Bienvenue

Bienvenue à toi, aventureux surfeur, qui vient s'échouer en quête de sens gustatif. Ici tu trouveras des récits d'agapes, des notes de dégustations bacchiques et des adresses prometteuses compilées avec amour.

samedi 2 août 2014

Longue vie au Mathusalem !


Ça faisait longtemps que nous entendions notre oncle préféré se répandre en éloges flatteurs à propos d'un certain restaurant. Admiration partiale ou compliments mérités? La question appelait une réponse que voici...

Afin d'avoir un avis extérieur, c'est en compagnie de notre ami Gautier que nous avons débarqué au pied du Pont du Garigliano, au Mathusalem.


Île flottante, velouté de petits pois, parmesan


Vitello Tonnato


Pavé de bœuf, sauce poivre


Mais que serait le bœuf sans les patates, en l'occurrence une purée tellement bonne que sitôt réclamé du rab, sitôt arrivé sur table.

Pour dire les choses simplement, c'est bon, c'est gourmand et nous n'en laissons pas une miette.


Au rayon vins, le choix est vaste et nous nous orientons vers le Palette 2007 du Château Crémade. Un infanticide, car le carafage n'est pas de trop. Mais le plaisir est là.

Vous l'avez compris, les compliments familiaux ne sont pas usurpés et ce pour un rapport qualité/prix très intéressant. Longue vie au Mathusalem !



François

Au bar du Shangri-La, passe l'orage...


La venue d'un ami bourguignon (d'adoption) sur la capitale est toujours prétexte à des retrouvailles bacchiquo-gastronomiques et nous profitons du mois d'août pour apprécier les terrasses (relativement) désertes. Cette fois, nous nous donnons rendez-vous au Shangri-La. Las, à peine sommes nous garés qu'un orage assassin déverse un déluge de pluie, nous obligeant à patienter dans la voiture pour éviter la douche.
Adieu terrasse... et bonjour le bar.

Disons-le tout de suite, nous y retournerons pour déguster les cocktails Tiki, servis dans des verres en forme de totem ou de moaï. Mais les autres cocktails, en dehors des classiques, ont eu aussi leurs contenants particuliers.


GET WARM
Rhum, lime, miel, gingembre frais, jus de raisin blanc, ginger beer


SPANISH CUP
Champagne, Martini Gran Lusso, Pedro Ximenez, vieux Xérès


François

jeudi 24 juillet 2014

Les Sœurs Goudron


En juillet, tous les jeudis soirs, à Brest, ce sont les Jeudis du Port, sur le port de commerce.
Ce soir, nous assistons au spectacle des Soeurs Goudron.

Les aventures totalement loufoques d'une chorale de cinq femmes déjantées, menée à la baguette au mégaphone par Hélène Maurisse, manageuse hystérique et tyrannique.

Ce spectacle déambulatoire, au cours duquel les spectateurs sont trimballés d'un bout à l'autre du port, est une succession de saynètes désopilantes et de chansons a cappella toutes magistralement interprétées. Imaginez 100 personnes totalement captivées par un "Madame Rêve", dans un silence ému à couper au couteau brusquement interrompu par un mégaphone hurlant...

En bref, ne manquez pas ce spectacle jubilatoire. Votre niveau de joie de vivre s'en trouvera grandement augmenté.

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François

mercredi 23 juillet 2014

Patrick Jeffroy à Carantec


Comme il n'est jamais trop tard, c'est en juillet que nous profitons de notre cadeau de Noël que nous ont offert les parents de Ma Comtesse. Direction la jolie petite cité de Carantec et son Hôtel. Ce soir, nous dînons chez Patrick Jeffroy. Le temps est au beau, la mer est d'huile et la vue sur la baie (de Morlaix) depuis notre chambre est époustouflante. Malheureusement, pour cause de repas familial, nous ne disposons d'aucun cliché du lieu et de cette mémorable soirée.

La carte est source de dilemme tellement les différentes propositions sont alléchantes. Le mot d'ordre de la soirée étant Raison, nous choisissons finalement le Menu « Cormoran » (entrée, plat et dessert) :

Homard bleu, marbré de foie gras & anguille fumée, girolles et trompettes noires, dashi crémeux
Étonnant mélange du foie et de l'anguille. Le homard est presque inutile mais comment s'en passer ?

Blanc de turbot sauvage au beurre d’herbes, petit violet & bonbons de pomme de terre
Un classique de la maison. Un grand plat, savoureux et équilibré.

Pigeon fermier « au sang » rôti en bécasse, légumes beurrés au jus de volaille
Classique également, mais remarquablement exécuté.

Nougat de Roquefort du mendiant & pain de mie au cacao
Encore un classique, les fruits secs sont incorporés au fromage. Le pain au cacao est une tuerie.

Dentelle de crêpes aux fruits rouges, crème bergamote & sorbet fruits rouges
L'intitulé laisse penser à un dessert en légèreté mais l'assiette est copieuse. Beaucoup de fraîcheur cependant, après le pigeon généreux.

Crémeux chocolat « Maralumi » en gavotte, figue confite & sorbet framboise cassis
Là encore, un dessert fort en goût et généreux, à l'image du repas.

Dans la carte des vins, nous avons choisi le Viré-Clessé 2007 du Domaine de la Bongran. Un sec tendre, encore sur la retenue mais au caractère affirmé.

Ne comptez pas faire light chez Patrick Jeffroy car vous ne resterez pas sur votre faim. Une certitude cependant, les deux étoiles sont amplement méritées et la troisième ne serait pas usurpée. N'hésitez pas à faire la totale (la chambre) pour profiter de la vue de la baie au soleil levant et du magnifique petit déjeuner.


François

samedi 19 juillet 2014

Le Roscanvec à Vannes


Après une journée de repos/shopping au Pouliguen, nous faisons étape à Arradon, au Maner Koz. Une très belle maison, très confortable et une parfaite hôtesse en la personne de Gwenola.

Mais la raison de notre étape morbihannaise, c'est le Roscanvec.


Dans les rues piétonnes du vieux centre-ville de Vannes, le restaurant est sis à l'entrée de l'hôtel particulier de Jean Macéot de Roscanvec, bâti à la fin du 17ème siècle et qui lui donne son nom.

Comme il fait plutôt chaud, toutes les tables sont installées "en terrasse", c'est-à-dire dans la rue. Mais dans cet environnement historique, l'expérience devient délicieusement surréaliste.

Après toutes les agapes de ces derniers jours, nous faisons "light" en choisissant le menu Collection "Eté".


Oursin/fenouil/piment d'Espelette


Langoustines
en carpaccio, fine gelée de bonite infusée à la feuille de lime, chou-fleur en aigre-doux, curry et raisin

Des langoustines ultra-fraîches, rehaussées par les petites fleurs de chou. C'est très bon.


Foie gras de canard
poêlé, crème de calisson, melon, amandes & floralies d'été

Un foie très moelleux en contraste avec le léger croquant du melon bien mûr. Acidité des billes de citron et sucre de l'exceptionnelle crème de calisson. L'accord melon et shiso rouge est fabuleux.


Lotte de nos côtes
cuite à basse température, petits pois à la française, bouillon de coquillages lié à la pâte de crevettes

La cuisson est tout bonnement incroyable. Le poisson est nacré, presque cru à coeur. La texture de la chair est "longue", qui rappelle un peu celle du crabe. Le bouillon est parfaitement équilibrée malgré le fort potentiel gustatif de la pâte de crevettes et il n'écrase pas les petits pois.


Panna cotta citron, sorbet porto

ENCORE !!


Fruits rouges
infusés à l'agastache, tuile meringuée & sorbet fraise


Kouign Aman aux pommes
glace au caramel au beurre salé à la fleur de sel de Guérande

Même si les pommes n'entrent pas dans la composition du kouign aman classique, ce dernier est ni plus ni moins une tuerie. Croustillant, caramélisé et bien beurré, on aimerait ne pas en voir la fin.

Avec ce menu, le Saumur Arcane 2009 du Château de Fosse-Sèche. Un nez plaisant et expressif de graphite, floral et crayeux. La bouche est tendue et ronde, avec un bel équilibre et un léger côté abricoté.

Si nous avons peu d'expérience des restaurants vannetais, nous ne pouvons que constater que le Roscanvec met la barre très haute.
Une très bonne table qui donne envie de revenir.


A votre santé !


François

vendredi 18 juillet 2014

Nantes : Pickles


Ça commence par une petite rue nantaise, à la recherche de notre hôtel. Et puis Ma Comtesse s'exclame "Poulpe !". Une heure plus tard, une fois installés à l'hôtel et rafraîchis, nous partons à la recherche dudit poulpe.

L'endroit s'appelle Pickles et ressemble à un troquet redécoré avec goût pour en faire un lieu assez cosy malgré le peu d'espace entre les tables. Par chance, il reste une table pour deux car, en un rien de temps, la salle est pleine.


Pas de carte, juste une ardoise. Deux entrées, deux plats et deux desserts. Le choix est donc vite fait et, pour une fois, Ma Comtesse et moi mangerons la même chose.


Pickle


Poulpe / Tomates oubliées d'Orvault / Pesto rosso / Feuilles basilic

Le poulpe en question. Tout est dans l'intitulé, il ne manque rien. C'est frais et plein de saveurs, avec le pesto et le basilic qui relèvent la douceur du poulpe.


Pigeon rôti / Poulet noir fumé / Céleri vanille / Jeunes légumes / Jus

Attention, pigeon d'anthologie. Une superbe cuisson rosé et un moelleux rarement rencontré. Le poulet n'est pas en reste et la purée de céleri à la vanille est une tuerie.


Crémeux chocolat / Glace sarrasin / Figues / Praliné

Un petit dessert pour la route. Un crémeux - disons plutôt une ganache - au chocolat pour le moelleux, une barre pralinée pour le croustillant, une glace pour la fraîcheur, de la figue pour avoir bonne conscience et un peu de fruit de la passion pour acidifier le tout. C'est bon et sans prise de tête.

A peine six mois d'existence et le succès est au rendez-vous. Mais avec une telle formule (carte réduite, produits locaux et de bonne qualité), comment ne pas être au top ? Pickles réveille les papilles et ça fait du bien.


François

lundi 14 juillet 2014

Top Chef Tour : Cyrille Zen, La Bergerie de Sarpoil


Troisième et dernière étape de notre Top Chef Tour du Sud : La Bergerie de Sarpoil à Saint-Jean-en-Val, chez Cyrille Zen.

Après la traversée des Causses et des visites à La Couvertoirade et dans les caves de Roquefort, nous nous installons à Usson, à L'Auberge de Margot.



Une jolie étape dans ce petit village perché sur un piton rocheux, d'où la vue sur la Chaîne des Puys est tout bonnement époustouflante.




Mais notre venue dans la région est surtout motivée par la présence du troisième et dernier Top Chef de notre Tour : Cyrille Zen, malheureux finaliste de la saison 3 (alors qu'il était notre favori).




En passant par hasard dans la région, on ne ferait presque pas attention à cette auberge en bord de route.



Mais si l'aspect extérieur est très sobre, l'intérieur avec le petit jardin/terrasse et son micro-ruisseau sont très chaleureux.





L'accueil est fort sympathique et après la (longue) litanie des allergies alimentaires de Ma Comtesse, nous passons au choix du menu, pour une fois rapide. Ce sera le Menu Découverte : Tout autour de la pèche et de l'abricot.



De gauche à droite : Tuile sésame/cumin, Cake noix/chorizo/cantal, Rillettes de saumon/caviar/popcorn, Macaron au bleu d'Auvergne

Allergies obligent, les amuse-bouches nous séparent déjà. Une petite oeuvre d'art pour moi...



Tartine pain, lotte fumée et poivron

...et une tuerie pour Ma Comtesse. De quoi regretter de ne pas être allergique...



Fenouil, homard et saumon

Si la lotte fumée est une agréable découverte pour moi, l'accord avec le poivron est magique. Quant au "remplacement" de Ma Comtesse, l'intitulé parle de lui-même. Les câpres séchées agissent comme des cristaux de sel.


Notre bouteille du soir : Condrieu Les Chaillets 2012 d'Yves Cuilleron. Nez discret sur des arômes de jeunesse (abricot, pèche), carafage indispensable. La bouche est riche, voire légèrement sur l'alcool, encore marquée par l'élevage. Elle se dévoilera un peu plus tard.



Le Foie gras de canard mi-cuit, pousses insolites

Une belle tranche de foie, généreuse et bien relevée, farcie à l'abricot confit, presque une pâte de fruit. Un peu d'acidité avec les pointes de fruits rouges. L'accord foie gras et pousse de shiso rouge est une explosion de saveurs.



Le Turbot, Girolles, marinière de coques au curcuma

Quelques moules se cachent sous l'écume d'ail doux. Voilà un plat (faussement) simple comme je les aime : une cuisson parfaite du poisson, un accompagnement bien choisi et de qualité, une sauce goûteuse qui donne envie de saucer. Un plat parfaitement exécuté et qui justifie pleinement le macaron pneumatique.



Longe de veau fermier, condiment pesto, truffes d'été de M. Perron

Un veau de lait de compétition et un accompagnement très ludique sous la forme d'un trait de (bonne) purée parsemée de petites choses toutes différentes, qui transforme chaque bouchée en une découverte gustative nouvelle. Mention spéciale à la feuille d'estragon...



Plateau de fromages

Du local mais pas que et bien affiné, de quoi se faire plaisir avant les desserts, car, malgré les apparences, nous ne sommes pas encore repus.



Vacherin abricot/basilic

Avec ce dessert, la boucle est bouclée car le jeu de textures et de saveurs rappelle le foie gras.




Sphère chocolat-coco, framboises

Un dessert maintenant classique mais qui fait toujours son effet. Accords de parfums également classiques mais qui fonctionnent parfaitement.

Nous espérons qu'à travers ce petit compte-rendu, nous vous aurons fait comprendre la cuisine de Cyrille et pourquoi elle est, à juste titre, michelinement récompensée. Au delà de l'assiette, saluons également l'humeur gracieuse de toute l'équipe de salle. Un bon repas, c'est aussi une bonne ambiance.


François