Bienvenue

Bienvenue à toi, aventureux surfeur, qui vient s'échouer en quête de sens gustatif. Ici tu trouveras des récits d'agapes, des notes de dégustations bacchiques et des adresses prometteuses compilées avec amour.

mardi 24 avril 2007

Philiponnat au George V

Superbe dégustation accord mets et vins autour de la gamme Philiponnat avec la présence de Charles Philiponnat.

Mise en bouche avec le Grand Blanc 1999 (100% Chardonnay – faible dosage) avec des amuses-bouches (carpaccio de langoustine et caviar Oscètre, mousse au homard, canapé aux bigorneaux …)
Bulles fines. Nez très fin, avec des notes d’agrumes et d’amande qui apporte de la rondeur.
La bouche est conforme au nez avec une acidité peu marquée mais beaucoup de fraicheur.

Cuvée 1522 Millésimé 2000 (Assemblage pinot noir et chardonnay - extra-sec) avec un carpaccio de rouget et palmiste (cœur de palmier cru).
Robe jaune orangée pâle.
Nez de pamplemousse et de fleur blanche.
Bouche : belle attaque, très typée chardonnay avec une légère note champignon.

Clos des Goisses 1997 (clos de 5.5Ha / 15 à 20000 blt – majorité de pinot noir + chardonnay – faible dosage) avec de la Cigale de mer et petits pois.
Nez puissant et complexe : notes toastées et florales.
Bouche : notes de café et pamplemousse. Une légère amertume apporte de la longueur et le complexifie.
Un vin pas facile à boire, ses arômes étant un peu déroutants et se rapprochants des vieux champagnes. Personnellement j’adore !

Grand blanc 1985 avec un suprême de volaille et un barigoule de légumes.
Nez : retour à la légèreté avec des arômes d’agrumes, de fleur blanche, de rose et de pêche.
Bouche : belle attaque, légère amertume du pamplemousse, belle longueur et fraîcheur.
Il n’a pas une ride !

Clos des Goisses 1989 avec un ris de veau aux morilles et asperge verte.
Par rapport au 97, des notes d’évolution de type viandé sont apparues, mais toujours beaucoup de fraîcheur et cette pointe d’amertume du pamplemousse qui lui apporte de la vivacité et de la complexité.

Sublime Réserve 1996 (100% Chardonnay – demi-sec) avec un millefeuille à la vanille et à la mangue.
Nez très fin et élégance du chardonnay.
Bouche : note de rose et d’agrume, beaucoup de souplesse, de longueur et de complexité … la petite douceur avec une belle acidité … ENORME !


C'est quelque peu pompette, que je suis rentrée à la maison ... en taxi, bien sûr.
Gwenola

Les Champagnes Moutard

AAAAAhhhhh, les bulles, j'adore les bulles, mais je deviens très difficile en matière de bulles. Mon lieu préféré à Paris en matière de découvertes champenoises se trouve à deux pas du Trocadéro, dans l'hotel Sofitel de la rue Lauriston. Le bar, le Dokhan's, très cosy et confortable propose une large sélection de champagnes ainsi que la découverte d'une maison ou d'un vigneron.

Cette semaine, c'était la maison Moutard qui était à l'honneur.
Pour la présentation de la maison:
http://www.champagne-moutard.fr/htfr/frameset.htm
Leur particularité : utiliser les 6 cépages champenois : chardonnay, arbanne, petit meslier et les pinots blanc, noir et meunier.

Le brut sans année : assemblage des 6 cépages
Nez typé pinot noir et meunier avec une pointe de jasmin et légèrement crayeux
Bouche : Bulles fines (sur tous les vins). Très bel équilibre avec des notes florales et de fruits blancs (pêche) avec un final de pinot noir et une belle structure apportée par le Meunier.

Le rosé 100% pinot noir (rosé d’assemblage) dosé à 10g
Robe framboise écrasée du plus bel effet
Nez assez fermé mais typé framboise
Bouche puissante sur la groseille et la framboise (typique du pinot noir) et un final sur la fleur de sureau. Bel équilibre. Très bien

Le millésimé blanc de blancs 2003 100% arbanne
Robe jaune pâle à reflet vert
Nez expressif tout en finesse, osmanthus, jasminé et feuille de tabac
Bouche : même expression qu’au nez avec une pointe d’amande douce et de musc. Très complexe et une très belle structure.

Gwenola

vendredi 9 mars 2007

L'Alsace à Paris

Nous avons rencontré Philippe Blanck et ses vins lors du salon "vins et signatures" à Paris. Nous avons goûté:

- Sylvaner VV 2004 : sec, vif, à garder dans un coin de cave pour le voir évoluer, mais déjà très intéressant sur un plateau de fruits de mer accompagnés de beurre aux algues ….

- Pinot Auxerrois VV 2005 : la révélation de la dégustation, assez typé abricot sec voire Pinot gris ; belle vivacité et acidité

- Riesling Patergarten 2004 : un riesling jeune typique avec du gras qui permet dès à présent d’accompagner un poisson

- Riesling Schlossberg 2003 : le style préféré de mon mari. Un premier nez de moutarde étonnant et des épices, puis on reconnaît bien le terroir et le style Blanck : vif, sec et droit.

- Riesling Furstentum 2002 : légèrement typé abricot, mais toujours vif, sec et droit. Personnellement je préfère ce type de Riesling.

- Pinot gris Furstentum 2002 : des notes de fumée, un peu d’abricot, de gras et une légère sucrosité. Je le verrai bien avec un plat contenant des épices.

- Gewurztraminer VV Furstentum 2002 : un thé noir aromatisé à la rose et au lytchee. En bouche, il est droit et assez sec … pour ceux qui connaissent l’Ispahan (une création de Pierre Hermé), c’est exactement ça !!!. A laisser vieillir

- VT Tokay Pinot Gris Altenbourg 2000 : Style Carambar en amélioré. A mon avis peu typique des tokay mais très intéressant pour un porc au caramel.

- VT Gewurztraminer Furstentum 2004 : dans mes notes j’ai écrit « oui, oui et re-oui », ou le « petit Jésus en culotte de velours ». Du beau et du grand, un très bon Gewurzt moelleux voire liquoreux. A attendre pour voir les notes de rose se développer un peu plus.

- SGN Gewurztraminer Furstentum 1999 : Gewurzt étonnamment sec pour un grain noble. Philippe Blanck nous a expliqué, qu’il se trouvait dans une phase où l’acidité l’emportait sur le sucre. Pour des amateurs de vin parfumé et peu sucré. Mais attention d’ici 5 ans, l’équilibre acide / sucre s’inversera ….

Très belle dégustation, merci à Philippe pour toutes ses explications et son amour immodéré pour ses vignes et ses vins.
Gwenola

mardi 6 mars 2007

Joyeux anniversaire !

Pour mon anniversaire, mon mari m'a emmené à l’Arpège, l’institution d’Alain Passard.
Pour faire glisser le menu gastronomique, nous avons pris un Puligny-Montrachet « Les Combettes » 1990 d'Ampeau.
Superbe ! A l’ouverture, encore quelques notes vanillées issues d’un passage en fût, puis il développe des arômes de fleurs blanches et d’agrumes. En bouche, des notes beurrées arrondissent un arôme tout en rondeur et en longueur.
L’accord idéale fut avec un comté millésimé 2002 avec de la truffe noire.

Par contre, pour accompagner le canard sauvage, un verre de rouge s’imposait.
Le sommelier nous a proposé un A.O.C. Côtes de Provence rouge Massif des Maures Château La Gordonne «Cuvée Eric Verdier» en 2002.
Assemblage de Syrah et de Cabernet sauvignon. La syrah domine et le cabernet structure l’ensemble avec ses tanins. Superbe avec le « coin-coin »

Gwenola

mardi 13 février 2007

Jean-Paul Jamet au George V

Il fallait bien un Eric Beaumard pour réussir à amener Jean-Paul Jamet et son épouse à une soirée au George V. Homme discret et très sympathique avec qui j’ai eu une conversation passionnante autour de la syrah.

Tous les vins dégustés présentent des notes de thé noir fumé, de fruits noirs et légèrement mentholé / eucalyptus. Les vins sont droits, structurés et … divinement bons.

Côte Rôtie 2000 :
Nez : Vin puissant, légères notes florales (rose), de groseille et légèrement confituré.
Bouche : arôme long, plus porté sur les fruits rouges (framboise). Bu seul, les tanins et l’acidité sont assez présents, ce qui a fait dire à Monsieur Jamet qu’il faut le boire maintenant ou attendre quelques années car il va entrer dans une période de fermeture.
Avec le plat (raviole de pois cassé et de crabe au vin de glace), il perd complètement ses tanins et sont acidité.

Côte Rôtie – Côte brune 1994:
Nez : moins puissant que le précédent, légèrement viandé, normal, il est plus évolué.
Bouche : des notes poudrées et iris apparaissent. La cerise est plus marquée que le côté thé.
Il était accompagné d’un boudin blanc à au jus de truffe.

Côte Rôtie 1990 :
Nez : typique de chez Jamet avec dans l’ordre d’apparition : thé noir fumé, cerise, eucalyptus puis des notes fumées. Pas d’arôme annexe pour ce vin
Bouche : La bouche est en parfait accord avec le nez, plus des notes de pâte de fruits qui me font croire à du sucre résiduel ou à un degré alcoolique plus important.
Il était servi avec une tourte de canard sauvage.

Le « pirate » de la Côte Rôtie en 2003
19° potentiel, 14 mois de fermentation et l’art de transformer du jus de raisin en liqueur de figue !!!
Très complexe, puissant et très long, qui a accompagné superbement un millefeuille de chocolat et de piment d’Espelette.

Gwenola

mercredi 17 janvier 2007

Château Cheval Blanc

En présence de Pierre Lurton (Cheval Blanc et Yquem), soirée "le mot et le vin" au george V.
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Escargots à la bordelaise (lardé et sauce au vin) et Petit Cheval 2000


Petit cheval a du fruit (framboise, groseille), du beurré, des fleurs (rose, fleur blanche), des tanins peu marqué . Bref une petite friandise !!!!Petit Cheval était accompagné d'unplat qui va lentement, mais sûrement (Eric Beaumard)

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Sandre au Verjus et Cheval Blanc 1995
Plus austère que le précédent, mais beaucoup plus complexe, des fruits noirs, de l’iris et de la violette, des tanins souples comme j’aime !Le sandre accentue le fruité du vin

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Palombe façon bécasse et Cheval Blanc 1989

On sort la cavalerie lourde avec le Cheval Blanc1989 : complexe, thé noir, jasminée encore un peu de fruits noirs et toujours cette souplesse des tanins.Qui accompagnait qui ? Je ne sais que dire sauf que l’accord fut parfait !


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Vacherin (mont d’or) et Cheval Blanc 2000

Entre la poire et le dessert : Cheval Blanc 2000 , le vin est sur le fruit et un peu de poivron. Avec le fromage, sa structure ressort ainsi que des notes florales, tout en restant fin, élégant et souple.


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Blanc manger à l’ananas confit, sorbet coco et citron vert et Yquem 1999

Et pour finir, la douceur des douceur Yquem 1999 avec un blanc manger à l’ananas confit, sorbet coco et citron vert. Il n’y a plus de mot pour décrire cette petite merveille (pate de fruit à l’abricot avec une acidité qui laisse une bouche non pateuse) Le bon mot de la soirée : « Cheval Blanc est un pur sang docile mais racé : mélange équilibriste de finesse et de force mais où la finesse l’emporte.

Gwenola

vendredi 22 décembre 2006

Vin breton

Au détour d'un chemin dans ma Bretagne natale, j'ai découvert dans un charmant petit resto de poisson de la commune "Le Fret" dans la pointe de Crozon le vin Celtique, 100% pinot gris produit au Nord de Nantes.
Une robe or pâle, un nez très parfumé chair d'abricot, un peu poivré et en bouche une belle vivacité, très minéral et des notes d'agrumes et d'abricot frais. Un vin sans prétention, mais très plaisant en apéritif ou avec un poisson blanc (cabillaud à la crème aux petits légumes)
j'ai trouvé un site qui en parle (en anglais):
http://www.spittoon.biz/wine_tasting_note_le_celtique.html
Gwenola