Bienvenue

Bienvenue à toi, aventureux surfeur, qui vient s'échouer en quête de sens gustatif. Ici tu trouveras des récits d'agapes, des notes de dégustations bacchiques et des adresses prometteuses compilées avec amour.

samedi 6 août 2011

Thaitae à Sens


Petit weekend dans la famille sénonaise. Pour changer de Miyabi, nous testons un restaurant thaï, Thaitae, du nom du chef (féminin) Phongsri Thaitae, installé sur les quais de l'Yonne.

C'est l'été, il pleut, et nous ne pouvons pas profiter de la courette/terrasse. Cependant, nous sommes accueillis chaleureusement dans la petite salle, joliment décorée "comme là-bas". On se croirait plus chez des amis qu'au restaurant.

En plus de la carte, de nombreuses suggestions sont proposées en fonction du marché et le piment est dosé à votre gout. Surtout prenez votre temps car tout est préparé minute.

La Salade de bœuf thaïe, grand classique, est excellente.

De même, les Écrevisses au curry rouge, accompagnées d'aubergines thaï, de brocolis, de poivron et de piment, sont un vrai régal. Les papilles commencent à chauffer...

Le Porc à la thaï est frais, légèrement relevé.

Quant aux Encornets à la thaï, ils sont farcis, très frais, moelleux et bien relevés. Les amateurs de saveurs pimentées apprécieront.

Le dessert est très original, sous la forme de Crêpes maison fourrées à la crème parfumée à la fleur d'oranger. C'est croustillant, moelleux... Miam!

En résumé, je me répète : Miam!

François

jeudi 14 juillet 2011

Tradition oblige...


...ou le 14 juillet "à la maison" : défilé et garden party.

La journée du 14 juillet débute par le traditionnel défilé militaire. Nous regardons les avions se mettre en formation au-dessus de nos têtes et écoutons les commentaires télévisés pour mettre un nom sur les engins qui affolent les oiseaux sur leur passage. Ce qui est pratique avec les militaires, c'est que l'heure c'est l'heure. A midi pile, le défilé est terminé.

C'est également l'heure pour nous de finir de nous préparer et de partir "à la campagne" pour déjeuner.

Cette année, la campagne est toute proche puisque nous allons au Jardin Clos à Rueil-Malmaison. Contrairement à l'année passée, il n'y a pas d'orage et nous nous installons dans le jardin.

La carte est plutôt classique. Aujourd'hui ce sera foie gras pour tout le monde !

En Duo, nature et aux figues, pour ma Comtesse...

... et en Tatin aux pommes et pain d'épices pour moi.

Dans tous les couples, il y a des (petites) divergences. J'aime le bœuf, elle préfère le veau, mais seulement pour cette fois.

Pour elle, le Duo de rognon et ris de veau à la moutarde violette.

Pour moi, le Filet de bœuf à la Rossini.




En résumé, pas de grande surprise, c'est du classique mais bien exécuté. La carte des vins est également classique (beaucoup de bordeaux) mais fort bien pourvue. Pour preuve, ce Château Léoville Poyferré 2006. Un beau Saint-Julien, bien équilibré, encore qu'encore bien jeune.





Pas de folie créative dans les desserts non plus. Le Fondant au chocolat et caramel au beurre salé pour ma Comtesse...

...et la Coupe Amarena pour moi.

Si la cuisine des années 80 (voire antérieures) vous manque, vous trouverez votre bonheur au Jardin Clos. Sinon, allez-y quand même, ça ne fait pas de mal.


François

dimanche 10 juillet 2011

L'Endroit à Honfleur (dix de der)


Vous savez ce qu'on dit, quand on aime... et aussi jamais deux sans trois. Alors voila! Troisième et (je ne l'espère pas) dernière visite à L'Endroit.


Pas de rillettes pour commencer mais une belle surprise (à mon intention ?) que ce Millefeuille de tomate/mozzarella plein de fraicheur, relevé par le croustillant d'un cracker à la tomate confite et poivrons crus. Ça n'a l'air de rien mais c'est encore dans le mille.


D'habitude, on voit plutôt l'Hamburger de foie gras en plat, pas en entrée. Mais j'ai l'impression qu'Alexis n'a pas envie de faire comme tout le monde... Il s'agit donc d'une entrée construite sur l'acidité. Dans un pain sésame/pavot, foie gras poêlé (le moelleux), pêche rôtie (l'acide) et oignons confits (le sucre). C'est certes riche mais la petite salade qui l’accompagne, à la pêche crue et écorces de citron, apporte fraicheur et légèreté. J'adore, mais le meilleur est à venir...

...sous la forme d'une Côte de cochon au confit de fruits secs. Tout d'abord, un cochon de compet', ferme et gouteux. Quelques légumes, pommes de terre, courgettes, carotte. Le confit de fruits secs froid, l'autre moitié de ce bel accord sucré-salé, abricots, figues, pruneaux, raisins. Et surtout (c'est mon avis), ces trois petits points rouges au bord de l'assiette dont on pourrait croire qu'il s'agit d'une décoration. Que nenni!! C'est la sauce pimentée qui donne un relief extraordinaire à l'ensemble. Que n'y en a-t-il plus!! Donc, j'en redemande.

Dessert ou pas dessert? L'estomac dit qu'on peut s’arrêter là. L'expérience dit qu'on devrait continuer... Alors on continue... Bonne pioche!


Les Tartelette framboise-pistache et panna cotta vanille-caramel se mangent tout seuls.

Vous ai-je déjà dit que L'Endroit vaut le détour ?

François

vendredi 8 juillet 2011

La Table du Baltimore


Petite innovation ou simple flemmardise, c'est vers lafourchette.com que nous nous tournons pour notre petite sortie hebdomadaire.
Au programme, La Table du Baltimore, dont le menu Prestige à 95€, vins compris, parait fort intéressant.

L’hôtel offre une décoration moderne et chaleureuse, à l'image de l'accueil. Dans la salle du restaurant, les tables sont bien espacées et sobrement décorées.

Après l'apéritif (champagne Roederer Brut Premier), un petit amuse-bouche : Gambas sauce tartare et réduction balsamique.

L'entrée : Foie gras et chutney abricot, plutôt savoureux. Il est accompagné du Penedes blanc "Calcari" 2009 de Parés Baltà. Servi un peu froid, il est tout en alcool, dommage...

Le premier plat (Daurade, courgette, tomates cerises et sauce olive) est puissant en gout et bien exécuté. Très bel accord avec le Clarendon rosé 2009 du Domaine Gavoty.

La Selle d'agneau et aubergine confite mériterait une cuisson un peu plus rosée mais l'aubergine est excellente. Encore un bel accord avec le Clos Capitoro rouge (appellation Ajaccio). Le nez rappelle bien les cépages autochtones, la bouche est puissante avec une belle longueur de fruits noirs.

Dessert en trio : Cerises confites au kirsch sur panna cotta au gingembre, sorbet griotte et jésuite au caramel. l'ensemble est très plaisant et fort bien accompagné par le Porto Adriano de Ramos Pinto.

En conclusion : est-ce bon ? Oui. Sans grande originalité mais correct. Les 190€ (2 fois 95) sont-ils justifiés ? A voir...


François

jeudi 16 juin 2011

Vivre son rêve et revenir


Le titre de ce message vous intriguera vraisemblablement, fidèles lecteurs.

A ceux qui ne seraient pas dans la confidence, vous devez savoir que j'ai réalisé un de mes rêves les plus chers (à part gagner au loto...) : je suis devenu sommelier.

Depuis la mi-avril, j'ai pris mes fonctions au sein d'un établissement historique d'Honfleur. Les débuts furent difficiles. Le rythme soutenu, la souffrance physique, le stress du vouloir bien faire...

Aujourd'hui, j'ai pris mes marques, je me suis intégré à l'équipe de salle et j'éprouve la plus grande joie à faire partager ma passion aux clients.

Mais aujourd'hui (le 21 juillet) est également le jour où je mets fin à cette aventure et je me sens en devoir de vous fournir une explication.

Il ne s'agit nullement d'un échec ou d'un renoncement devant la difficulté. Ce rêve que j'ai réalisé était un rêve solitaire et donc égoïste. En effet, par cette remise en question de ma carrière, j'ai également remis en question un mode de vie que ma Comtesse et épouse et moi avons mis huit années à construire. Avec ce rêve, des projets disparaissaient. Avec ce rêve, la raison d'être de ce blog disparaissait.

Après avoir connu une séparation, je ne pouvais mettre en péril mon amour retrouvé et tout ce que nous avons construit. Et c'est pourquoi j'ai pris la décision de retourner à mon ancien métier.

A tous ceux qui m'ont apporté leur aide (je pense à une personne en particulier qui, je l'espère, se reconnaîtra) et à celui qui m'a donné ma chance, je présente mes plus sincères excuses de décevoir ainsi les espoirs qu'ils ont mis en moi.
A tous ceux, amis et autres, qui m'ont apporté leur soutien et leurs encouragements, je les remercie à nouveau du fond du cœur. Sans vous, je n'aurais pas tenu bien longtemps. J'espère vous revoir tous très bientôt pour partager un verre de retrouvailles.
A ceux qui ont un rêve, n'abandonnez pas. L'accomplissement, même fugace, est une récompense inestimable.

François

mercredi 15 juin 2011

L'Heureux Père à Saint-Cloud


Cinq jours sans ma Comtesse, c'est long...

Alors, pour fêter nos (énièmes) retrouvailles, je l’emmène dans L'Heureux Père.

Nous sommes en pleine semaine, la salle est à nous.

Au menu, des plats directement inspirés des îles, principalement caribéennes.

Ma Comtesse entame avec une Assiette de boudins à la créole, bons mais surprenants car assez peu relevés. Bonne sauce aux cives.


Pour ma part, je déguste une Salade de queues d'écrevisses au curry vert, salpicon de mangue et basilic, une entrée fraiche et bien dosée en saveurs et en curry.

Le Traditionnel colombo de poulet du Père Francis est accompagné de riz créole très parfumé. La sauce est sublime.

La Brochette de magret de canard, sauce aigre-douce, est accompagnée d'une purée de patates douces. "C'est bon", dixit ma Comtesse.

Les douceurs sont tout aussi excellentes, que ce soit les Truffes de banane flambée, sortes de beignets de chocolat à la banane...

... ou la Verrine de mangue épicées au gingembre, très fraiche avec des morceaux de mangue croquants.


Et que buvons-nous avec ça, me direz-vous ? Chacun sa couleur. Le Bandol blanc 2009 du Domaine Tempier a une robe très claire et un nez de fleurs blanches. La bouche est vive et fraiche avec une amertume plaisante en finale et des arômes de pêche/fleur de pêcher. Les Vignes Oubliées 2009, le Coteaux du Languedoc d'Olivier Jullien et Jean-Baptiste Granier, présente un superbe nez de fruits noirs (figue, cerise) et une belle acidité bien que la bouche soit très riche. Un bel équilibre entre grenache et syrah.

En résumé, ce lieu a tout pour devenir un excellent repaire : de bons vins à prix raisonnables et une cuisine ensoleillée et bien exécutée.


François

samedi 11 juin 2011

Quelques Champagnes rosés …


Claire et Julien m’ont invitée à une dégustation de Champagnes rosés pour les besoins du Web Journal du Champagne.
Nous voilà six femmes d’horizons divers, qui aiment le Champagne, prêtes à en découdre. Julien, notre MC, nous présente sa notation … basée sur le plaisir.
Les vins sont tous dégustés à l’aveugle.



Vin N°1 : Tarlant, Rosé Zéro Brut Nature
Le nez est frais et expressif avec notes de fruits rouges acidulés. En bouche, son acidité est très marquée mais il a une belle longueur et une bulle agréable.
Sur l’échelle du plaisir, je lui donne 13.

Vin N°2 : Billecart-Salmon, Brut Rosé
Ce vin m’a posé problème ! En analyse pure je le trouve un peu court, un dosage trop marqué et une amertume un peu trop présente. Par contre, si je ne prends que le côté plaisir, il a des notes aromatiques intéressantes (agrumes, héliotrope, framboise blanche, …) et son dosage lui permet d’accompagner les fraises Mara des Bois et autres gourmandises.
Sur l’échelle du plaisir, je lui donne également 13.

Vin N°3 : Bollinger Rosé
Au nez, une note asperge me gêne. Par contre en bouche, nous avons affaire à un vin d’un niveau supérieur. L’attaque est vive, il a de beaux arômes de fruits rouges et une belle vinosité. Ce Champagne peut accompagner les desserts : il va très bien avec les biscuits Marco Polo de chez Mariage Frères.
Sur l’échelle du plaisir, je lui donne 15.

Vin N°4 : Henri Giraud, Esprit rosé
Le nez est vineux, levuré, croûte de pain et animal (gibier à poil).
La bouche est gourmande avec des notes de fruits rouges et de roses. Par contre je le trouve un peu court et peu complexe.
Sur l’échelle du plaisir, je lui donne 14.

Vin N°5 : André Jacquart, Rosé Expérience (rosé de saignée)
Le nez est puissant sur les fruits rouges, l’eau de vie de quetsche et un fond de badiane.
En bouche, ses notes florales, de fruits rouges, de cèdre et sa finale sur la menthe crépue m’enchantent. Un vin de caractère et très équilibré.
Sur l’échelle du plaisir, je lui donne 17.

Vin N°6 : Duval-Leroy, Brut Rosé (80% de saignée)
Le nez est discret et agréable avec de la minéralité.
Le dosage est assez marqué et il présente un déséquilibre entre le sucre, l’alcool et les amers.
Sur l’échelle du plaisir, je lui donne 12.

Vin N°7 : Laurent-Perrier, Cuvée Rosé Brut (rosé de saignée)
C’est un Champagne classique. Pas de surprise dans ce vin, il remplit son contrat. Il est bon et bien fait.
Sur l’échelle du plaisir, je lui donne 14.

Vin N°8 : Larmandier-Bernier, Rosé de saignée
Il y a du vin dans le verre ! C’est un vin plus sur la structure que sur les arômes. Il est vineux, tannique avec de la fraîcheur et des amers agréables. Je le compare à un Bourgogne rosé que l’on peut sortir en été pour accompagner une grillade de bœuf. J’adore !
Sur l’échelle du plaisir, je lui donne 17.



Que choisir comme Champagne rosé ?
Si vous voulez un vin sans surprise et bien fait, choisissez une grande maison de Champagne.
Si vous êtes plus aventureux, foncez chez les vignerons qui ont des vins de caractères.
Merci à Claire et Julien de m'avoir invitée à cette dégustation. C'est quand la prochaine ?
Gwenola