Bienvenue

Bienvenue à toi, aventureux surfeur, qui vient s'échouer en quête de sens gustatif. Ici tu trouveras des récits d'agapes, des notes de dégustations bacchiques et des adresses prometteuses compilées avec amour.

samedi 17 février 2018

Masterclass poulpe


Il est un fait irréfutable, nous sommes fans de céphalopodes et particulièrement dans nos assiettes. Malheureusement, s'il est simple de se lancer à cuisiner des encornets, nous n'avons jamais tenté, et à fortiori réussi, la cuisson du poulpe. Lorsque nous en trouvons, ce dernier se présente entier et d'un fort beau gabarit. Effrayés par la grosseur de la bête et notre méconnaissance de son mode de préparation, nous renonçons...

Alors, notre sauveur est arrivé en la personne d'un collègue guadeloupéen de ma Comtesse, fin cordon bleu et grand spécialiste du lambi et du chatrou.
Rappel : le lambi, c'est la conque. le chatrou, c'est le poulpe. Et aujourd'hui, nous mettons la main à la pâte pour préparer ces deux spécialités.
On attaque par le lambi en salade :



On commence par retirer l'auréole pour éliminer le sable. Puis, on fend entre les cheminées pour retirer le tube digestif.


Mettre dans une cocotte en alu avec de l'eau à hauteur. Faire chauffer à feu fort. Quand la soupape siffle, laisser cuire 3/4 d'heure toujours à feu fort.


Une fois cuit, conserver le jus de cuisson et couper la chair en grosses lamelles.

Faire revenir à sec dans une poêle anti-adhésive à feu moyen. Quand les morceaux attachent, ajouter le jus de cuisson, du jus de citron et laisser réduire à sec.


Retirer du feu et ajouter la sauce chien.


Servir avec un mélange de salade (pousses d'épinard, scarole...).

Petit rappel, la sauce chien :

Hachez finement 4 gousses d'ail dégermées, hachez en morceaux moyens 2 oignons nouveaux entiers (avec la tige...) et 2 oignons jaunes. Mettre dans un bocal avec le jus d'un citron vert, les feuilles de 2 tiges de persil plat et un peu de sel. Remplir à hauteur d'huile neutre (tournesol...). Bien mélanger. Le mélange se bonifie avec le temps...


Passons au vif du sujet, le poulpe. 3 kilos de tentacules à préparer pour 4 personnes, ne trainons pas (rassurez-vous, ça réduit à la cuisson).


D'abord, frotter les tentacules au citron vert.


Puis découper en morceaux de taille homogène (une bonne phalange).


Arrive l'ustensile indispensable, la marmite en alu. Disponible chez tous les marchands indiens du secteur de la Gare du Nord. faire chauffer à sec à feu fort. Puis on jette le poulpe d'un seul coup. Ça va chanter ! Laisser saisir 5 minutes puis couvrir.

Quand la vapeur s'échappe, couper le feu. Égoutter les morceaux. Passer l'eau de cuisson au chinois et réserver.


Refaire chauffer la marmite à sec. Ajouter huile de colza ou pépins de raisin et 3 gousses d'ail hachées, puis le poulpe. Ajouter du 4 épices, des herbes de provence et des oignons nouveaux entiers émincés. Laisser évaporer.


Ajouter ensuite un piment végétarien juste coupé en deux, sans les graines et éventuellement du beurre de roucou, puis le jus de cuisson. Couvrir pour 25 minutes. Goûter. Le poulpe doit être tendre. Sinon, continuer la cuisson et regoûter régulièrement.
Ajouter les feuilles entières d'une tige de céleri, couvrir et laisser mijoter 10 minutes. Finir avec le jus d'un demi-citron vert.


Servir avec un peu de riz rouge.

Que boit-on avec ça ? Dans l'expectative, nous avons fait un échantillonnage pour nous faire une idée.


Avec le lambi, le Jurançon sec 2008 du Domaine de Souch vs le Puligny-Montrachet 1er Cru Champ Gain 2008 d'Etienne Sauzet. Le premier a un superbe nez floral et une bouche vive, bien équilibrée. Le Puligny est une petite merveille d'élégance, d'abord lactée puis légèrement torréfiée. L'un comme l'autre sont des partenaires de choix pour le lambi.


Avec le poulpe, le Volnay 1er Cru Clos des Chênes 2008 du Domaine Lafarge vs le Côtes du Jura Corail 2010 du Château d'Arlay. Le premier est un très beau pinot, bien charpenté. Le second est plus en finesse mais il apporte l'acidité nécessaire pour alléger la richesse du poulpe. Très bel accord.


Éclair fruits rouges
Éclair citron meringué

Après ces agapes, un dessert léger pour se rafraîchir le palais...



Voilà, vous avez toutes les cartes en main pour réaliser vous aussi deux belles recettes, savoureuses et originales. Merci beaucoup Steve et bon appétit bien sûr !!


François

vendredi 16 février 2018

LaHaut, sur le Mont Valérien...


Cette année, pour cause de déplacement professionnel en Allemagne, Ma Comtesse et moi fûmes séparés pour la Saint-Valentin. Mais il en faut plus pour nous décourager. Alors, une fois réunis, nous allons fêter notre amour LaHaut.

Nous nous retrouvons aux feu-Jardins de Camille, table emblématique des pentes nord-nord-est du Mont Valérien, reconvertie en bistro d'altitude (sic).


La télécabine qui orne l'entrée donne le ton. A l'intérieur, du bois et une grande surface vitrée qui offre une vue imprenable sur le skyline de La Défense.

Cependant, pas de fondue ou de raclette. La carte, supervisée par Philippe Legendre (MOF et ex-GV), est d'un classique modernisé de bon aloi.

Pour faire la fête, des bulles !


Le Champagne Spécial Cuvée de Bollinger, un grand classique des champagnes de table. Parfait pour accompagner les petites gougères.



L'OEUF PARFAIT
Oeuf bio, mousseline et sommités de chou-fleur, jus de volaille réduit, truffe melanosporum


GAMBAS CROUSTILLANTES
Légumes aigres, mayonnaise allégée à la nage de gambas


LA TOURTE DE PIGEON ET FOIE GRAS
Jus corsé, salade de mâche et vinaigrette parfumé à la truffe noire

La Philippe Legendre touch, souvenir d'un grand plat du GV.


BASSE CÔTE BRAISEE
Légumes pot au feu, mousseline carotte, jus réduit



TARTELETTE AUX AGRUMES
Sablé breton, crémeux citron, pomelos et pamplemousse chinois, sorbet citron vert coriandre

Du frais pour Ma Comtesse.


LA POIRE
Mousse de poire, biscuit financier, gelée thé earl grey, sorbet poire

De la gourmandise pour moi.

Ce bistro a beaucoup d'atouts pour séduire : une vue magnifique, des plats réussis et savoureux et des prix très raisonnables (49€, entrée, plat, dessert). C'est un sans faute. Il est évidemment fort couru alors n'oubliez pas de réserver avant d'aller là-haut...


François

samedi 3 février 2018

Anniversaire en famille chez Helen


Mon père est très friand de poissons et fruits de mer et, à l'occasion de son anniversaire, j'avais à cœur de lui faire plaisir. Alors quoi de mieux qu'une invitation à dîner chez Helen ?

Nous avons donc donné rendez-vous à mes parents ce samedi pour une soirée que j’espérais bien mémorable.

Qui dit anniversaire dit Champagne. C'est donc avec le Brut Réserve Vieilles Vignes de Bérêche que nous allons arroser notre dîner.

D'abord quelques amuse-bouches :


Makis de thon


Accras de morue, sauce tartare

Nous passons ensuite aux entrées :


Saint-Jacques au beurre d'algues


Carpaccio de Saint-Jacques aux oursins de Galice


Tourteau décortiqué


Petit intermède avant les plats, les Moules d'Espagne à la vapeur et leur aïoli de compet' ! Malheureusement, le photographe est arrivé en retard...

Le plat de résistance de mon père et de ma Comtesse est le Saint-Pierre rôti aux échalotes confites.


Bien évidemment, il est préparé comme il se doit au guéridon.



A l'énoncé de la composition du plat, ma mère se laisse séduire par le Denti en suquet.


Ce poisson méditerranéen de la famille des daurades est préparé à la catalane, cuit au four dans un bouillon de poisson et crustacés. Ma chère mère se régale.


Pour ma part, je ne résiste pas au Homard breton façon Somboon, un curry peu relevé mais très parfumé.

Le chariot des desserts est évidemment un incontournable mais, pour l'occasion, mon père a droit à son dessert préféré : le Paris-Brest.


Une petite merveille de craquant et de légèreté.


Une fois encore, passer un moment chez Helen est un pur bonheur et je suis heureux d'avoir pu faire plaisir à mes parents qui se sont régalés. J'espère que nous y retournerons ensemble encore longtemps.



François

vendredi 26 janvier 2018

Bonhomie : jusqu'au bout de la nuit...


Notre coup de cœur de la Cocktail Week méritait bien un compte-rendu particulier.

Nous sommes rue d'Enghein, parallèle aux Grands Boulevards, sans grand attrait à part les nombreux restaurants et bars qui s'y trouvent. Parmi eux, Bonhomie.

Résumer le lieu en un mot est une gageure. Quiétude, convivialité, gourmandise... le choix est vaste. Nous sommes venus pour les cocktails et nous sommes restés pour le reste, passant de l'apéritif aux grignoteries, puis au dîner. Mais reprenons par le début...


Nous prenons donc l'apéritif avec (à gauche) le cocktail de la Cocktail Week, Clémentine + Curcuma : Vodka Belvedere au curcuma et Cordial de clémentine & thym. Excellent choix. A droite, le second cocktail de Ma Comtesse, Levantine : Za'atar, Pedro Ximenez, Gin Beefeater. Le mélange d'épices apporte une touche d'originalité à un PX de compet'. La grignoterie de circonstance est l’assiette de Jambon Ibérique Bellotta. Il manque un peu de gras mais quelle saveur !!


Après cela, nous sommes bien et nous partons sur une Sélection de fromages méditerranéens afin de goûter la sélection de vins au verre. Bien, mais ça ouvre l'appétit. Alors, nous passons à la carte proprement dite.


Poulpe, purée de pommes de terre, huile de pimenton

Du poulpe !!! D'accord, c'est mon(notre) côté céphalopodo-maniaque qui s'exprime. La tentacule est parfaitement cuite, moelleuse et bien grillée sur une purée au siphon aérienne. Miam !!


Echine de porc, purée de panais, fenouil

Une belle cuisson rosée et un contraste moelleux/croquant entre les deux légumes. Simple mais efficace, donc excellent.




La carte des vins est à l'image de la cuisine, plutôt orientée vers la Méditerranée. Nous faisons confiance au sommelier pour nous trouver les vins adéquats pour nos plats.
Avec le poulpe, l'Albamar (Denominación de Origen Rías Baixas) 2016. Un blanc d'albariño riche et fringant à la fois. Très plaisant.





Avec le porc, le Xinomavro (DOP Naoussa) 20112 de Diamantakos. Un panier de fruits noirs, une bouche riche sur une finale poivrée. Gourmand.


Un petit dessert ?


Tarte à la pistache, glace tahina

Sésame, pistache, meringue... no comment. Surtout avec les cocktails digestifs personnalisés qui les accompagnent...


Si vous ne l'avez pas encore compris, nous sommes tombés en amour pour ce bar/restaurant dont nous garderions l'adresse secrète si nous étions égoïstes. Mais comment ne pas partager un tel moment de bonheur ? Alors nous partageons. Et nous n'avons qu'un conseil à vous donner : allez-y !!



François

samedi 20 janvier 2018

Paris Cocktail Week 2018


Du 20 au 27 janvier avait lieu la Paris Cocktail Week, Une semaine de célébration de la mixologie dans 75 bars de la capitale, proposant à cette occasion deux cocktails spéciaux (un alcoolisé et un virgin). Plus quelques ateliers autour d'un alcool ou en compagnie de stars de la profession.

Voici un petit résumé de nos quelques visites de lieux de perdition...

Nous voilà à Pigalle, dans le quartier des magasins de musique et des bars à hôtesses, où nous nous rendons au Dirty Dick, un Tiki bar à l'ambiance polynésienne (pléonasme mais qu'il est bon de rappeler). C'est petit, sombre mais pas glauque pour un sou. Au contraire, l'ambiance sonore (plus dub qu'Hawaï), la proximité avec les autre consommateurs et l'amabilité des bartenders rendent le lieu très convivial. La carte est donc orientée Mai Tai, daïquiris et autres variations sur le punch. Sympathique initiative, le degré alcoolique de chaque cocktail est indiqué sous forme de noix de coco. Plus y'en a, plus c'est fort...

Le cocktail spécial est le Boricua : Rhums Don Q Gran Anejo et Don Q Anejo, Dirty Dick tepache (boisson fermentée maison à l'ananas), Sirop "Anti Waste" (à base d'écorce de coco, on ne jette rien). Cerise sur le cocktail, sur chaque vente, 2€ sont reversés à la Fondation for Puerto Rico. Pour faire bonne mesure, nous commandons également un Polynesian Remedy, à base de rhum brun, orgeat, sirop de gingembre, miel, jus de citron et une touche de whisky fumé. Les deux cocktails sont savoureux. Adresse retenue !

Autre jour, autre lieu : The Hoxton Paris.



Le cocktail : A Vos Thés : Gin Citatelle, Thé sencha lemon, Jus de citron, Sirop simple, Bitters orange mandarine. Pas mal mais un peu noyé dans la glace.


Autre cocktail à la carte : Lulu : Tequila Altos pimenté, Liqueur Saint Germain, Grenadine, Citron. Ça picote mais c'est très plaisant.
L'erreur à ne pas commettre : passer au restaurant local (Rivié) pour dîner. L'usine parisienne par excellence. Bruyant, tellement peu éclairé que le contenu de l'assiette est dégusté à l'aveugle, les tables tellement serrées qu'on profite de toutes les conversations sauf de la sienne, service débordé et/ou inexistant. Fuyez !!

Aux antipodes du Hoxton, Bonhomie.
Enfin, un lieu qui porte bien son nom. Dès l'entrée, on ressent une quiétude relaxante et la certitude que rien ne viendra la troubler. Malgré la relative petitesse des lieux, il y a de l'espace et tous le personnel est aux petits soins.
Le cocktail de la Cocktail Week est le Clémentine + Curcuma qui, comme son nom l'indique, contient de la Vodka Belvedere au curcuma et un Cordial de clémentine & thym. Une main de fer dans un gant de velours bien titillée par le thym. Excellent.
Ma Comtesse, en m'attendant, sirote un Alhambra : Rose, Jasmin, Encens, Verjus, Contratto et Cava. Ça se boit tout seul. La soirée commence très bien... mais la suite mérite un compte-rendu à elle toute seule. A suivre donc...

Nous terminons la semaine avec un atelier "DIY" et Mezcal à La Mezcaleria.


Tout ce que nous avons toujours voulu savoir sur cet alcool d'agave, cousin de la Tequila, nous l'avons appris en compagnie de Ben Tyler et Mika, ainsi que les principes de base pour constituer ses propres sirops et bitters avec le contenu du réfrigérateur. Rien ne se perd, tout se transforme pour constituer des cocktails originaux, à base de Mezcal bien sûr. Une très belle expérience par de vrais passionnés.


François