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Bienvenue à toi, aventureux surfeur, qui vient s'échouer en quête de sens gustatif. Ici tu trouveras des récits d'agapes, des notes de dégustations bacchiques et des adresses prometteuses compilées avec amour.

vendredi 21 juin 2013

Vérone, Acte 1, Scène 4 : Côté cuisine


C'est la mode du cru. Mais qui dit cru, dit souvent manger végétarien voire végétalien.
Quant à la cuisine, elle est passée aux oubliettes car laver une salade et rajouter un trait d'huile n'est pas ce que j'appelle cuisiner!

Nous voici dans une ruelle entre la maison de Giulietta et le Palazzo della Posta, au restaurant Il Desco, chez Elia et Matteo Rizzo.
Un menu nous interpelle particulièrement, le Menu di Crudita di Mare.


Pour nous mettre gentiment en appétit, un amuse-bouche frais et iodé : Poulpe sur une crème de fenouil. Superbe cuisson du poulpe, grillé à l'extérieur et moelleux à l'intérieur, il se découpe à la cuillère.


Le menu crudivore débute par les Scampi crudi in acqua di pomodoro e sorbetto di lime e zenzero. Les crevettes ne sont marinées que par l'eau de tomate. Le sorbet citron et gingembre ravive les papilles et rafraîchit la bouche. C'est un plat d'une grande finesse, avec peu d'acidité et une sensation crémeuse.


Nous poursuivons avec le Battuta di gamberi crudi con latte di cocco ed erbette aromatiche. C'est un plat plus puissant, un vrai plat crudivore. Le secret réside dans le croustillant des galettes et les petites herbes aromatiques qui apportent des pointes d'amertume. La crevette est presque "sucrée".


Serait-ce le drapeau italien exécuté avec les produits phares de la Botte? Dans ce Tortino di tonno, gamberi, zucchini e capperi, le thon est très sanguin, si bien que l'on pourrait facilement le confondre avec du boeuf. Là encore, le poisson est à peine mariné pour garder ses saveurs brutes, c'est l'accompagnement qui apporte assaisonnement et parfums. La crevette et le riz sont chauds.


Voici le plat le plus étonnant, les Calamari crudi con asparagi marinati e frutto della passione. Le fruit de la passion donne du peps aux spaghettis de calamars crus qui croquent légèrement sous la dent. les petits fagots de haricot vert, asperge et menthe fonctionnent parfaitement bien; sans oublier la purée à l'encre qui apporte une touche iodée supplémentaire.


Nous terminons le menu par une touche fruitée et crémeuse, le Millefoglie alla crema di mascarpone con frutti di bosco allo zenzero, puis les Piccola pasticceria.



Et le vin dans tous ça ?
A peine installés, tous les convives sont accueillis par un verre de Prosecco servi par le chef lui-même !


Le dit-chef, parlant un français impeccable, nous conseille un Vulcaia Fumé 2010 (IGT Sauvignon del Veneto), de l'Azienda Agricola Inama. Encore jeune et verrouillé, le fumé provient du fût. Sec, structuré, c'est apparemment un vin assez à la mode car on nous l'a proposé dans plusieurs restaurants.


Pour le dessert, Matteo nous sert un I Capitelli 2008 (100% Garganega) de Roberto Anselmi aux arômes très complexes : pâte de fruits abricot puis framboise, suivi par un coté résiné et animal, ainsi que papaye, mangue, anone... On retrouve les fruits exotiques en bouche : mangue, papaye et goyave. Peu sucré, il est très digeste. Très belle longueur.

Enfin, comme nous n'avons pas à conduire, nous nous lâchons et prenons acquavite pour moi et grappa pour mon Astre.

Acquavite d'uva fragola ùE, distilleria Nonino

Grappa di Amarone della Valpolicella, distilleria Scaramellini

Cette table véronaise, considérée comme la meilleure de la ville, est à la hauteur de sa réputation michelinesque (2 macarons). Fort accueillante, c'est un havre de paix après une longue journée de visite.

A suivre...

Gwenola

Vérone, Acte 1, Scène 3 : Côté cour


Notre séjour étant assez court, nous prenons la navette de l'hôtel pour le centre-ville dès le début d'après-midi.


Nous arrivons Piazza Bra, point de chute de tous les touristes pour visiter le centre historique. Les arènes sont situées derrière le bouquet d'arbres.


Nous approchant des arènes, nous passons devant le Palazzo Barbieri, la mairie de Vérone.


Juste à côté, les fameuses arènes romaines de Vérone. Plus petites mais mieux conservées que le Colisée de Rome, c'est ici qu'ont lieu les représentations des opéras du festival estival.


Puis nous empruntons la Via Mazzini, l'artère commerçante et piétonne du centre historique. Ici, ce sont surtout les magasins de luxe plutôt que les marchands du temple qui se côtoient. Mais ces derniers ne sont pas bien loin...


Au bout de la rue, nous débouchons sur la Piazza delle Erbe. Outre quelques cafés fort sympathiques (et très accueillants pour les touristes de passage), nous découvrons les souvenirs en tous genres, d'un gout plus ou moins douteux, qui exaltent le souvenir (imaginaire) de Roméo et Juliette : boules à neige, baromètres, magnets, cendriers, sculptures...


Parlons-en de ces malheureux tourtereaux... Passant par la Piazza dei Signori, nous prenons la Via Santa Maria Antica jusqu'à l'église éponyme.


Cette église romane, bâtie au XIIème siècle sur des vestiges du VIIème siècle, a servi de chapelle privée de la famille Scaglieri. Les tombeaux de ces dirigeants véronais sont d'ailleurs placées à proximité, à l'exception de celle de Cangrande I della Scala, située au dessus de l'entrée latérale de l'église.


Mais si les touristes viennent jusqu'ici pour les admirer, nombreux sont ceux dont le regard est tourné à l'opposé, vers le bâtiment désigné comme étant la Maison de Roméo.


A vrai dire, il n'y a pas grand chose à voir, à part l'architecture typiquement véronaise.


C'est pourquoi nous repartons vers la Piazza dei Signori (admirez le lion, symbole de la domination vénitienne sur la région) et la Via Cappello en direction de la Maison de Juliette et de son fameux balcon.


Impossible de vous tromper : suivez le flot humain. De plus, nous avons aujourd'hui droit, délicate et romantique attention, à la présence d'un couple de jeunes mariés.

La visite ne serait pas complète sans jeter un coup d'oeil aux boutiques de souvenirs qui portent des noms très évocateurs...


Mais il est bientôt temps de nous mettre en quête de notre dîner...

A suivre...

François

Vérone, Acte 1, Scène 2 : Côté terrasse


Après l'installation à l'hôtel, nous partons à la découverte des environs.


Aucun doute, comme l'indique le panneau à la sortie de l'hôtel, nous sommes dans la région du Valpolicella.


Pour nous qui sommes habitués à nous promener dans la vigne basse, la vigne en pergola est une surprise. Trois avantages : la surface foliaire exposée au soleil est plus importante, les grappes sont protégées de la chaleur et, dernier avantage et non des moindres, on peut vendanger debout (sauf ma Comtesse dont les bras sont trop courts).


Non loin de là, une trattoria qui ne paye pas de mine. Qu'importe, une terrasse nous tend les bras. Et nous plongeons dans la gastronomie italienne.

Spaghettis Carbonara

Penne, radicchio, speck

Escalope au citron

Aiguillettes de boeuf, roquette, parmesan

Et pour finir, le ristretto

Qu'est-ce que ça fait du bien !!

A suivre...


François

Vérone, Acte 1, Scène 1 : Côté jardin


Pour fêter nos 10 années de vie commune, j'ai décidé d'emmener ma Comtesse à Vérone, la ville de Roméo et Juliette, assister à une représentation de La Traviata, superbe histoire d'amour, dans les arènes.

Notre histoire commence par un vol de courte durée aux aurores, par dessus les Alpes ennuagées. Nous arrivons à l'aéroport de Villafranca où la grisaille parisienne est très rapidement oubliée grâce au plein soleil et aux 27°C de température ambiante...

Un petit trajet en 208 Pikes Peak taxi plus tard, nous posons nos valises à une dizaine de kilomètres de Vérone, au Byblos Art Hotel.

Cette villa de style vénitien du 18ème siècle est une immense galerie d'art contemporain. La visite commence dès l'extérieur.

Marc Quinn - The Chromatic Archaelogy Of Desire (2008) - Bronze peint

Les lampadaires en verre de Murano de Jean-Michel Othoniel nous accompagnent dans l'escalier qui mène au lobby.

L'ambiance intérieure est saisissante mais finalement, à deux ou trois exceptions près, plutôt agréable.


Marc Quinn - Sphinx Fortuna (2008) - Feuille d'or sur bronze



Vanessa Beechcroft - VB43 (2000) - Photographie sur aluminium

Damien Hirst - Beautiful Love Demelza (2008) - Papillons et peinture sur toile

Robert indiana - Love (1995) - Aluminium peint

Piero Manzoni - Merda d'Artista (1961)

Beatriz Millar - Make Up The Tree (2005)

Marc Quinn - Love Painting (2009) - Crayon, encre, surligneur, chewing gum et papier sur toile

Du lobby au bar et jusqu'aux chambres, tout le mobilier est design.


A suivre...


François

dimanche 9 juin 2013

Thé au Prince de Galles


Après quelques travaux, le Prince de Galles réouvre enfin. Prenant le contre-pied de la presse spécialisée qui ne parle que de l'arrivée de Stéphanie Le Quellec aux commandes des fourneaux, nous décidons d'aller y prendre le thé.

Les lieux sont superbes, le bar a migré dans l'ancien salon du brunch et la salle du restaurant a colonisé une arcade du patio.

Les derniers bruncheurs sont encore là, ce qui retarde un peu le service du thé.

Parlons-en du thé. Le choix n'est pas pléthorique et, disons-le, pas vraiment à la hauteur d'un palace. Cependant, le service l'est. Le thé est servi en vrac dans des théières individuelles.

Mais ce qui rend ce thé vraiment attractif, ce sont les pâtisseries.

La Tarte au citron meringuée

L’Éclair au chocolat

Le Saint-Honoré aux framboises et au thé Matcha

Pour dire les choses simplement, elles sont aussi bonnes que belles.

Un dernier conseil : prévoyez 20 minutes d'attente pour les scones.


François

jeudi 30 mai 2013

Zenzan


Décidément, les dîners impromptus se ressemblent. Cette fois, nous atterrissons chez Zenzan.

Là encore, une vraie et bonne table japonaise.

Ikura (oeufs de saumon et daikon)

Negi toro maki (maki de tartare de thon gras)

Chirashi

Espadon en sauce maison

Tsukemono

François

C'est l'été (on y croit...) !!


Oui, chers lecteurs, d'après le calendrier, on devrait sentir l'été approcher. Je ne sais pas pour vous, mais personnellement, je ne sens pas grand chose...
Malgré tout et surtout malgré la météo, les choses s'organisent en prévision des beaux jours... qui ne manqueront pas d'arriver... un jour...
Ainsi, sur la terrasse des Galeries Lafayette, au sommet du magasin principal, se sont installés un restaurant et un glacier.


Le restaurant d'abord. Fort heureusement, il est installé sous une tente car le temps est à l'orage. Après l'Institut du Monde Arabe, Noura a trouvé une terrasse supplémentaire jusqu'à la fin septembre. Est-il besoin de vous présenter Noura, le digne représentant de la gastronomie libanaise ?











Je connaissais les plats du restaurant, j'ai découvert les bouchées traiteur présentées à l'occasion de l'ouverture officielle de la terrasse pour l'été. C'est fin, ça se mange sans faim...

Le glacier s'appelle It Milk et, en l'occurrence, c'est une charmante glacière, co-fondatrice de l'entreprise, qui présente ses Frozen Yogurts 0% et bios. Pour tout vous dire, chers lecteurs, je ne suis pas très glace au yahourt... Mais je dois reconnaître que celles-ci sont très bonnes. Disponibles en parfums nature, framboise et caramel au beurre salé, en pots individuels ou familiaux.

François