Bienvenue

Bienvenue à toi, aventureux surfeur, qui vient s'échouer en quête de sens gustatif. Ici tu trouveras des récits d'agapes, des notes de dégustations bacchiques et des adresses prometteuses compilées avec amour.

lundi 11 juin 2007

Dégustation de champagnes de chez Launois



Au bar Dokhan's, mon repaire pour les découvertes champenoises, cette semaine ce sont les champagnes Launois (Mesnil-sur-Oger) qui sont à l'honneur.

Dégustation de 3 champagnes: un brut sans année, un rosé et un millésimé:

Œil de Perdrix : Blanc de noir.
Robe : vieux champagne tirant sur le rose
Nez : fraise et menthe fraiche
Bouche : Très ample et très équilibrée, note de menthe et de groseille, un peu d’agrumes (pamplemousse) et un fond légèrement noix. Très bien
Bel accord avec du saumon mi-fumé au sésame

Le Rosé : 100% pinot noir
Robe : rose saumoné
Nez : grande richesse, légèrement poudré, les notes de groseille et de fraise fraiche dominent.
Bouche : Cerise anglaise, belle fraicheur et un fond cannelle. L’arôme est puissant et long. Excellent
Servi avec un assortiment de fraises Mara des Bois et Gariguette … la messe est dite

Champagne spécial club sélection 2000 (en bouteille club) – Blanc de blancs
Robe : doré clair
Nez : très frais typé jus de citron.
Bouche : crème au citron non sucrée : du gras, des notes agrumes et de la longueur. Très bien
Gwenola

Citation du jour: Le Champagne fait pétiller les yeux des femmes, donne de l'esprit aux hommes parce que les femmes en ont naturellement - George Bertet

mardi 5 juin 2007

Visite chez les Jamet (Côte Rôtie)

Nous avions découvert ce domaine lors d'une soirée au George V. De passage dans la région, nous ne pouvions pas manquer de passer au domaine.

Tout d’abord, je tiens à remercier Jean-Paul Jamet et sa charmante épouse de nous avoir accueillis alors que le boulot ne manquait pas dans les vignes.
Le domaine est 100% syrah pour les rouges … et quelle syrah !

Echantillon d’un assemblage de fûts 2006 :
Très fruité (figue), des notes de feuille de thé, du poudré, très élégant. En bouche, c’est floral (tilleul), fruité, légèrement fumé, soyeux, d’une grande finesse.

Echantillon d’un fût 2005 (représentatif selon le maître des lieux du millésime) :
Assez austère, les tanins sont assez marqués, des notes beurrées, de feuilles de thé et le fruité qui vient en fin de bouche.

Côte Rôtie 2004
Grande puissance, très fruité (cerise, figue, rhubarbe), toujours le thé darjeeling, très soyeux. Vous imaginez, un doux soir d’été, une côte de bœuf saignante, des joyeux copains et une bouteille de côte rotie 2004 … l’accord parfait.

Côte brune 2004
Légèrement moins puissant, très fruité (figue), du floral de type freesia, et toujours en signature des vins Jamet le darjeeling légèrement fumé. Les tanins sont plus présents, ils demandent un peu de temps pour être assouplis.

Côte Rôtie 2003
De la figue, de la cerise, quelques épices et des notes viandées apparaissent. Et toujours le thé ….

Côte Rôtie 1996
Les notes de thé fumé sont plus présentes, avec des épices type muscade. Le fruité vient enrober l’arôme. Très belle complexité, un très beau vin.

La cuvée spéciale 2003
Réservée au domaine, cette cuvée de vendange tardive est parfaite pour un gâteau de type forêt noire. Ses notes de figues et de thé fumé avec des tanins très souples … le bonheur est là !

Il manquait un seul vin à l'appel, le Côtes-du -Rhône blanc (60% viognier, 40% Marsanne). Leur production est si petite qu'ils sont de suite dévalisés !

Nous avons passé un très bon moment, Jean-Paul et sa femme sont des passionnés passionnants, leurs vins qui appellent les viandes avec du sang (bœuf, pigeon …) sont magnifiques.
Un grand merci à Eric Beaumard pour nous avoir permis de les rencontrer.

Gwenola

lundi 4 juin 2007

Visite chez Rossignon-Trapet à Gevrey-Chambertin

C'est toujours intéressant d'aller chez les vignerons et de pouvoir goûter les vins qui sont encore en fût. Il faut savoir recracher, car nos amis vignerons sont souvent très généreux et veulent tout nous faire goûter. C'est donc en compagnie de David Rossignol que nous sommes entrés dans le chai, pour en ressortir un certain temps plus tard.

Les 2006 sur fût :
Gevrey : nez de groseille, notes fermentaires et de boisé. Un Gevrey tout en finesse.
Gevrey centre-village fût neuf : serré, assez brutal et peu de fruit.
Beaune 1er cru Les Teurons alias le vin qui ne bouge pas : vif, de légères notes de pamplemousse et de groseille. Une belle finesse.
GC 1C Les Combottes : mon coup de coeur
des 2006 : du fruit, de la finesse, une belle structure tannique et une grande fluidité.
GC 1C Clos Prieur en pleine malo : « le bon gros mais pas sécho » je ne sais plus qui l’a dit, mais il l’a dit ! beaucoup de fruits, de la puissance.
GC 1C La Petite Chapelle
: nous sommes dans les vins cisterciens (dixit David) : austère, légèrement tourbé, le poivré du pamplemousse. C’est très fin. La fin de bouche me fait penser au chamallow : une impression de sucrosité et de fleur d’oranger. Bref, j’aime beaucoup ce style mais il est difficile de le décrire.
GC GC Chapelle-Chambertin: très velouté, mais aromatiquement plus complexe et moins tannique que le précédent.
GC GC Latricières-Chambertin :
une belle fraîcheur, un fruité typé groseille, des tanins souples, très long.
GC GC Chambertin (vignes de 60 ans) : plus floral que fruité, une belle acidité et des tanins très présents. Il est en pleine malo, donc difficile à goûter.
GC GC Chambertin – parcelle proche de Morey : beaucoup plus de fruits, toujours cette note que j’appelle le poivré du pamplemousse et des notes de bois.

Les 2005 bouteilles ou sur fût :
Beaune : je retrouve mon impression de chamalow (sucrosité et fleur d’oranger) que certains appellent velouté. Des notes de fruits exotiques et de fruits rouges. Je trouve les tanins un peu durs.
Beaune 1er cru Les Teurons : très typé fraise, des notes beurrées et une légère teinte de fruits exotiques. Les tanins sont fondus, une belle longueur et une belle fraîcheur.
Gevrey : un fruité-floral, des notes de réglisse et épicées « baies roses ». Très gourmand.
GC 1C Clos Prieur sur fût : Note boisée puis fruitée. Assez tendu et très jeune.
GC 1C Corbeau sur fût : Assez tendu, une belle expression (qui se rapproche de La Chapelle) malgré des notes de boisé noix de coco qui disparaîtront à la mise en bouteille.
GC 1C La Petite Chapelle sur fût
: Aucune fioriture, il est droit, net, précis … cistercien, mais c’est comme cela que je l’aime surtout pour sa note gourmande Chamallow-esque.
GC GC Chapelle en fût : très dense et grande persistance.
GC GC Latricières en fût : très fruité, amandé et des notes de sous-bois, légèrement asséchant en bouche. Un vin « svelte » selon le Minet.
GC GC Chambertin en fût : des notes de garrigue arrondissent le fruité. Les tanins sont assez marqués, très long et persistant.

Les 2004 en bouteille :
C’était bien bon mais sans les notes, c’est difficile de se remémorer les grands moments que nous avons vécus dans cette cave.

Un grand merci aux frères Rossignol pour leur accueil et pour nous avoir permis de découvrir toute l’étendue de leur talent. Une bonne adresse que je recommande.
Gwenola

mardi 24 avril 2007

Philiponnat au George V

Superbe dégustation accord mets et vins autour de la gamme Philiponnat avec la présence de Charles Philiponnat.

Mise en bouche avec le Grand Blanc 1999 (100% Chardonnay – faible dosage) avec des amuses-bouches (carpaccio de langoustine et caviar Oscètre, mousse au homard, canapé aux bigorneaux …)
Bulles fines. Nez très fin, avec des notes d’agrumes et d’amande qui apporte de la rondeur.
La bouche est conforme au nez avec une acidité peu marquée mais beaucoup de fraicheur.

Cuvée 1522 Millésimé 2000 (Assemblage pinot noir et chardonnay - extra-sec) avec un carpaccio de rouget et palmiste (cœur de palmier cru).
Robe jaune orangée pâle.
Nez de pamplemousse et de fleur blanche.
Bouche : belle attaque, très typée chardonnay avec une légère note champignon.

Clos des Goisses 1997 (clos de 5.5Ha / 15 à 20000 blt – majorité de pinot noir + chardonnay – faible dosage) avec de la Cigale de mer et petits pois.
Nez puissant et complexe : notes toastées et florales.
Bouche : notes de café et pamplemousse. Une légère amertume apporte de la longueur et le complexifie.
Un vin pas facile à boire, ses arômes étant un peu déroutants et se rapprochants des vieux champagnes. Personnellement j’adore !

Grand blanc 1985 avec un suprême de volaille et un barigoule de légumes.
Nez : retour à la légèreté avec des arômes d’agrumes, de fleur blanche, de rose et de pêche.
Bouche : belle attaque, légère amertume du pamplemousse, belle longueur et fraîcheur.
Il n’a pas une ride !

Clos des Goisses 1989 avec un ris de veau aux morilles et asperge verte.
Par rapport au 97, des notes d’évolution de type viandé sont apparues, mais toujours beaucoup de fraîcheur et cette pointe d’amertume du pamplemousse qui lui apporte de la vivacité et de la complexité.

Sublime Réserve 1996 (100% Chardonnay – demi-sec) avec un millefeuille à la vanille et à la mangue.
Nez très fin et élégance du chardonnay.
Bouche : note de rose et d’agrume, beaucoup de souplesse, de longueur et de complexité … la petite douceur avec une belle acidité … ENORME !


C'est quelque peu pompette, que je suis rentrée à la maison ... en taxi, bien sûr.
Gwenola

Les Champagnes Moutard

AAAAAhhhhh, les bulles, j'adore les bulles, mais je deviens très difficile en matière de bulles. Mon lieu préféré à Paris en matière de découvertes champenoises se trouve à deux pas du Trocadéro, dans l'hotel Sofitel de la rue Lauriston. Le bar, le Dokhan's, très cosy et confortable propose une large sélection de champagnes ainsi que la découverte d'une maison ou d'un vigneron.

Cette semaine, c'était la maison Moutard qui était à l'honneur.
Pour la présentation de la maison:
http://www.champagne-moutard.fr/htfr/frameset.htm
Leur particularité : utiliser les 6 cépages champenois : chardonnay, arbanne, petit meslier et les pinots blanc, noir et meunier.

Le brut sans année : assemblage des 6 cépages
Nez typé pinot noir et meunier avec une pointe de jasmin et légèrement crayeux
Bouche : Bulles fines (sur tous les vins). Très bel équilibre avec des notes florales et de fruits blancs (pêche) avec un final de pinot noir et une belle structure apportée par le Meunier.

Le rosé 100% pinot noir (rosé d’assemblage) dosé à 10g
Robe framboise écrasée du plus bel effet
Nez assez fermé mais typé framboise
Bouche puissante sur la groseille et la framboise (typique du pinot noir) et un final sur la fleur de sureau. Bel équilibre. Très bien

Le millésimé blanc de blancs 2003 100% arbanne
Robe jaune pâle à reflet vert
Nez expressif tout en finesse, osmanthus, jasminé et feuille de tabac
Bouche : même expression qu’au nez avec une pointe d’amande douce et de musc. Très complexe et une très belle structure.

Gwenola

vendredi 9 mars 2007

L'Alsace à Paris

Nous avons rencontré Philippe Blanck et ses vins lors du salon "vins et signatures" à Paris. Nous avons goûté:

- Sylvaner VV 2004 : sec, vif, à garder dans un coin de cave pour le voir évoluer, mais déjà très intéressant sur un plateau de fruits de mer accompagnés de beurre aux algues ….

- Pinot Auxerrois VV 2005 : la révélation de la dégustation, assez typé abricot sec voire Pinot gris ; belle vivacité et acidité

- Riesling Patergarten 2004 : un riesling jeune typique avec du gras qui permet dès à présent d’accompagner un poisson

- Riesling Schlossberg 2003 : le style préféré de mon mari. Un premier nez de moutarde étonnant et des épices, puis on reconnaît bien le terroir et le style Blanck : vif, sec et droit.

- Riesling Furstentum 2002 : légèrement typé abricot, mais toujours vif, sec et droit. Personnellement je préfère ce type de Riesling.

- Pinot gris Furstentum 2002 : des notes de fumée, un peu d’abricot, de gras et une légère sucrosité. Je le verrai bien avec un plat contenant des épices.

- Gewurztraminer VV Furstentum 2002 : un thé noir aromatisé à la rose et au lytchee. En bouche, il est droit et assez sec … pour ceux qui connaissent l’Ispahan (une création de Pierre Hermé), c’est exactement ça !!!. A laisser vieillir

- VT Tokay Pinot Gris Altenbourg 2000 : Style Carambar en amélioré. A mon avis peu typique des tokay mais très intéressant pour un porc au caramel.

- VT Gewurztraminer Furstentum 2004 : dans mes notes j’ai écrit « oui, oui et re-oui », ou le « petit Jésus en culotte de velours ». Du beau et du grand, un très bon Gewurzt moelleux voire liquoreux. A attendre pour voir les notes de rose se développer un peu plus.

- SGN Gewurztraminer Furstentum 1999 : Gewurzt étonnamment sec pour un grain noble. Philippe Blanck nous a expliqué, qu’il se trouvait dans une phase où l’acidité l’emportait sur le sucre. Pour des amateurs de vin parfumé et peu sucré. Mais attention d’ici 5 ans, l’équilibre acide / sucre s’inversera ….

Très belle dégustation, merci à Philippe pour toutes ses explications et son amour immodéré pour ses vignes et ses vins.
Gwenola

mardi 6 mars 2007

Joyeux anniversaire !

Pour mon anniversaire, mon mari m'a emmené à l’Arpège, l’institution d’Alain Passard.
Pour faire glisser le menu gastronomique, nous avons pris un Puligny-Montrachet « Les Combettes » 1990 d'Ampeau.
Superbe ! A l’ouverture, encore quelques notes vanillées issues d’un passage en fût, puis il développe des arômes de fleurs blanches et d’agrumes. En bouche, des notes beurrées arrondissent un arôme tout en rondeur et en longueur.
L’accord idéale fut avec un comté millésimé 2002 avec de la truffe noire.

Par contre, pour accompagner le canard sauvage, un verre de rouge s’imposait.
Le sommelier nous a proposé un A.O.C. Côtes de Provence rouge Massif des Maures Château La Gordonne «Cuvée Eric Verdier» en 2002.
Assemblage de Syrah et de Cabernet sauvignon. La syrah domine et le cabernet structure l’ensemble avec ses tanins. Superbe avec le « coin-coin »

Gwenola