bouche avec de la profondeur, riche.

Nous terminons avec le Grand Cru Romanée-Saint-Vivant.
La bouche est superbe, épicée et florale, avec des tannins veloutés. Pourquoi attendre ???


Nous terminons la visite par une horizontale de 2007 (en bouteilles évidemment) :

Nuits-Saint-Georges 1er Cru Clos de l'Arlot rouge
La bouche est flatteuse en sucrosité, fine et aromatique (noisette/praliné). Très sapide/digeste.
Bien/Bien+

Nuits-Saint-Georges 1er Cru Clos des Forêts-Saint-Georges
Une bouche en fruit, équilibrée, harmonieuse. Une belle tenue en finesse.
Bien/Bien+

Nuits-Saint-Georges La Gerbotte blanc
Un nez floral et végétal. La bouche est veloutée, harmonieuse. Finale crémée.
Bien

Nuits-Saint-Georges 1er Cru Clos de l'Arlot blanc
Un beau nez minéral. Une bouche structurée, élégante, longue.
Très Bien

François

dimanche 29 avril 2012

Marathon bourguignon (3/6)


Après cette belle dégustation, nous n'allions pas quitter notre ami Alain Jeanniard sans notre traditionnel resto. Pour cette fois, après avoir aperçu quelques charolaises paissant, est venue à Ma Comtesse une envie de viande!

Votre mission, si vous l'acceptez, trouver un restaurant de spécialités bouchères, de surcroit ouvert un dimanche soir...

Mission impossible? Presque! Heureusement pour nous, le Graal existe. Le Sauvage nous attend à Dijon.

Attention, petits et/ou fragiles estomacs s'abstenir. Ici, les amateurs de barbaque en ont pour leur argent. Jugez plutôt...

Comme les fillettes ne sont pas de sortie, des petites entrées pour nous mettre en palais :

Os à moelle (pour une personne! mais partagés à deux)...


...et Œufs en meurette.


Puis les choses sérieuses commencent :

T-bone...


...Rognon de veau (entier)...


...et Côte de veau.


Pour des carnassiers comme nous, c'est un festin. Les viandes sont exquises et justement cuites. Les sauces et les accompagnements (ratatouille, gratin dauphinois, salade) sont parfaits.





Pas question de faire dans la demi-mesure lors du choix du vin. La carte est fort bien fournie en produits locaux, à des tarifs intéressants. C'est parti pour un Grand Cru, le Corton Clos du Roi 2001 du Domaine de la Pousse d'Or. Un passage en carafe le libère de son carcan de verre et il se livre dans un registre musclé et élégant à la fois.






Une petite place pour le dessert? Ben oui...
Découvrez donc en images animées (une première) les Crêpes flambées au Grand Marnier.


Vous l'aurez compris, si la faim vous démange, voire vous tiraille, rendez visite au Sauvage.

François


Le Sauvage
64 rue Monge
Dijon

Marathon bourguignon (2/6)


Notre (petit) marathon de dégustations commence par une visite à notre ami Alain Jeanniard, vigneron à Morey-Saint-Denis.

Quelques fûts de 2011 avant les bouteilles.

Hautes-Côtes de Nuits blanc, fût de 2007.
Un nez levuré, pomme, floral, chamallow. La bouche est fraiche, fruitée, avec de la rondeur.

Hautes-Côtes de Nuits blanc, fût neuf de la Tonnellerie de Mercurey.
Beau nez boisé mais avec un beau fruit (poire). En bouche, le fût est plus marqué (vanillé, cèdre de Virginie) mais le vin est très beau, sans sècheresse.

Hautes-Côtes de Nuits blanc, fût neuf de la Tonnellerie François.
Au nez, pas de bois mais de la poire et de la cacahouète grillée. La bouche a plus d'acidité, plus de tension que la précédente. Aussi un peu asséchante.

Bourgogne Passe-Tout-Grain rosé, 50% Gamay.
Un nez qui renarde, un peu réduit. La bouche est gourmande, avec du gras, équilibrée.


Passons aux bouteilles.

Côtes de Nuits blanc 2010
Un nez expressif, légèrement boisé, floral (fleurs blanches) et pamplemousse rose. La bouche est en rondeur avec une acidité fine et de la longueur.
Bien

Bourgogne Passe-Tout-Grain 2009
Un nez expressif, jus/noyau de cerise noire, poivré. La bouche est profonde avec des tannins fins et une longueur moyenne.
Bien

Morey-Saint-Denis 2009
Un nez expressif de petits fruits rouges, cerise/kirsché. La bouche est pleine, équilibrée, avec des tannins présents et une longueur moyenne. Il fait plus Chambolle que Morey.
Bien+/Très Bien

Gevrey-Chambertin 2009
Un nez de fraise/framboise. Belle bouche tendue aux tannins serrés. De la longueur et un beau potentiel.
Bien+

Chambolle-Musigny 2009
Un nez de cassis réglissé, lacté, framboise. La bouche est tendue et veloutée. Légèrement asséchante cependant. Belle longueur.
Bien/Bien+

Morey-Saint-Denis Vieilles Vignes 2010
Un beau nez profond de cerise. La bouche est équilibrée, aromatique, très élégante. L'archétype de Morey.
Très Bien

Chambolle-Musigny 1er Cru Les Combottes 2010
Un nez minéral (graphite). La bouche est élégante, sapide.
Bien+

Morey-Saint-Denis 1er Cru Les Chenevery 2010
Un nez lait de coco. La bouche est très élégante, très longue.
Bien+/Très Bien

Depuis que je connais Alain et que je déguste ses vins, je suis toujours bluffé par la qualité d'ensemble de sa gamme et la précision des terroirs. Qu'il s'agisse de son Cote-de-Nuits Villages ou de son Morey Vieilles Vignes, il sait les réussir, avec amour et modestie. Merci Alain.

François

Marathon bourguignon (1/6)


Après la Champagne, la Bourgogne.

Avant d'attaquer les dégustations, nous faisons light en rendant visite au restaurant japonais référence de Beaune : Bissoh.

Pour ma Comtesse, le menu Sushi-Sashimi :

Maki au crabe frit

Sushis : Bar, Liche, Thon assaisonné...

...Dorade royale, Saint-Pierre, Saumon mi-cuit

Sashimis : Dorade, Thon, Liche, Saumon mi-cuit

Le tout servi avec un riz blanc et une soupe miso.


Pour moi, le menu Poisson grillé :

Asperges blanches vapeur

Huitres Gillardeau panées

Légine grillée / Riz

Pour finir, un Flan au sésame noir, crème Matcha.



Inutile de vous dire que tout se passe de commentaires. En revanche, la curiosité de notre repas est le vin avec lequel nous l'avons accompagné : un Crémant de Bourgogne Blanc de Blancs Vitteaut-Alberti. Un assemblage de Chardonnay (80%) et Aligoté peu dosé dont la vivacité s'accorde bien à nos plats.

Uhe fois de plus, Bissoh a fait honneur à sa réputation. Une très bonne alternative aux spécialités bourguignonnes des restaurants de la région.


François

samedi 21 avril 2012

WWW.TLBCOUF.COM

Eh oui, les choses changent.
Aujourd'hui, votre blog favori (enfin, nous l'espérons...) change d'adresse. Plus précisément, il gagne une adresse supplémentaire, plus courte, plus simple, plus facilement mémorisable.

Retrouvez nous donc (également) à www.tlbcouf.com.

Gwenola & François

mercredi 18 avril 2012

Midam


Nouvelle découverte au gré de mes pérégrinations dans l'Est parisien : Midam, un restaurant coréen de poche.

Le lieu ne paye pas de mine dans une Rue de Montreuil (11ème) pas franchement animée. Une petite salle sobrement décorée où flotte des odeurs de cuisine aguichantes.
La carte est courte (seulement deux pages) et cinq menus sont proposés, de 11€50 à 15€50. Je choisis le menu B à 12€50.

Kimbap : rouleaux végétariens à la manière d'un petit futomaki. Carotte, concombre, radis mariné, omelette, poivron et un ingrédient mystère que je n'ai pas reconnu. C'est bon et léger.

Calamar et porc pimenté, accompagné avec du riz blanc, du soja, de la courgette et des cacahouètes en sauce (!). C'est un beau plat, gouteux et évidemment relevé, mais je me suis fait la bouche avec le thé (voir plus bas) et donc tout va bien. Les accompagnements sont bienvenus pour rafraichir le palais.

Avec ce menu, je bois un Ssanghwatcha ou thé royal coréen. C'est un thé noir, sucré et agrémenté de gingembre, voire de ginseng (les coréens en raffolent). Ça pique un peu mais c'est bon.

Tout ce piquant donne chaud mais je suis rassasié. Pour une addition de 16€50 (12€50 si vous faites l'impasse sur le thé), c'est tout à fait acceptable.

François

Midam
38, rue de Montreuil
Paris XI
01 43 70 83 46 (réservation conseillée)